Saint-Chamond

vendredi 9 décembre 2016

Saint-Chamond - accueil

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Saint-Chamond (Loire) : cheminée des anciennes Forges et Aciéries de la Marine


le site le plus fourni en images sur le

Saint-Chamond d'avant et sur celui d'aujourd'hui...!

(plus de 4090 photos !)

 

** 1er tour des Régionales - 6 décembre 2015 : RÉSULTATS DÉFINITIFS
* liste des PROMENADES à Saint-Chamond (huit années de photos)
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* ALLER DIRECTEMENT au dernier article ou port-folio (30 avril 2016)

* photos inédites : une procession religieuse à Saint-Chamond dans les années 1930
*** TOUS LES ARTICLES DE CE BLOG *** TOUTES LES ARCHIVES *** 

 Spécial : Saint-Chamond en 1914-1918

* DOSSIER : Saint-Chamond et la Première Guerre mondiale
* DOSSIER : les des 405 "morts pour la France" de la commune de Saint-Chamond (1914-1918)

feuille M du carnet    MAM 9 mars 2014    affiche journée orphelins 1915 (2)       

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James Condamin 1912 petit portrait   *** James CONDAMIN, historien de Saint-Chamond (1844-1929) - photos *** NOUVEAU
*
DOSSIER SPÉCIAL sur l'église Notre-Dame de Saint-Chamond (2009) *
  
* une magnifique réalisation du services des Archives municipales sur les "Jardins privés de Saint-Chamond" *
** l'ANNUAIRE des commerçants et industriels de Saint-Chamond en 1908 : transcription, iconographie **

*** VIDÉO : DESTRUCTION  HALLE N° 6 DES ACIÉRIES DE LA MARINE ***

catégoriesValleeSudLoire_Dde42

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                                                                         * résultats des élections municipales du 16 mars 2008 *
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48 - Actualités diverses

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- blog ouvert le 3 juillet 2006

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Saint-Chamond (Loire)

courte présentation

 

EnnSaint

Le nom de Saint-Chamond est issu de l'altération linguistique de Saint-Ennemond (620-663), évêque de Lyon au VIIe siècle qui fit bâtir une chapelle sur la colline au cours de sa campagne d'évangélisation de la région.

 

 

Outre l'évêque éponyme du VIIe siècle, à la commune de Saint-Chamond sont associés les souvenirs de personnages historiques ou d'entreprises célèbres, sommairement évoqués ci-dessous :

 

  AmboiseDeta

- Christophe de SAINT-CHAMOND (1534-1580), participe aux guerres de religion du côté catholique et est surnommé "le fléau des Huguenots" (protestants). En 1570 Henri de Navarre (futur Henri IV), retenu à Saint-Étienne ou à Saint-Chamond (?), s'arrêta sur le pont de la Clare (ci-dessous) et aurait demandé, pour chasser, "les chiens du seigneur Christophe". Celui aurait refusé d'envoyer ses bêtes mais aurait fait parvenir à Henri des cerises de son jardin.

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melchior_mitte

 

- Melchior MITTE de CHEVRIÈRES (1586-1649), seigneur et marquis de Saint-Chamond, lieutenant général des Armées du Roi, ambassadeur en Italie et en Angleterre. Il fut un bâtisseur à qui la ville doit l'église Saint-Pierre (1609), et la Collégiale (21 octobre 1635). Son nom a été donné à l'esplanade située devant la médiathèque Louise Labé.

 

rousseau

 

- Jean-Jacques ROUSSEAU (1712-1778), le genevois n'est pas originaire de la région mais vint herboriser à la Jasserie du Pilat (1769). Son séjour valut ensuite à Saint-Chamond d'être appelée Vallée-Rousseau pendant la Révolution française. L'auteur du Discours sur l'origine de l'inégalité (1755), du Contrat social, (1762) des Confessions (1766-1769), représentait l'époque des Lumières s'affranchissant des préjugés religieux.

 

JAVOGUES_claude

 

- Claude JAVOGUES (1759-1796), élu député à la Convention par le département de Rhône-et-Loire en 1792, il est désigné Représentant en mission dans la Loire après le siège de Lyon (septembre 1793). Il commet de nombreuses exactions condamnées par le Comité de Salut public qui réclame son retour à Paris en février 1794.

 

familymarcellin

 

- Marcellin CHAMPAGNAT (1789-1840), prêtre abbé nommé vicaire à la Valla-en-Gier en 1816, il fit bâtir Notre-Dame de l'Ermitage le long du Gier, près de Saint-Chamond. Il est consacré Père Mariste en 1836. Marcellin Champagnat a consacré ses efforts à la diffusion de l'instruction religieuse dans les campagnes et a fondé la Société des Petits Frères de Marie (Frères Maristes des Écoles). À sa mort, Notre-Dame de l'Ermitage compte 280 frères, 48 écoles et 7000 élèves.

 

 

arton437

- RAVACHOL (1859-1892), né à Saint-Chamond et mort guillotiné à Montbrison. Ouvrier teinturier, Ravachol connut la misère et s'engagea dans une violente révolte contre les inégalités sociales qu'il condamne au nom des théories anarchistes. Auteur de plusieurs attentats à la dynamite contre des représentants de la justice, il fut capturé le 30 mars 1892, condamné d'abord à la réclusion à perpétuité puis à mort, et exécuté le 11 juillet 1892.
Il déclara à son procès : «J'ai travaillé pour vivre et faire vivre les miens ; tant que ni moi ni les miens n'avons trop souffert, je suis resté ce que vous appelez honnête. Puis le travail a manqué, et avec le chômage est venue la faim. C'est alors que cette grande loi de la nature, cette voix impérieuse qui n'admet pas de réplique : l'instinct de la conservation, me poussa à commettre certains des crimes et délits que vous me reprochez et dont je reconnais être l'auteur. (...) Jugez-moi, messieurs les jurés, mais si vous m'avez compris, en me jugeant jugez tous les malheureux dont la misère, alliée à la fierté naturelle, a fait des criminels, et dont la richesse, dont l'aisance même aurait fait des honnêtes gens !»

 

- Antoine PINAY (1891-1994), né à Saint-Symphorien-sur-Coise (Rhône) un an après le futur général de indexGaulle, est le fils d’un fabricant de chapeaux. Sa scolarité fut marquée par son internat au collège Sainte-Marie des Pères maristes de Saint-Chamond mais il renonça à se présenter au baccalauréat : "comme il n'a pas davantage passé le certificat d'études, la France aura en lui un président du Conseil dépourvu du moindre titre scolaire ou universitaire"...! (Christine Rimbaud, Pinay, 1990, p. 12). Blessé à la guerre de 1914-1918, il se lance ensuite dans l'industrie à Saint-Chamond en devenant patron d'une tannerie. En 1929, il est élu maire de la ville et le reste jusqu'en 1977. En 1934, il est élu conseiller général et en 1936 député. En 1938, il devient sénateur. Son engagement politique est  celui des radicaux indépendants (droite). Après guerre, il est conseiller général, député et plusieurs fois ministre (affaires économiques, travaux publiques).
Il devient Président du Conseil (premier ministre) le 23 mars 1952 et le reste pendant neuf mois. "Porte-drapeau de ceux qui n'avaient été ni résistants, ni collaborateurs notoires" (Les droites françaises, éd. Folio, 1995, p. 623), il fait figure de "héros de la normalité" et annonce un programme économique et financier de "mesures techniques", "ni de gauche ni de droite". Le succès de l'emprunt Pinay, indexé sur l'or et exempté de droits de succession, forgea sa légende qui fut aussi redevable au retournement de la conjoncture mondiale. Edgar Faure déclara : "le gouvernement, malgré son inaction, a obtenu des résultats. Ce sera probablement l'un des rares cas dans l'histoire où l'on aura vu apparaître des résultats ne correspondant à aucun effort positif et qui se dessinnent en quelque sorte dans le vide" (ibid., p. 627). Pinay fut ministre des Finances du général de Gaulle puis de Debré, de juin 1958 à janvier 1960.

plus de détail sur : Antoine Pinay

_____________

 

On a aussi donné le nom de Saint-Chamond à des engins blindés. Ci-dessous, un Saint-Chamond en 1917, équipé d'un canon de 75 mm :

char_saint_chamond

_____________

 

La population de Saint-Chamond est estimée à 35 500 habitants  par les enquêtes de 2004 à 2007 (contre 37 738 au recensement de 1999), ce qui la place au troisième rang départemental après Saint-Étienne (175 500) et Roanne (44 000).

5789577
Saint-Chamond (Loire), façade de la Mairie classée monument historique

 

La commune de Saint-Chamond compte cinq édifices - ou portions d'édifices - classés "monument historiques" :
    - la Maison des Chanoines
    - l'ancien Hôtel-Dieu
    - l'église Saint-Pierre
    - la façade de la mairie
    - les façades et toitures de l'ancienne teinturerie Gillet Thaon

 

ouverture du blog : 25 juillet 2006

- blog édité parfrance_carte_relief
  Michel Renard

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Saint-Chamond,
commune de France

 

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dimanche 4 décembre 2016

la chapelle des Pénitents à Saint-Chamond

chapelle des Pénitents, façade 

 

 

la chapelle des Pénitents à Saint-Chamond

1640-1965

 

 Cet édifice fut élevé en 1640 et démoli en 1965. Il était situé sur la place Marquise, devenue place Notre-Dame, actuelle place de la Liberté.

Selon le bibliothécaire et historien, Gustave Lefebvre (1865-1937) :

"Il y avait, à Saint-Chamond, deux confréries de pénitents : celle du Confalon et celle du Saint-Sacrement.

La première était ainsi nommée parce qu'elle avait été instituée par Clément VI [pape de 1342 à 1352] pour le rachat des captifs chez les Sarrasins. Elle possédait, dans la rue du Garat, une chapelle qui fut, dès 1790, le lieu de réunion des habitants des paroisses de Saint-Perre et de Saint-Ennemond.

La seconde occupait et occupe encore une petite église en façade sur la place Notre-Dame ; c'est là que la société populaire républicaine, ou, en d'autres termes, le club de Saint-Chamond, tenait ses séances pendant la période si agitée de 1793 et 1794."

Souvenirs de cent ans, Saint-Chamond et Rive-de-Gier, 1889,
rééd. par les Amis du Vieux Saint-Chamond, mars 1989, p. 14

 

 

chapelle des Pénitents cpa postée 1905
chapelle des Pénitents, à Saint-Chamond, avant 1905

 

chapelle des Pénitents façade et passante
chapelle des Pénitents, à Saint-Chamond,

 

chapelle des Pénitents vue de la place (1)
chapelle des Pénitents, à Saint-Chamond, vue de la place Notre-Dame

 

chapelle des Pénitents vue de la place (2)
chapelle des Pénitents, à Saint-Chamond, vue de la place, avant 1913

 

chapelle des Pénitents vue de la place (3)
chapelle des Pénitents, à Saint-Chamond, vue de la place, avant 1913

 

chapelle des Pénitents, façade
chapelle des Pénitents, à Saint-Chamond, façade en 1956
source : Bulletin de la Diana (Montbrison), 1956, tome XXXIV, n° 2

 

Michel Renard
professeur d'histoire

 

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dimanche 20 novembre 2016

esplanade de l'Hôtel-Dieu : travaux de requalification

affiche requalification esplanade Hôtel-Dieu

 

 

 

esplanade de l'Hôtel-Dieu :

travaux de requalification

 

Il y a quelques jours, ont commencé les travaux de destruction de l'ancienne Caisse primaire d'assurance maladie. Ils sont destinés à mettre en valeur le bâtiment de l'Hôtel-Dieu et à réaménager l'espace qui lui fait face.

 

cpam destruction 20 nov (1)
destruction en cours de l'ancienne Cpam, 20 novembre 2016

 

cpam destruction 20 nov (2)
destruction en cours de l'ancienne Cpam, 20 novembre 2016

 

cpam destruction 20 nov (3)
destruction en cours de l'ancienne Cpam, 20 novembre 2016

 

cpam destruction 20 nov (4)
destruction en cours de l'ancienne Cpam, 20 novembre 2016

 

cpam destruction 20 nov (5)
destruction en cours de l'ancienne Cpam, 20 novembre 2016

 

 

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lundi 14 novembre 2016

archéologie préventive, place Saint-Pierre à Saint-Chamond

15 nov 2016 (23)

 

 

archéologie préventive,

place Saint-Pierre à Saint-Chamond

journal photographique

 

 

affiche travaux Mairie

 

 

lundi 14 novembre 2016

 

En préalable à la requalification de la place Saint-Pierre, et suite à une prescription de la DRAC (Direction régionale des Affaires culturelles), la ville de Saint-Chamond a conclu une convention avec l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) le 27 juin 2016.
Quatre périmètres (mini-sites) ont été choisis pour le diagnostic archéologique. En fonction des résultats, la Direction régionale de l'archéologie préventive décidera s'il y a lieu ou non de poursuivre les fouilles.

 

périmètres croquis de situation
les quatre périmètres du diagnostic archéologique © Michel Renard

 

14 nov 2016 (1)
périmètre de la patte d'oie

 

14 nov 2016 (2)
périmètre devant l'église

 

14 nov 2016 (3)
périmètre devant l'église

 

14 nov 2016 (4)
un périmètre sur le parking

 

14 nov 2016 (5)
un autre périmètre sur le parking

 

 

mardi 15 novembre 2016

 

15 nov 2016 (1)
la patte d'oie

 

 

devant l'église

 

15 nov 2016 (23)
les deux archéologues devant le voie de circulation mise à jour

 

15 nov 2016 (24)
au premier plan, une voie de circulation a été mise à jour

 

15 nov 2016 (25)
une voie de circulation au pavage grossier

 

15 nov 2016 (2)
l'espace le plus profond de la tranchée : 1 m

 

15 nov 2016 (3)
à hauteur du ruban, une "couche noire" (détritus organiques) a été identifiée

 

15 nov 2016 (4)
à hauteur du ruban, une "couche noire" (détritus organiques) a été identifiée

 

15 nov 2016 (5)
une voie menant à l'église ou à l'ancienne chapelle Sainte-Barbe ?

 

15 nov 2016 (6)
nettoyage à la brosse de la voie de circulation

 

15 nov 2016 (7)
nettoyage à la brosse de la voie de circulation, par Léo, archéologue

 

15 nov 2016 (8)
la mire, règle graduée (1 m) servant à mesurer la hauteur

 

15 nov 2016 (9)
la mire sert de repère au photographe

 

15 nov 2016 (10)
la mire sert de repère au photographe

 

15 nov 2016 (11)
relevé photographique

 

15 nov 2016 (12)
relevé photographique

 

15 nov 2016 (13)

 

Sur ce premier emplacement, il a été dégagé une voie de circulation, grossièrement pavée ; une couche "noire" (déchets organiques ?) à 25 cm de profondeur ; et vers le fond des galets alluvionnaires... qui peuvent remonter très loin dans le temps (paléolithique...). Entre les deux, rien de significatif pour l'instant.

 

 

sur la "patte d'oie"

 

15 nov 2016 (15)
mise en place de la pelleteuse

 

15 nov 2016 (16)
mise en place de la pelleteuse

 

15 nov 2016 (17)
mise en place de la pelleteuse

 

15 nov 2016 (18)
dégagement de la couche de bitume

 

15 nov 2016 (19)
dégagement de la couche de bitume

 

15 nov 2016 (20)
dégagement de la couche de bitume

 

15 nov 2016 (21)
dégagement de la couche de bitume

 

15 nov 2016 (22)
dégagement de la couche de bitume

 

15 nov 2016 (14)
première excavation

 

 

 

mercredi 16 novembre 2016

 

16 nov 2016 (8)
devant l'église, la banderole de l'INRAP

 

16 nov 2016 (1)
la tranchée, sur la patte d'oie, a surtout dégagé des remblais

 

16 nov 2016 (2)
la tranchée, sur la patte d'oie, a surtout dégagé des remblais

 

16 nov 2016 (3)
la tranchée, sur la patte d'oie, a une profondeur de 1 m 50

 

16 nov 2016 (4)
compte tenu de sa largeur, la tranchée ne peut être plus profonde sans risque d'éboulement

 

16 nov 2016 (5)
à 40 cm sous le bitume, la marque des travaux du début des années 1990 : le bidim

 

Diapositive1
le "bidim" : textile synthétique qui laisse passer l'eau et empêche les parties les plus fines issues
du terrain naturel de migrer et venir modifier la structure des matériaux d'apport

 

16 nov 2016 (6)
les deux terrasses de l'excavation

 

16 nov 2016 (7)
Léo, l'archéologue, à l'oeuvre dans le fond de la tranchée

 

16 nov 2016 (9)
l'évaluation de terrain des archéologues

 

16 nov 2016 (10)
l'évaluation de terrain des archéologues

 

16 nov 2016 (11)
à la recheche de quelques restes de céramique...

 

16 nov 2016 (12)
après le travail mécanisé de la pelleteuse, examen du fond et des parois de la tranchée

 

16 nov 2016 (13)
après le travail mécanisé de la pelleteuse, examen du fond et des parois de la tranchée

 

16 nov 2016 (14)
après le travail mécanisé de la pelleteuse, examen du fond et des parois de la tranchée

 

16 nov 2016 (15)
après le travail mécanisé de la pelleteuse, examen du fond et des parois de la tranchée

 

16 nov 2016 (16)
fin de journée sur le chantier

 

Les investigations dans la tranchée de la patte d'oie, ce mercredi 16 novembre, ont permis d'identifier un important volume de remblais qui ne peut être encore daté.

Sous les couches superficielles où l'on retrouve les traces des aménagements récents (années 1990), apparaît une "structure", c'est-à-dire un énorme trou (peut-être des arbres déracinés ?) ayant été comblé par un remblai qui contient quelques vestiges de céramique. Ces derniers seraient assez anciens et restent à dater.

 

place Nationale marché
la place Saint-Pierre (ou place Nationale) avant 1914

 

place Nationale légendée
platane sur la place Saint-Pierre (ou place Nationale) ; la date de 1955 me semble plus correspondre
à l'année où la carte a été légendée qu'à celle de l'image elle-même

 

À cet endroit de la place Saint-Pierre (ou : place Nationale, de 1889 à 1964), sont visibles de grands platanes sur les cartes postales anciennes. C'est peut-être l'un d'eux qui a été abattu puis essouché, laissant un trou qu'on a ensuite comblé avec des remblais provenant sûrement des alentours proches.

 

 

jeudi 17 novembre 2016

 

La tranchée de la patte d'oie a été rebouchée. Cela ne préjuge pas de la décision de poursuivre ou non des fouilles, qui relève de la Direction régionale de l'Inrap. Mais le faible matériel trouvé laisse penser qu'on n'ira pas plus loin...

 

17 nov 2016 (1)
la tranchée de la patte d'oie a été rebouchée

 

17 nov 2016 (2)
la tranchée de la patte d'oie a été rebouchée

 

17 nov 2016 (3)
la tranchée de la patte d'oie a été rebouchée

 

17 nov 2016 (4)
la tranchée de la patte d'oie a été rebouchée

 

17 nov 2016 (6)
la tranchée de la patte d'oie a été rebouchée

 

17 nov 2016 (7)
la tranchée de la patte d'oie a été rebouchée

 

17 nov 2016 (8)
la tranchée de la patte d'oie a été rebouchée

 

17 nov 2016 (9)
la tranchée de la patte d'oie a été rebouchée

 

17 nov 2016 (5)
la tranchée du parvis de l'église était encore ouverte les jeudi 17 et vendredi 18 novembre

 

 

 

lundi 21 novembre 2016

 

lundi 21 nov 2016 (1)
la pelleteuse prête à entrer en action sur le troisième périmètre
du diagnostic archéologique, lundi 21 novembre à 12 h 30

 

lundi 21 nov 2016 (2)
la pelleteuse prête à entrer en action sur le troisième périmètre
du diagnostic archéologique, lundi 21 novembre à 12 h 30

 

Cette semaine doit voir les deux autres périmètres sonder à leur tour par les archéologues de l'Inrap. Les deux espaces sont délimités à l'intérieur du parking.

 

 

 

mardi 22 novembre 2016

 

Le périmètre situé à l'entrée du parking a été à peine entamé car des cablages sont apparus très rapidement, rendant impossible de creuser plus profond.

C'est donc le périmètre, plus au centre du parking, qui a fait l'objet d'une excavation semblable aux deux premières opérations.

 

22 nov 2016 (1)
le périmètre 4 (selon mon croquis ci-dessus) a été creusé ce matin 22 novembre, sous une pluie battante

 

22 nov 2016 (2)
le périmètre 4 (sur le parking) a été creusé ce matin 22 novembre, sous une pluie battante

 

22 nov 2016 (3)
le périmètre 4 (sur le parking) a été creusé ce matin 22 novembre, sous une pluie battante

 

 

 

mercredi 23 novembre 2016 

 

Après le passage de la pluie, on y voit plus clair dans cette dernière tranchée. Aucune trace de construction ancienne, la place a vraisemblablement toujours été un espace non bâti.

Par contre un conduit souterrain a été identifié. Petit canal de drainage ou égoût (qui ne serait pas très large...) ? Il s'écoule logiquement dans le sens sud-nord, c'est-à-dire vers le Gier. Et dans ce conduit, les archéologues ont retrouvé une tige de pipe portant une inscription, notamment le mot "St-Omer", allusion à la ville du Pas-de-Calais. Trouvaille assez fréquente, commente Léo, l'archéologue ; cette tige est en céramique, et souvent elle se cassait, d'où l'expression "casser sa pipe".

 

23 nov 2016 (1)
la tranchée du périmètre 4 (selon mon croquis)

 

23 nov 2016 (2)
le conduit apparaît au premier plan

 

23 nov 2016 (3)
le conduit (drainage ou égoût ?) apparaît au premier plan

 

23 nov 2016 (4)

 

23 nov 2016 (6)
le conduit, nettoyé par les archéologues... et par la pluie

 

23 nov 2016 (7)

 

23 nov 2016 (8)

 

23 nov 2016 (9)
Léo l'archéologue

 

23 nov 2016 (10)
la couche noire est du charbon minéral, après combustion : quelqu'un aurait-il vidé une chaudière ?

 

23 nov 2016 (11)
cette tranchée, comme les autres, va être rebouchée

 

23 nov 2016 (5)
la tige de pipe trouvée dans le petit conduit (cliché flou...)

 

L'archéologue Delphine Béranger explique que cette tranchée sera rebouchée, comme les autres. Faute de trouvaille importante, il n'y aura pas plus de fouilles.

 

 

jeudi 24 novembre 2016

 

Les fouilles préventives sont terminées. Mais le travail des archéologues se poursuit jusqu'à la rédaction du rapport qui sera rendu public en janvier ou février.

 

24 nov 2016 (1)
sur le parking, le dernier périmètre a été rebouché ce jeudi matin

 

24 nov 2016 (2)
sur le parking, le dernier périmètre a été rebouché ce jeudi matin

 

 

 

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vendredi 11 novembre 2016

cérémonie du 11 novembre 2016

11 nov 2016 St-Cham (3)

 

 

cérémonie du 11 novembre 2016

à Saint-Chamond

 

 

11 nov 2016 St-Cham (1)
de d. à g. : Paul Villedieu, président du comité du Souvenir Français à Saint-Chamond ; François Rochebloine, député ;
Hervé Reynaud, maire ; Régis Cadegros, maire-adjoint ; Pascale Offrey, maire-adjointe.

 

11 nov 2016 St-Cham (2)
Émile Honoré préside la cérémonie

 

11 nov 2016 St-Cham (3)
couleurs hissées

 

11 nov 2016 St-Cham (4)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond

 

11 nov 2016 St-Cham (5)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond

 

11 nov 2016 St-Cham (6)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond, dépôt de gerbe : Andonella Fléchet et Hervé Reynaud

 

11 nov 2016 St-Cham (7)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond : Andonella Fléchet et Hervé Reynaud

 

11 nov 2016 St-Cham (8)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond : Gabriel Duplomb ranime la flamme

 

11 nov 2016 St-Cham (9)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond

 

11 nov 2016 St-Cham (10)
Paul Villedieu, président du comité du Souvenir Français à Saint-Chamond

 

11 nov 2016 St-Cham (11)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond

 

11 nov 2016 St-Cham (12)
Hervé Reynaud, maire de Saint-Chamond, 11 novembre 2016

 

11 nov 2016 St-Cham (13)
Hervé Reynaud, maire de Saint-Chamond, 11 novembre 2016

 

11 nov 2016 St-Cham (14)
Hervé Reynaud, maire de Saint-Chamond, 11 novembre 2016

 

11 nov 2016 St-Cham (15)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond, le salut

 

11 nov 2016 St-Cham (16)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond, la stèle du Souvenir Français

 

11 nov 2016 St-Cham (17)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond, la flamme du souvenir

 

 

 

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vendredi 28 octobre 2016

Rose Nantas (1889-1912) et sa famille, à Saint-Chamond : enquête

Rose devanture

 

 

Rose Nantas (1889-1912) et sa famille,

à Saint-Chamond : enquête

 

 

Rose, un prénom ajouté sur une carte postale

 

Lorsque, travaillant sur l'Annuaire des commerçants et industriels de Saint-Chamond en 1908, j'ai recherché une iconographie accompagnant la liste de ces 1 020 établissements, je suis tombé sur plusieurs photos de la devanture du marchand de tissus Marcoux, au 85 rue de la République. Des cartes postales anciennes, source iconographique principale de cette époque.

 

devanture Marcoux
Saint-Chamond, rue de la République, établissements Marcoux (tissus), à droite

 

cpa Marcoux avec Rose
carte postale ancienne, avant 1910, avec Rose Nantas devant les établissements Marcoux

 

L'une des photos avait une particularité. Le prénom d'une personne avait été écrit par l'utilisateur de la carte : Rose. Ce n'est pas rare mais assez peu fréquent. Des cartes postales sont souvent sur-écrites côté image, le dos ne suffisant pas à la longueur du message. Mais la mention de noms ou prénoms, plus insolite, peut être le début d'une recherche d'identification.

J'ai voulu savoir qui était Rose Nantas.

À la différence des passants dans la rue, autrement vêtus, j'ai émis l'hypothèse que cette jeune femme pouvait être employée dans ce magasin. L'examen du recensement de l'année 1911 nous apprend qu'elle était couturière et qu'elle habitait à l'endroit même, au n° 83 rue de la République alors que le magasin est au n° 85. Travaillait-elle chez Marcoux ou était-elle présente à titre de voisine ?

Mais un problème a surgi à l'examen précis du recensement de 1911 : il existait deux Rose Nantas, que j'ai retrouvées dans l'état civil. Rose Jeanne, née le 10 juin 1887, et Rose Louise, née le 13 décembre 1889, toutes les deux à Saint-Julien-en-Jarez.

Laquelle des deux Rose figure sur la photo ? Jeanne ou Louise ?

Commençons par la reconstitution de la famille Nantas et de tous ses membres. Puis examinons les recensements et la tombe.

 

 

la famille de Rose Nantas

les parents

 

le père, Jean Nantas (1857-1918)

Jean Nantas acte naissance 1857
acte de naissance de Jean Nantas en 1857

 

Jean Nantas acte décès 1918
acte de décès de Jean Nantas, le 2 décembre 1918

 

la mère, Jeanne Gonon (1863-1939)

Jeanne Gonon acte naissance 1863
acte de naissance de Jeanne Gonon en 1863

 

acte décès Jeanne Nantas 1939
acte de décès de Jeanne Gonon en 1939

 

 

le mariage de Jean Nantas et Jeanne Gonon (1884)

mariage Nantas Gonon 1884
acte de mariage de Jean Nantas et Jeanne Gonon en 1884

 

mariage Nantas Gonon 1884 complet
acte de mariage de Jean Nantas et Jeanne Gonon en 1884 (intégral)

Le mariage a été célébré le 30 octobre 1884 à Rive-de-Gier, commune de naissance de Jeanne Gonon.

 

 

les enfants

Jean Victor (1885-1948)

Jean Victor Nantas acte naissance 1885
acte de naissance de Jean Victor Nantas en 1885

 

le mariage de Jean Victor Nantas (1910)

mariage Jean Victor 1910
acte de mariage de Jean Victor Nantas et Jeanne Thuriot en 1910

 

Jean Victor  s'est marié une première fois avec Jeanne Thuriot en 1910, et une seconde fois avec Sophie Angèle François Gratalon (1901-1999) le 25 novembre 1924 à Izieux.

 

acte naissance Angèle Gratalon 1901
acte de naissance d'Angèle Gratalon, second épouse de Victor Nantas

 

 

 

Rose Jeanne (1887-)

Rose Jeanne acte naissance 1887
acte de naissance de Rose Jeanne Nantas en 1887

 

 

Rose Louise (1889-1912)

acte naissance Rose Nantas 1889
acte de naissance de Rose Louise Nantas en 1889


acte décès Rose Nantas 1912
acte de décès de Rose Louise Nantas en 1912

 

Rose Louise Nantas meurt donc âgée de 22 ans, à l'aube de ses 23 ans.

 

 

Marie Léonie (1897-1967)

Marie Léonie acte naissance 1897
acte de naissance de Marie Léonie Nantas en 1897

 

 

Claudius Melchior (1901-1973)

Claudius Melchior acte naissance
acte de naissance de Claudius Melchior Nantas en 1901 (décédé à Lyon en 1973)

 

 

 

ce que nous apprennent les recensements

 

1886

recensement Nantas 1886 Saint-Julien-en-Jarez (1)

recensement Nantas 1886 Saint-Julien-en-Jarez (2)
recensement 1886, à Saint-Julien-en-Jarez

 

En 1886, les époux Nantas, mariés le 30 octobre 1884, habitent à Saint-Julien-en-Jarez au n° 14 ou 16 rue de l'Église, avec leur fils Jean Victor, né le 10 août 1885. L'épouse est enregistrée sous son nom de jeune fille comme de coutume.

 

 

1891

recensement Nantas 1891 Saint-Chamond 72 rue Rép
recensement de 1891, à Saint-Chamond

 

Les Nantas étaient encore à Saint-Julien-en-Jarez en décembre 1889 où leur fille Rose Louise est née et déclarée à l'état civil. Ils ont donc déménagé en 1890 ou début 1891 pour s'installer à Saint-Chamond au n° 72 de la rue de la République. Le recensement de 1891 prénomme le père (Jean) Joanny, peut-être son prénom d'usage (?). La place du prénom des deux Rose est distincte : Jeanne le porte en second, Louise en premier.

 

 

1906

recensement 1906 Nantas légendé
recensement de 1906, à Saint-Chamond

 

En 1906, la famille Nantas habite Saint-Chamond, au n° 83 de la rue de la République. Elle comprend le père, la mère et les cinq enfants. L'aîne des Rose porte ce prénom, la seconde celui de Louise.

 

 

1911

recensement 1911 Nantas
recensement de 1911, à Saint-Chamond

 

Le recensement de 1911 fait apparaître : le père (Jean, chef d'escrime, patron), la mère (Jeanne), les deux soeurs Rose (couturières), la petite soeur (Marie Léonie) et le petit dernier (Claudius Melchior). L'aîné, Victor, a quitté le domicile familial depuis son mariage le 27 octobre 1910 pour habiter avec ses beaux-parents au n° 30 de la rue du Pilat à Saint-Chamond.

 

recensement Thuriot et Nantas 1911
recensement 1911, 30 rue du Pilat, famille Thuriot et Jean (Victor) Nantas

 

 

1921

recensement 1921 Nantas
recensement de 1921

 

En 1921, apparaissent l'absence du père, décédé le 2 décembre 1918 et celle de Rose Louise, décédée le 6 novembre 1912. L'épouse devient donc "chef de ménage" et vit avec ses trois enfants : (Rose) Jeanne, Marie (Léonie) et (Claudius) Melchior. Il faut noter que (Rose) Jeanne reste célibataire alors qu'elle est désormais âgée de 34 ans.

 

 

1926

recensement 1926 Nantas
recensement de 1926

 

La situation, en 1926 est la même que cinq ans plus tôt. Jeanne, la mère, reçoit la distinction de "veuve" (Vve). Sa fille (Rose) Jeanne, 39 ans, n'est toujours pas mariée. Marie, âgée de 29 ans, n'est pas mariée non plus. Et (Claudius) Melchior se voit affublé du prénom de Marcel (probablement à la suite d'une négligence de l'enquêteur).

 

 

1931

recensement Nantas 1931
recensement de 1931

 

En 1931, la famille habite toujours au n° 83 rue de la République mais elle est réduite à la mère et ses deux filles.

 

 

1936

recensement Nantas 1936
recensement de 1936

 

En 1936, la situation est identique à celle de 1931. Nous savons que Jeanne Nantas, la mère, meurt à son domicile, le 9 mars 1939, âgée de 76 ans.

 

 

 

 

la tombe

 

tombe Nantas (1)
la tombe Nantas au cimetière de Saint-Chamond (photo : 26 octobre 2016)

 

tombe Nantas (2)
stèle de la tombe Nantas à Saint-Chamond (photo : 26 octobre 2016)

 

Les inscriptions portées sur la stèle comportent une erreur.

Il n'a pas existé de Maria Nantas, née en 1887. Soit la date de naissance est juste et alors il s'agirait de Rose Jeanne Nantas (l'aînée des Rose). Mais pourquoi une telle erreur de prénom ? Soit, la date est erronée et il s'agirait de Marie Léonie, prénomée Maria par usage, née en 1897.

Une autre remarque : Victor Nantas et Maria Nantas, décédés respectivement en 1948 et 1967, ne sont pas morts à Saint-Chamond (vérification effectuée auprès du service d'état civil de la mairie).

Angèle Gratalon (1901-1999) a épousé Victor Nantas le 25 novembre 1924 à Izieux.

L'abbé Henri Nantas (1912-1971) a été actif au sein de l'Avant-Garde de Saint-Étienne, association sportive catholique, dans les années 1940 ; il a été adjoint de l'abbé Coignet.

Le chanoine Marc Nantas (1930-2008) a été directeur spirituel à l'institution Saint-Gildas (Charlieu, Loire) de 1957 à 1962 (?). Il a aussi été curé de l'église de la Rédemption à Lyon, de 1994 à 1999. Ses obsèques ont eu lieu le mardi 25 mars 2008 à 10 heures, à la primatiale Saint Jean à Lyon.

 

Charlieu institution Saint-Gildas cpsm
institution Saint-Gildas, à Charlieu (Loire)

 

Pour l'instant, nous ignorons les liens de filiation d'Henri Nantas et de Marc Nantas avec la famille de Rose Nantas.

 

 

qui a écrit la carte ?

 

recto carte Rose octobre 1912
recto de la carte postale Rose

 

verso carte Rose octobre 1912
verso de la carte postale Rose, signée Maria

 

La signature de Maria portée sur le verso de la carte laisse penser qu'il s'agit de Marie Léonie Nantas, née en 1897 et petite soeur de Rose.

Le cachet de la Poste n'est pas complet mais la carte a été postée à 16 h 40 un 9 décembre à Saint-Chamond et enregistrée le 10 à Romans (cachet sur le verso). L'année - réduite à la dizaine et à l'unité - commence par un 0, c'est donc avant 1910. Marie (Maria) avait ainsi une dizaine d'années, un peu moins ou un peu plus, ce que confirme le graphisme hésitant.

 

cachet Poste sur carte Rose
cachet de la Poste (envoi) de la carte Rose : 9 décembre 0..

 

Et c'est elle qui mentionne Rose sur le recto, prouvant à son interlocutrice qu'il n'y a pas de doute sur le nom de famille puisqu'il s'agit de sa soeur.

 

 

et qui est la destinataire ?

 

Qui est Ida Mourat, la destinataire de la carte ? On a pu la retrouver grâce à l'adresse précise notée sur la carte : 4, place du Champ de Mars à Romans, dans la Drôme.

 

Ida Mourrat à Romans 1906
recensement de Romans en 1906 : au 4, place du Champ de Mars, la famille Mourrat (avec deux "r")

 

recensement 1901 Mourat
recensement de Romans en 1901 : au 5, place du Champ de Mars, la famille Mourat

 

Elle est la fille d'un professeur de musique, Émile Mourrat. Sa mère se prénomme Léonie. Ida est indiquée  "tailleuse" en 1901 et "sans profession" en 1906.

L'état civil nous informe qu'Ida Mourat est née le 2 août 1881 à Romans, mariée le 9 décembre 1915 avec André Therre à Romans également, et morte le 16 janvier 1979 à Bourg-de-Péage (Drôme).

 

acte naissance Ida Mourat 1881
acte de naissance de Ida Mourrat le 2 août 1881 à Romans

 

Pour l'instant malheureusement, tout cela ne nous renseigne pas sur les liens entre la famille Nantas et la famille Mourat.

 

 

alors, laquelle des deux Rose figure sur la carte postale ?

 

Lors des divers recensements, les prénoms des deux Rose (Jeanne et Louise) sont enregistrés sans continuité logique : les dénominations varient, tantôt l'une est appelée Rose, tantôt l'autre... Il n'est donc pas permis d'avoir une certitude sur celle des deux qui aurait porté par usage le prénom Rose distinctement de sa soeur.

Le fait, cependant, que la stèle tombale mentionne Rose pour celle morte en 1889 (donc la deuxième, Louise), me porte à croire qu'il s'agit bien de la jeune fille figurant sur la carte postale.

 

Michel Renard
professeur d'histoire

Michel retour lycée 3 oct 2012 (2) copie 2

 

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mardi 25 octobre 2016

l'église Saint-Pierre à Saint-Chamond

place Saint-Pierre avec religieuse

 

 

l'église Saint-Pierre à Saint-Chamond

repères historiques

 

L'actuelle église Saint-Pierre est le résultat de deux moments historiques d'édification :

  • la construction première, décidée en 1609 par Melchior Mitte de Chevrières et achevée en 1610 ;
  • la reconstruction du choeur et de l'autel en 1753-1754.

 

la première église Saint-Pierre

Une église Saint-Pierre était située, au moins depuis le XIV siècle, à l'angle nord-est du château, sur la colline de Saint-Ennemond, coeur historique de la commune.

En 1563, le seigneur Christophe de Saint-Chamond, grand-père de Melchior Mitte de Chevrières, dut la faire abattre pour favoriser la mise en défense du château qui avait déjà subi plusieurs sièges lors des guerres de religion. 

 

Diapositive1

 

Saint-Pierre dépendait de la paroisse de Saint-Julien-en-Jarez et Notre-Dame relevait de la paroisse d'Izieux. La seule église paroissiale de Saint-Chamond était Saint-Ennemond.

 

la deuxième église Saint-Pierre

Le seigneur Christophe avait promis de faire reconstruire Saint-Pierre et avait laissé par testament une somme à cet effet. Les projets envisagés n'aboutirent pas car la ville commençait à s'étendre sur la rive droite du Gier, rendant difficile l'accès à la colline Saint-Ennemond, rive gauche de la rivière.

C'est le puissant seigneur Melchior Mitte de Chevrières (1586-1649), fils du baron Jacques de Chevrières et de Gabrielle de Saint-Chamond, qui exauça le voeu de son grand-père maternel, peu après la mort de son propre père en 1606.

 

Melchio Mitte de Chevrières portrait
Melchior Mitte de Chevrières, marquis de Saint-Chamond

 

La nouvelle église Saint-Pierre ne fut pas bâtie n'importe où. Il existait, plus anciennement, une chapelle consacrée à Sainte-Barbe fondée vers 1480, sur la rive droite du Gier.

L'historien Maurice de Boissieu écrit, en 1880 : "Cette chapelle Sainte-Barbe avait été fondée sur le territoire du prieuré de Saint-Julien, vers 1480, par Matthieu Palerne, marchand de Saint-Julien, avec l'autorisation de Jean d'Amanzé, chamarier [gestionnaire] du couvent de l'Ile-Barbe, commanditaire du prieuré de Saint-Julien et de Guillaume de Loncin, sacristain de ce prieuré" Maurice de Boissieu, (L'Église collégiale de Saint-Jean-Baptiste à Saint Chamond : son chapitre, ses reliques, 1880, p. 5).

Mais sa taille de cette chapelle ne suffisait plus à accueillir la paroissiens.

On utilisa le choeur de Sainte-Barbe et on éleva une grande nef avec deux rangées de chapelles latérales. La construction fut terminée en 1610 et le culte put s'y dérouler.

James Condamin écrit : "le nouvel édifice était totalement dépourvu de caractère architectural. Bâti dans le style banal que notre XVIIe siècle emprunta en partie à l'Italie, il ne se recommande guère à l'attention que par deux ou trois détails : le plafond, dont la charpente, assez gracieuse, plane majestueusement sur la nef dans le secours d'aucun pilier qui vienne le soutenir ; les  boiseries du choeur, que je crois postérieures à la date de construction de l'église, mais qui, tout inférieures qu'elles soient à celles de l'ancienne église de Notre-Dame, n'en restent pas moins un élégant et curieux spécimen de sculpture sur bois ; enfin les portes de la façade, deux oeuvres exquises, qui sont du pur Louis XIII, et qu'il faut d'autant plus signaler à l'attention qu'on semble moins en soupçonner le prix."

En note, James Condamin précise : "Ces deux portes datent seulement de 1655, époque de la reconstruction de la façade. Malgré leurs deux-cent trente-cinq ans, elles sont encore bien conservées. Mais, en vérité, pourquoi les a-t-on si indignement peinturlurées, il y a quelques mois..." (James Condamin, Histoire de Saint-Chamond..., p. 307-308).

Longtemps, l'église fut nommée Saint-Pierre et Sainte-Barbe car le décret d'union des deux cures, entériné par la transaction du 23 juillet 1609, donna lieu à des désaccords et des inexécutions jusqu'en 1699. Elle conserva même cette appellation jusqu'à la fin du XVIIIe siècle comm eon peut le vérifier sur les registres paroissiaux des années 1780.

 

baptème 6 août 1626
un baptème "en l'église Saint-Pierre et Sainte-Barbe", le 6 août 1626

 

En fait, la nouvelle église fut élevée à partir d'éléments composites : le choeur de la chapelle Sainte-Barbe, des matériaux nouveaux (nef et chapelles), des restes de l'ancienne église Saint-Pierre du château (portail et façade).

 

Diapositive1
étapes de la construction de l'église Saint-Pierre à Saint-Chamond © Michel Renard

 

James Condamin résume cela : "Une partie de la chapelle Sainte-Barbe fut conservée, pour la construction, et servit de choeur à la nouvelle église. On utilisa également quelques matériaux de l'ancienne église paroissiale, qu'on avait conservés, notamment les pierres du portail et les colonnes de la façade : toutefois, comme les colonnes avaient été rongées par le temps, on les retourna, en adossant au mur le côté usé. ingénieuse peut-être et économique, la combinaison n'était cependant pas heureuse de tout point. Nous verrons qu'il faudra, avant un demi-siècle (1655) reprendre cette façade par la base et la refaire de toutes pièces. Quant au clocher, il fut construit, selon toute apparence, vers 1645." (Histoire de Saint-Chamond..., p. 306).

 

sources

  • L'Église collégiale de Saint-Jean-Baptiste à Saint Chamond : son chapitre, ses reliques, Maurice de Boissieu, 1880.
  • Histoire de Saint-Chamond et de la seigneurie du Jarez, James Condamin, 1890.
  • Histoires de Saint-Chamond, Stéphane Bertholon, 1927.

 

 

Michel Renard
professeur d'histoire

 

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vendredi 2 septembre 2016

rues et quartiers de Saint-Chamond, hier et aujourd'hui

3 déc 2015 (1)

 

 

rues et quartiers

vues anciennes et récentes, histoire

(cartes postales anciennes, photos, archives...)

 

places

- place Dorian

- place de l'Abattoir

- place Ferréol

- place des Fours-Banaux

- place de la Liberté

- place de la Liberté : marché

- place Nationale, foire aux bestiaux

- place de Plaisance

- place Saint-Pierre : ses différentes appellations dans l'histoire

- place Nationale et église Saint-Pierre (avant 1907 et vers 1922)

- place Nationale (Saint-Pierre) dans les années 1920

- place Saint-Pierre dans les annnées 1950-60 et aujourd'hui

- place Saint-Pierre, matin du 14 juillet 2010

- place Saint-Pierre, fin d'après-midi du samedi 9 mai 2015

- Rond-point du Champ du Geai (vers Saint-Étienne)

- Rond-point Paul-et-Marie-Cave (21 novembre 2014)

 

ponts

- les ponts à Saint-Chamond

- pont de la Rive

- pont Saint-Pierre


quartiers

- quartier Saint-Pierre : "Vieux Moulin à Soye" (vers 1908)

- la Croix Berthaud

- les petites rues de Saint-Ennemond (3 déc. 2015)

 

124_001

 

boulevards

- bd Waldeck-Rousseau

 


rues

- cité du Garat (juillet 2013)

- cours Adrien de Montgolfier

- rue Alsace-Lorraine

- rue de l'Armistice (octobre 2012)

- rue Asile Fournas (juillet 2011 et septembre 2014)

- rue Asile Fournas (août 2014)

- rue de la Brosse, 2011-2014

- cité, rue de la Brosse

- rue du Champ-du Geai

- rue Déserte

- rue Dugas-Montbel (décembre 2012)

- rue Jules Verne

- route de Langonand

- rue Loubet

- rue Marc Seguin

- rue des Palermes

- cité des Palermes (vers 1958)

- rue Pichelière

- rue Pierre-Curie

- rue du Pilat

- rue du Pont Saint-Pierre

- rue de la République

- rue du Rivage

- rue Saint-Exupéry

- rue du Tonkin

- Valfleury

- rue de Verdun

- rue Vincendon

- rue William Neyrand (ancienne "boulangerie coopérative")

 

routes

- route de Langonand

- route du Coin, ancienne propriété Pinay :
  (1) démolition, 21 novembre 2008
  (2) travaux en cours, 2 décembre 2008
  (3) travaux en cours, 20 décembre 2008
  (4) la construction s'avance, 5 et 10 mars 2009

 

édifices

- la Nouvelle Poste, années 1950 (?)

 

nom des rues 

- liste des rues de Saint-Chamond en 1911

- signification du nom des rues de Saint-Chamond

 

place_Abattoir_personnages

 

 

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jeudi 25 août 2016

le château de Saint-Chamond, reconstitution 3D par Richard Bonnel

 3D Richard Bonnel (1)

 

 

le château de Saint-Chamond,

reconstitution 3D par Richard Bonnel

 

 

3D Richard Bonnel (1)

 

3D Richard Bonnel (2)

 

3D Richard Bonnel (3)

 

Magnifique reconstitution en graphisme 3D de l'ancien château des seigneurs de Saint-Chamond, par Richard Bonnel. On mesure mieux le volume impressionnant de l'édifice et de son emprise au sol.

 

Richard Bonnel
net caetera informatique

 

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