Saint-Chamond

ville de Saint-Chamond (42400), histoire de Saint-Chamond, vie locale et citoyenneté, Antoine Pinay, patrimoine industriel, archives communales de Saint-Chamond, visiter Saint-Chamond, environnement, Saint-Chamond et le parc du Pilat

samedi 19 décembre 2009

Saint-Chamond - accueil

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Saint-Chamond (Loire) : cheminée des anciennes Forges et Aciéries de la Marine


le site le plus fourni en images sur le

Saint-Chamond d'avant et sur celui d'aujourd'hui...!


* liste des PROMENADES à Saint-Chamond
* ALLER DIRECTEMENT au dernier article (15 juin 2009)

* photos inédites : une procession religieuse à Saint-Chamond dans les années 193052___collat_ral_gauche
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Spécial : église Notre-Dame

**** 80% DE "OUI" LE 26 AVRIL 2009 POUR SAUVER L'ÉGLISE NOTRE-DAME...! ****
** VOTER "OUI" POUR LA SAUVEGARDE DE L'ÉGLISE NOTRE-DAME...! **
**  voir l'intérieur de l'église Notre-Dame : 84 photos commentées  **
**** SURTOUT NE PAS DÉTRUIRE L'ÉGLISE NOTRE-DAME...! ****

**
 l'église de Saint-Chamond DÉTRUITE (janvier 2010)...!! **
** le site du Comité de sauvegarde de l'église Notre-Dame : voir la vidéo **                               
                     **
du sens des responsabilités en politique (Michel Renard) **                                                            

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1 - Visiter Saint-Chamond, Loire (263 photos)
2 - Histoire locale, sociale et politique
3 - Passé industriel et vie ouvrière
4 - Antoine Pinay (1891-1994)
5 - Archives communales de Saint-Chamond
6 - Citoyenneté locale - élections municipales
7 - Culture à Saint-Chamond
8 - Environnement
9 - Saint-Chamond, le Gier et le Pilat
10 - Le monument Sadi Carnot (1894/1895)
11 - Le château des seigneurs de Saint-Chamond
12 - La Caisse d'Épargne
13 - Écoles et anciennes photos de classes
14 - L'église Notre-Dame
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15 - L'église Saint-Pierre
16 - L'église Saint-Ennemond
17 - La mairie (couvent des Minimes)
18 - La Maison des Chanoines
19 - L'Hôtel-Dieu
20 - Saint-Chamond agricole
21 - La gare de Saint-Chamond
22 - La place de la Valette - statue centenaire
       de la Révolution française (1889)

23 - Site Giat
24 - Institution Sainte-Marie

25 - Cité de Fonsala et ancienne piscine
26 - Rues et quartiers de Saint-Chamond (hier et aujourd'hui)

27 - Patrimoine et vestiges 
28 -
Les maires de Saint-Chamond
29 -
Population et économie à Saint-Chamond                * résultats des élections municipales du 9 mars 2008 *
30 - Plans, cartes, vues aériennes et vues d'ensemble    * résultats des élections municipales du 16 mars 2008 *
31 - Anciens commerces
32 - Personnalités liées à Saint-Chamond
33 -
Histoire de la vie reiigieuse à Saint-Chamond
34 - Georges Lapicoré : la passion des vins, à Saint-Chamond


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- blog ouvert le 3 juillet 2006

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Saint-Chamond (Loire)

courte présentation


EnnSaint

Le nom de Saint-Chamond est issu de l'altération linguistique de Saint-Ennemond (620-663), évêque de Lyon au VIIe siècle qui fit bâtir une chapelle sur la colline au cours de sa campagne d'évangélisation de la région.

Outre l'évêque éponyme du VIIe siècle, à la commune de Saint-Chamond sont associés les souvenirs de personnages historiques ou d'entreprises célèbres, sommairement évoqués ci-dessous :



AmboiseDeta

- Christophe de SAINT-CHAMOND (1534-1580), participe aux guerres de religion du côté catholique et est surnommé "le fléau des Huguenots" (protestants). En 1570 Henri de Navarre (futur Henri IV), retenu à Saint-Étienne ou à Saint-Chamond (?), s'arrêta sur le pont de la Clare (ci-dessous) et aurait demandé, pour chasser, "les chiens du seigneur Christophe". Celui aurait refusé d'envoyer ses bêtes mais aurait fait parvenir à Henri des cerises de son jardin.

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- Melchior MITTE de CHEVRIÈRES (1586-1649), seigneur et marquis de Saint-Chamond, lieutenant général des Armées du Roi, ambassadeur en Italie et en Angleterre. Il fut un bâtisseur à qui la ville doit l'église Saint-Pierre (1609), la Collégiale (1634) et la Maison des Chanoines. Son nom a été donné à l'esplanade située devant la médiathèque Louise Labé.



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- Jean-Jacques ROUSSEAU (1712-1778), le genevois n'est pas originaire de la région mais venait herboriser à la Jasserie du Pilat. Son séjour valut ensuite à Saint-Chamond d'être appelée Vallée-Rousseau pendant la Révolution française. L'auteur du Discours sur l'origine de l'inégalité (1755), du Contrat social, (1762) des Confessions (1766-1769), représentait l'époque des Lumières s'affranchissant des préjugés religieux.


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- Claude JAVOGUES (1759-1796), élu député à la Convention par le département de Rhône-et-Loire en 1792, il est désigné Représentant en mission dans la Loire après le siège de Lyon (septembre 1793). Il commet de nombreuses exactions condamnées par le Comité de Salut public qui réclame son retour à Paris en février 1794.

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- Marcellin CHAMPAGNAT (1789-1840), prêtre abbé nommé vicaire à la Valla-en-Gier en 1816, il fit bâtir Notre-Dame de l'Ermitage le long du Gier, près de Saint-Chamond. Il est consacré Père Mariste en 1836. Marcellin Champagnat a consacré ses efforts à la diffusion de l'instruction religieuse dans les campagnes et a fondé la Société des Petits Frères de Marie (Frères Maristes des Écoles). À sa mort, Notre-Dame de l'Ermitage compte 280 frères, 48 écoles et 7000 élèves.


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- RAVACHOL (1859-1892), né à Saint-Chamond et mort guillotiné à Montbrison. Ouvrier teinturier, Ravachol connut la misère et s'engagea dans une violente révolte contre les inégalités sociales qu'il condamne au nom des théories anarchistes. Auteur de plusieurs attentats à la dynamite contre des représentants de la justice, il fut capturé le 30 mars 1892, condamné d'abord à la réclusion à perpétuité puis à mort, et exécuté le 11 juillet 1892. Il déclara à son procès : «J'ai travaillé pour vivre et faire vivre les miens ; tant que ni moi ni les miens n'avons trop souffert, je suis resté ce que vous appelez honnête. Puis le travail a manqué, et avec le chômage est venue la faim. C'est alors que cette grande loi de la nature, cette voix impérieuse qui n'admet pas de réplique : l'instinct de la conservation, me poussa à commettre certains des crimes et délits que vous me reprochez et dont je reconnais être l'auteur. (...) Jugez-moi, messieurs les jurés, mais si vous m'avez compris, en me jugeant jugez tous les malheureux dont la misère, alliée à la fierté naturelle, a fait des criminels, et dont la richesse, dont l'aisance même aurait fait des honnêtes gens !»


index

- Antoine PINAY (1891-1994), né à Saint-Symphorien-sur-Coise (Rhône) un an après le futur général de Gaulle, est le fils d’un fabricant de chapeaux. Sa scolarité fut marquée par son internat au collège Sainte-Marie des Pères maristes de Saint-Chamond mais il renonça à se présenter au baccalauréat : "comme il n'a pas davantage passé le certificat d'études, la France aura en lui un président du Conseil dépourvu du moindre titre scolaire ou universitaire"...! (Christine Rimbaud, Pinay, 1990, p. 12). Blessé à la guerre de 1914-1918, il se lance ensuite dans l'industrie à Saint-Chamond en devenant patron d'une tannerie. En 1929, il est élu maire de la ville et le reste jusqu'en 1977. En 1934, il est élu conseiller général et en 1936 député. En 1938, il devient sénateur. Son engagement politique est  celui des radicaux indépendants (droite). Après guerre, il est conseiller général, député et plusieurs fois ministre (affaires économiques, travaux publiques). Il devient Président du Conseil (premier ministre) le 23 mars 1952 et le reste pendant neuf mois. "Porte-drapeau de ceux qui n'avaient été ni résistants, ni collaborateurs notoires" (Les droites françaises, éd. Folio, 1995, p. 623), il fait figure de "héros de la normalité" et annonce un programme économique et financier de "mesures techniques", "ni de gauche ni de droite". Le succès de l'emprunt Pinay, indexé sur l'or et exempté de droits de succession, forgea sa légende qui fut aussi redevable au retournement de la conjoncture mondiale. Edgar Faure déclara : "le gouvernement, malgré son inaction, a obtenu des résultats. Ce sera probablement l'un des rares cas dans l'histoire où l'on aura vu apparaître des résultats ne correspondant à aucun effort positif et qui se dessinnent en quelque sorte dans le vide" (ibid., p. 627). Pinay fut ministre des Finances du général de Gaulle puis de Debré, de juin 1958 à janvier 1960.

plus de détail sur : Antoine Pinay

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On a aussi donné le nom de Saint-Chamond à des engins blindés. Ci-dessous, un Saint-Chamond en 1917, équipé d'un canon de 75 mm :

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La population de Saint-Chamond est estimée à 35 500 habitants  par les enquêtes de 2004 à 2007 (contre 37 738 au recensement de 1999), ce qui la place au troisième rang départemental après Saint-Étienne (175 500) et Roanne (44 000).


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Saint-Chamond dans la Loire : mairie (façade classée monument historique)


La commune de Saint-Chamond compte cinq édifices - ou portions d'édifices - classés "monument historiques" :
    - la Maison des Chanoines
    - l'ancien Hôtel -Dieu
    - l'église Saint-Pierre
    - la façade de la mairie
    - les façades et toitures de l'ancienne teinturerie Gillet Thaon


ouverture du blog : 25 juillet 2006

- blog édité parfrance_carte_relief
  Michel Renard

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Saint-Chamond,
commune de France


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jeudi 29 octobre 2009

la passion des vins

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Georges Lapicoré : la passion des vins



- site La passion des vins


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- qui est Georges Lapicoré ?

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logo








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un lieu de vie en plein coeur de Saint-Chmond

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7 avenue Antoine Pinay - 42400 Saint Chamond

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L'ABUS D'ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ,

À CONSOMMER AVEC MODÉRATION

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georgeslapicore@lapassiondesvins.fr

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mardi 16 juin 2009

cité ouvrière Chavanne-Brun

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photos de l'ancienne

cité ouvrière Chavanne-Brun


L'ancienne cité ouvrière Chavanne-Brun à Saint-Chamond, appelée aujourd'hui "parc Chavanne", occupe l'espace situé entre la rue Pasteur et l'allée intérieure à cette cité surplombant, en parallèle, le parking de la médiathèque.

Diapositive1
la zone bleutée : l'espace de la cité ouvrière de Chavanne-Brun

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reportage photographique du 16 juin 2009


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en bas, le parking de la médiathèque


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en bas, le parking de la médiathèque


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allée intérieure de la cité Chavanne


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allée intérieure de la cité Chavanne


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allée intérieure de la cité Chavanne


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allée intérieure de la cité Chavanne

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allée intérieure de la cité Chavanne

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allée intérieure de la cité Chavanne


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allée intérieure de la cité Chavanne


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ancienne guérite qui gardait l'entrée de la cité ouvrière

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rue Pasteur


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haut de façade, rue Pasteur

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détail du motif de décor


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rue Pasteur


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rue Pasteur


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rue Pasteur


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rue Pasteur

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lundi 15 juin 2009

La Croix de Saint-Chamond (hebdomadaire)


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Le journal La Croix de Saint-Chamond


En 1897 paraissait le premier numéro d'un hebdomadaire intitulé La Croix de Saint-Chamond. Expression du milieu catholique de la commune et de ses environs, il proposait des informations locales et cantonales auxquelles s'ajoutait le combat politique contre "le syndicat". Sous ce terme, étaient désignés les partisans de la laïcité, les socialistes, les francs-maçons, les protestants, les juifs... La Croix de Saint-Chamond a été un journal très engagé à droite et antisémite comme l'était une bonne partie de la France politique et religieuse à l'époque.

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placard de présentation du journal (1898)


Au niveau national, le journal La Croix a été fondé par les Assomptionnistes en 1880, sous forme mensuelle, qui devint  quotidienne en juin 1883. Cette congrégation religieuse, créée en 1845, diffusait déjà Le Pélerin hebdomadaire. L'offensive des républicains contre la présence de crucifix dans les lieux et édifices officiels détermina le choix du titre. La Croix, journal "catholique, apostolique et romain" parmi d'autres, finit par occuper la place de seul quotidien catholique français.2lav89001

En 1890, le cardinal Lavigerie, par le "toast d'Alger" enjoint les catholiques à "rallier" la République. La Croix prétend d'abord que ne l'ayant jamais combattue, elle n'a pas non plus à la reconnaître. Mais elle se résoud à ce choix en 1893.

Lors de l'affaire Dreyfus ("l'Affaire"), le journal adopte des positions violemment antisémites.

Revenant sur cette période quelques années plus tard, l'écrivain Anatole France (1844-1924) a des mots très durs. Le journal La Croix : "rédigé dans le style du Père Duchesne", "portait pour vignette, au lieu du marchand de fourneaux, Jésus crucifié, et ce symbole donnait, pour l’égarement des simples, l’onction d’un texte édifiant et la majesté des formes liturgiques à leurs sales injures et à leurs abominables calomnies" (préface au livre d'Émile Combes, Un combat laïque, 1904).

"Bientôt, ajoutait Anatole France, des Croix parurent dans tous les départements, qui répandirent par les campagnes, avec l’image du Christ, le mensonge et l’outrage".


l'antisémitisme de La Croix de Saint-Chamond

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édition du 20 février 1898

Sous le titre "Complot", voici ce qu'on pouvait lire dans La Croix de Saint-Chamond, le dimanche 20 février 1898 :
- "Laboureurs, ouvriers, commerçants, le scandale Dreyfus-Zola, systématiquement exploité par tous ceux qui haïssent la France, démontre que notre patrie est la proie d'une invasion étrangère.
Cette invasion substitue à la race française, dans la direction des affaires du pays, une race d'outre-Rhin, dangereuse à la fois par son organisation internationale, son amour du lucre et ses attaches avec nos pires ennemis.
Depuis vingt ans, la France est la proie des juifs venus d'Allemagne. Les commerçants sont ruinés par leurs bazars, les ouvriers par leurs accaparements, les paysans par leur usure.
Ce n'est pas tout.
Les intérêts nationaux sont chaque jour barrés à l'étranger par cette banque judéo-allemande, sous le couvert de la franc-maçonnerie.
Sont complices plus ou moins conscients de ces criminels efforts :
1° les protestants sectaires, égarés par une solidarité confessionnelle et pour lesquels la vraie patrie est à Londres ou à Berlin.
2° les agitateurs socialistes qui, sous la direction de juifs prussiens, poursuivent l'anéantissement de toutes les forces sociales. (…)"

à suivre...

Michel Renard



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petite histoire (épurée) de l'hebdomadaire catholique

La Grand'Grange et l'hebdomadaire La Croix de Saint-Chamond, se sont retrouvés intimement mêlés. Il faut savoir que l'abbé Tardy portait la casquette de directeur de la Grand'Grange et celle de directeur de l'hebdomadaire local.

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la Grand'Grange à Saint-Chamond

Mais il faut remonter en 1893 où des jeunes gens vendaient à Saint-Chamond sept cent exemplaires de La Croix du Forez. En 1894, l'abbé Aubrun, vicaire à Saint-Julien-en-Jarez, et l'abbé Captier, aumônier du pensionnat Saint-Charles, organisèrent un modeste congrès de la bonne presse.

Une idée était née qui conduisait en 1897, à la parution de La Croix de Saint-Chamond d'abord en encart de La Croix du Forez, puis en parution autonome. L'abbé Aubrun en est le directeur, Étienne Mazenod le gérant.

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La Croix de Saint-Chamond ne se vend pas séparément
de La Croix du Forez et de la Vie des Saints

On peut noter tout de suite la dimension sociale de La Croix, puisqu'au siège à cette époque (6, rue de la Brosse) fonctionne un secrétariat du peuple qui donne des consultations médicales, des consultations juridiques, des renseignements sur les impôts, la loi militaire, les accidents du travail. On peut y faire écrire des lettres et consulter un bureau de placement. Cela pour une modeste cotisation, à la portée des ouvriers.

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le Secrétariat du Peuple

À noter aussi la création d'une société de secours mutuels privés "La Caisse des Familles" qui comptera trois cents membres dont un tiers de femmes en 1903.

La Croix de Saint-Chamond  du 1er janvier 1899 rappelle son but avec netteté :

"Quant à nous, nous nous efforcerons de rester fidèles à notre programme : travailler à la gloire de Dieu et au bien-être matériel et moral du peuple..." ou encore : "Malheur à nous, si en face de la démocratie naissante nous restons cantonnés dans cette sorte d'inertie pleine de morgue, qui fait de nous des êtres à part. Le monde actuel a des aspirations inconnues au siècle passé. Notre rôle à nous, catholiques, est de prendre la direction de ce torrent impétueux d'idées nouvelles".

2 200 exemplaires en 1902

L'abbé Huguet, orateur éloquent, polémiste impétueux et éblouissant, arrive le 31 mars 1902 et va faire de La Croix un journal populaire et turbulent dont on pouvait discuter les méthodes, mais non contester le succès. Le journal tire à 2 200 numéros.

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en 1903, expulsion des moines de la Grande Chartreuse (Isère)

C'est l'époque empoisonné par les expulsions des Congrégations, l'inventaire des églises, les amendes aux prêtres, un climat passionnel qui conduisait aux pires excès d'écriture et de langage. Pierre Vanel, rédacteur talentueux de La Croix écrivait lors du vingt-cinquième anniversaire en 1922 :

"Ayons un particulier souvenir pour le lutteur de jadis qui, acclamé par les uns, blâmé par les autres, critiqué parfois par ses amis, n'en fut pas moins notre porte-drapeau à une époque terriblement troublé et décevante. Pour notre part, nous les jeunes d'alors, une chose suffirait à sauver de l'oubli la mémoire de l'abbé Huguet, c'est qu'il fut à l'origine de nos cercles d'étude..."

Les cercles d'études connaîtront un grand succès sur la vallée du Gier et seront le creuset du catholicisme social. Pierre Vanel l'Izieutaire savait de quoi il parlait évoquant ce sujet.

les colonies de vacances de La Croix

L'abbé Bailly qui arrive en 1904, panse les plaies et les bosses et ouvre avec Étienne Mazenod, le groupement des Jardins Ouvriers, en suivant l'exemple stéphanois du Père Volpette. Les colonies de vacances de La Croix seront en fonction à Valfleury pour 32 jours. Les docteurs Drevon, Thevenon, Nicolas, Magnin apportent leurs cautions médicales. Les familles paient 30% du coût c'est-à-dire 15 francs. Le reste sera récupéré par souscription. C'est alors que rentreront en scène les élèves du collège Sainte-Marie qui, chaque année, organiseront une grande kermesse au profit des colonies de vacances de La Croix.

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Valfleury (Loire) : l'église et la maison des Pères

Si la dépenses des familles se trouvait sensiblement réduite, le trousseau à fournir par la fillette, pour ces premières vacances, ne manquait pas de volume. On demande :

"Une robe du dimanche, une robe pour la semaine, un manteau, deux jupons, quatre chemises, quatre pantalons, cinq paires de bas, une paire de souliers, une paire de galoches, six mouchoirs, quatre essuie-mains, quatre serviettes de table, une paire de draps, un fichu, un tricot, un tablier de coton, un tablier noir, un nécessaire de toilette, un parapluie, un ouvrage".

En 1910, une assemblée du groupement La Croix, sous la plume du président, le commandant de Parseval, fait état d'un groupe de cercle d'études, de 38 jardins ouvriers, de 131 enfants en colonie de vacances, à Doizieux pour les garçons, à Valfleury pour les filles, et de l'oeuvre du placement des petits bergers.

Depuis longtemps les familles, dès le début de l'été, plaçaient leurs enfants, tout jeunes, comme bergers dans les fermes. Avec tous les risques encourus concernant le traitement de ces enfants. La Croix proposait des familles de paysans avec des garanties morales. Toutefois cette pratique allait se heurter immédiatement à la voix des enseignants qui prétendaient (non sans raison), qu'il s'agissait là d'un encouragement à manquer l'école. Le placement des petits bergers par La Croix, quoique démarré dans une bonne intention, fut arrêté parles responsables.

4 000 exemplaires en 1914

Pendant ce temps, l'abbé Bailly fait imprimer le journal à Lyon sur six pages. À la veille de la guerre de 1914, La Croix tire à 4 000 exemplaires.

Un entrefilet du 21 juin 1908 de La Croix de Saint-Chamond annonce à Izieux, la première messe de l'abbé Eugène Tardy étudiant au séminaire universitaire. En septembre 1911, l'abbé Tardy était nommé directeur de La Croix.

Le 14 février 1909, La Croix de Saint-Chamond achète un cinématographe. Voilà l'occasion pour des jeunes bénévoles de sillonner la campagne. La Valla, Valfleury, Doizieux, Le Bessat, pour projeter des grands métrages comme La Passion ou des films comiques. Le cinéma aux champs était né. Son succès fit sans doute grincer les dents des salles organisées, car sa carrière fut éphémère.

L'abbé Tardy revenu de la guerre de 1914 avec la Croix de guerre reprit ses fonctions de directeur, en même temps que son rôle d'aumônier des oeuvres de la Grand'Grange. En 1918, il fait imprimer le journal à Saint-Étienne, s'attache la collaboration de Me Auguste Prenat, de Joseph de Verrière (Mgr Lavarenne), Pierre L'Ermite. Il ouvre le journal aux poésies de Marie Argentine, et surtout de Louis Mercier incomparable chantre des saisons.

Le premier syndicat chrétien des Employés se fonde et ce n'est pas innocent si, en 1922, Jules Zirnheld, président de la C.F.T.C. [1], sous le patronage du 25e anniversaire de La Croix de Saint-Chamond, vient faire un véritable discours de propagande, qui marquera une progression sensible de ce syndicat dans la région.

10 000 exemplaires dans les années 1920

Si en 1926 le groupement des Jardins Ouvriers compte 69 lots, les colonies de vacances sont prises en charge par la Croix Rouge. D'autres priorités sollicitent les bénévoles du journal. Ce sera la J.O.C., la J.A.C., le financement des écoles libres. En 1928, la fondation de l'école technique de la Grand'Grange aura besoin de toute l'énergie de son fondateur. La Croix de Saint-Chamond atteint sur la Vallée du Gier un tirage de plus de dix mille exemplaires. On ne peut pas passer sous silence le travail obstiné de la famille Martel, à la base de cette réussite.

Après la guerre de 1945, La Croix de Saint-Chamond, qui avait cessé de paraître en 1943, revivra avec La Vallée du Gier qui deviendra L'Essor diocésain sous la direction de l'abbé Dusserre et de Jules Pichon rédacteur en chef. L'Essor abandonnera sa qualification d'hebdomadaire catholique sous la direction de M. Fargetton Henry, tout en restant d'obédience chrétienne.

Père Pupier et Georges Delorme, Sur les ruines du Château...
des fleurs ont poussé. Saint-Ennemond - La Grand'Grange
,
additif au n° 94 de l'Écho de la Grand'Grange, 1989, p. 309.


- les photos accompagnant cet article comme les intertitres ont été ajoutés. Michel Renard

[1] Jules Zirnhel (photo ci-dessous) fut le président de la C.F.T.C. de 1919 à 1940.

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un encadrement catholique très présent à Saint-Chamond


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dimanche 14 juin 2009

le Sillon de Marc Sangnier à Saint-Chamond

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Le Sillon de Marc Sangnier

à Saint-Chamond


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Le journal L'Eveil démocratique, bi-mensuel en
octobre 1905, devient hebdomadaire en octobre 1906
(c'est l'éditeur de la carte postale qui est de Saint-Chamond)


Dans la Loire, l'implantation de la "Jeune République" est antérieure à la guerre de 14-18. Un cercle existe alors dans la vallée du Gier, animé par La Sablière. En 1920, un congrès départemental est présidé à Saint-Chamond par Marc Sangnier en personne puis la "Jeune République" se répand dans tout le département : Saint-Etienne, l'Ondaine, le Pilat, la plaine, les Monts du Lyonnais et du Forez...

source : Forez-Info


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"les Camelots du bon Dieu", carte postale éditée par J. Gonin de Saint-Chamond


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Le Sillon, revue d'action démocratique,
carte postale éditée par le saint-chamonais J. Gonin



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qui était Marc Sangnier (1873-1950) ?

Paris, 3 avril 1873 - 28 mai 1950        

Marc Sangnier a consacré sa vie et ses talents d'orateur et de journaliste à l'idée d'une démocratie fondée sur les forces morales et spirituelles de la foi chrétienne. Né dans une famille très pieuse de la grande bourgeoisie, il fait ses études à Paris, au collège Stanislas, tenu par les Marianistes, ouverts aux idées du catholicisme social prônées par le pape Léon XIII.

Déjà, il cherche à éveiller ses camarades à leurs devoirs  civiques et sociaux et collabore à la revue Le Sillon, fondée en 1894 par son ami Paul Renaudin. En 1899, Le Sillon se transforme en mouvement. Au sortir de l'École polytechnique, Sangnier renonce  une carrière d'officier pour en prendre la direction.          

Cherchant à réconcilier le catholicisme avec le régime républicain, Le Sillon s'est fixé pour but de "travailler à développer les forces sociales du catholicisme dans la société contemporaine". "Les beaux temps du Sillon" se consacrent à l'éducation populaire ; "le plus grand Sillon" s'ouvre aussi à tous ceux qui croient aux valeurs spirituelles et humaines.

Entre 1899 et 1910, à une époque où les idées dominantes de la Troisième République sont mises en cause, où s'installe un climat de religiosité et où émergent des préoccupations sociales, Le Sillon va marquer son influence sur de larges franges de la population française.

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Mais son orientation démocratique, dans un milieu encore très choqué par l'expulsion des congrégations et la loi de séparation des Églises et de l'État (1905), son indépendance aussi vis à vis de la hiérarchie ecclésiastique, finissent par inquiéter. Le 25 août 1910, le pape Pie X condamne le mouvement dans une lettre aux évêques de France : Sangnier se soumet et dissout Le Sillon.

Il se lance alors dans l'action politique, fonde un journal, La Démocratie et, en 1912, un parti, la "Ligue de la Jeune République". Pendant la guerre de 1914-1918, il est chargé par Briand d'une mission en faveur de la paix auprès du pape. Député de Paris de 1919 à 1924, il se consacre entre les deux guerres à l'action pacifiste et organise de grands congrès démocratiques internationaux.

En 1929, à l'instar de Richard Schirmann en Allemagne, il introduit en France les Auberges de Jeunesse pour rapprocher les jeunes de tous les pays. À partir de 1932, il prend un certain recul avec l'action politique et fonde l'hebdomadaire L'Éveil des peuples et le Foyer de la Paix à Bierville (Seine-et-Oise), où il possédait une propriété.

Après la guerre, pendant laquelle il est arrêté, en 1944, par la Gestapo, son influence perdure : élu de nouveau député de Paris, il devient, à sa fondation, le président d'honneur du M.R.P.

Odile Gaultier-Voituriez
archiviste de la Fondation nationale des sciences politiques,
membre du conseil scientifique de l'Institu
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- source


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la vision de la démocratie chez Marc Sangnier

Faut-il le rappeler : Le Sillon (1) est d'abord une revue née en 1894. Au sein de cette publication d'élèves du collège Stanislas, Marc Sangnier issu de la grande bourgeoisie, bientôt polytechnicien, joue un rôle croissant. Il prend en 1898 la direction du Sillon qui devient un mouvement de jeunesse, de formation religieuse et sociale, et prend son essor à Paris et en province.

À partir de 1899, le Sillon se tourne vers l'action  démocratique et se place sur le terrain civique. Son écho s'accroît : 75 adhérents au premier congrès de 1902, 1 000 en 1904, 2 194 en 1909. À partir de février 1907, "le plus grand Sillon" veut rassembler 'toutes les forces qu'anime consciemment ou non l'esprit Chrétien", affirmant une perspective non confessionnelle. Le journal L'Éveil démocratique, bi-mensuel en octobre 1905, devient hebdomadaire en octobre 1906. Le Sillon s'oriente désormais vers l'action politique, Marc Sangnier est candidat aux élections législatives, à une élection partielle en 1909, puis aux élections générales en 1910.

Le Sillon, dès son début, se situe sans hésitation sur le terrain républicain. Ses militants n'ont pas, comme d'autres catholiques français, à se "rallier" conformément aux instructions du pape Léon XIII. Ils acceptent le régime, sinon le détail des institutions. Ils adhèrent aussi aux valeurs patriotiques qu'incarne la République.

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le pape Léon XIII (1878-1903)

Mais quelle est leur vision de la démocratie, une des originalités majeures du Sillon ? Faut-il rappeler qu'à partir de 1905, la revue Le Sillon porte en sous-titre "revue d'action démocratique", et non plus "revue d'action sociale catholique". L'adjectif "démocratique" est porteur d'un sens fort et renvoie à la définition de la démocratie si souvent donnée par Sangnier à ses amis. "La démocratie est l'organisation sociale qui tend à porter au maximum la conscience et la responsabilité civique de chacun" (2) La démocratie est une organisation sociale, ainsi la définition n'est-elle pas d'abord politique et juridique. "Nous voulons, dit encore Sangnier, une démocratie organique, non une démagogie anarchiste. Nous ne sommes pas des individualistes" (3).

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Cette démocratie organiciste n'est pas collection d'individus, elle est faite de corps et de communautés. Le Sillon, comme le catholicisme social, reprend quelque chose de la critique traditionaliste d'une démocratie individualiste, mais les individus ne doivent pas être écrasés par l'organisation sociale. Au contraire celle-ci a pour fin première l'épanouissement de "la conscience et de la responsabilité civique de chacun". Si le Sillon récuse l'individualisme, il affirme le rôle essentiel de la personne. Ce sont les valeurs de la conscience et de la responsabilité qui sont au cœur de la société démocratique.

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Sangnier (1873-1950)

Sangnier ne confond pas la démocratie avec l'anarchie ou la démagogie. Il ne considère pas que la démocratie consiste "à supprimer l'autorité et à la remplacer par la stupide tyrannie des aveugles majorités ; nous croyons au contraire fortifier le principe même d'autorité en élevant à la pleine dignité civique un nombre chaque jour grandissant de sujets" (4). L'effort démocratique consiste "à rendre participante" de la fonction de l'État "une élite chaque jour plus large et ouverte".

La démocratie n'est pas l'égalitarisme et réclame la naissance d'une élite. Forger cette élite démocratique invite à un œuvre d'éducation qui est au cœur du projet sillonniste. La démocratie a besoin de l'apport de l'éducation, elle a besoin aussi de l'apport moral du christianisme. Comme Tocqueville, Sangnier estime que le christianisme "en subordonnant l'intérêt particulier à l'intérêt général rend la démocratie possible".

Ces quelques observations fondées sur les textes de Sangnier repris dans L'Esprit démocratique suffisent à suggérer que la conception de la démocratie politique par le Sillon est différente de la démocratie chère à "l'idée républicaine" (5). Surtout, alors que pour les hommes politiques républicains, de Gambetta à Clemenceau, le politique est premier, préalable aux réformes sociales éventuelles, le Sillon est d'abord tourné vers le social. La construction d'une démocratie sociale est l'exigence première.

Jean-Marie Mayeur, extrait de "introduction" à
Le Sillon de Marc Sangnier et la démocratie sociale.
Actes du colloque des 18 et 19 mars 2004, Besançon,
éd. PU de Franche-Comté, 2006, p. 7-9.

(1) Renvoyons au livre de référence de Jeanne Caron, Le Sillon et la démocratie chrétienne, Plon, 1966, et regrettons que cette thèse n'ait pas été rééditée.
(2) Marc Sangnier, L'Esprit démocratique, p. 167.
(3) Ibid., 26 février 1905, p. 172.
(4) Ibid., p. 174.
(5) On fait allusion au livre classique de Claude Nicolet, Gallimard, 1982.

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samedi 13 juin 2009

rues et quartiers : vues anciennes et récentes

124_001



rues et quartiers :

vues anciennes et récentes

(cartes postales anciennes, photos...)


(en cours de constitution)


places

- place Dorian

- place de l'Abattoir

- place Nationale, foire aux bestiaux

- place de Plaisance



quartiers

- quartier Saint-Pierre : "Vieux Moulin à Soye" (vers 1908)



rues

- rue Alsace-Lorraine

- rue Jules Verne

- rue des Palermes (vers 1958)

- rue Saint-Exupéry

- rue du Tonkin

- Valfleury

- rue Vincendon

- route du Coin, ancienne propriété Pinay :
  (1) démolition, 21 novembre 2008
  (2) travaux en cours, 2 décembre 2008
  (3) travaux en cours, 20 décembre 2008
  (4) la construction s'avance, 5 et 10 mars 2009





place_Abattoir_personnages


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vendredi 12 juin 2009

rue Jules Verne

rue_Jules_Verne_13_juin_2009_vers_rte_du_Coin


rue Jules Verne


rue_Jules_Verne_13_juin_2009___7_h_30
en descendant vers Fonsala (13 juin 2009)

rue_Jules_Verne_13_juin_2009_vers_rte_du_Coin
en direction de la route du Coin (13 juin 2009)

rue_Jules_Verne_13_juin_2009_vers_rte_du_Coin_et_le_ciel
à droite, la clôture de verdure du collège Sainte-Marie (13 juin 2009)

rue_Jules_Verne_13_juin_2009_petite_porte
petite porte (13 juin 2009)

rue_Jules_Verne_13_juin_2009_petite_porte__2_
petite porte (13 juin 2009)

Tant qu'une ville conservera ce capital de verdure et ce bâti à hauteur d'homme, c'est toute une civilisation qui perdurera. Et donc un certain bien-être.

P1000579
l'hiver, en direction de la route du Coin  (5 février 2008)


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jeudi 11 juin 2009

demande d'internement de Mme Launay, communiste (1941)

petain8



demande d'internement de Mme Launay,

militante communiste, en 1941


demande_internement_Mme_Launay__communiste_1941
demande d'avis adressée par le Préfet au maire
de Saint-Chamond (arch. mun. Saint-Chamond, 2 Isc 22)



Cabinet du Préfet de la Loire
État français

Saint-Étienne, le 23 juillet 1941
à Monsieur le Maire de Saint-Chamond

J'ai l'honneur de vous faire connaître que M. le Général commandant la 13e Division militaire me demande de procéder à l'internement administratif de Mme Launay, née Delaigue, domiciliée chez ses parents, impasse Châtelard, à Saint-Chamond.
Je vous serais reconnaissant de vouloir bien me faire connaître si vous considérez cette personne comme réellement dangereuse pour la défense nationale ou la sécurité publique et si vous estimez que la mesure proposée s'impose à son encontre.
le Préfet
signé

demande_internement_Mme_Launay__communiste_1941__2_
(arch. mun. Saint-Chamond, 2 Isc 22)

réponse

Le Maire de Saint-Chamond
à Monsieur le Préfet de la Loire

28 juillet 1941

Monsieur le Préfet,
vous m'avez demandé mon avis sur la mesure d'internement à prendre à l'égard de Mme Launay, née Delaigue.
La femme Launay a été une militante communiste ardente.
Depuis l'armistice, à chaque manifestation de l'activité communiste (pose de papillons, distribution de tracts), elle a été particulièrement surveillée ; les enquêtes sur sa participation éventuelle à ces mouvements n'ont rien relevé contre elle.
Actuellement, c'est une malheureuse dans la misère ; le rôle de son mari dans le parti communiste lui fait refuser tout emploi par les commerçants et industriels de la région ; elle a à sa charge un enfant de 5 ans. Des secours ont dû lui être attribués par la Mairie.
Dans cette situation et en raison de l'éloignement de son mari, elle ne paraît pas dangereuse pour la Défense nationale, et je ne crois pas qu'une mesure d'internement s'impoose.

pour le Maire
l'Adjoint

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cour intérieure de l'Hôtel de ville de Saint-Chamond


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rue Saint-Exupéry

rue_Saint_Exup_ry_11_juin_2009




la rue Saint-Exupéry


rue_Saint_Exup_ry_11_juin_2009
en descendant la rue Saint-Exupéry ; à gauche, la limite du mur de l'école
Sainte-Marie, puis les maisons du clos Bernard (11 juin 2009)

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plaque de rue à hauteur de l'intersection avec la rue Jules Verne

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haut de la rue Saint-Exupéry, 13 juin 2009 à 7 h 28 ;
à gauche, le mur de clôture et les arbres de l'école Saint-Marie

haut_rue_Saint_Exup_ry_13_juin_2009___7_h_28__2_
haut de la rue Saint-Exupéry, 13 juin 2009 à 7 h 28 ; au fond, la rue Jules Verne

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haut de la rue Saint-Exupéry, 13 juin 2009 à 7 h 29

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haut de la rue Saint-Exupéry, 13 juin 2009 à 7 h 30


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mercredi 10 juin 2009

rue du Tonkin

rue_du_Tonkin


rue du Tonkin


rue_du_Tonkin
rue du Tonkin, à Saint-Chamond ; à gauche, la ligne de chemin de fer ;
à droite, la rue Saint-Exupéry (photo prise le 10 juin 2009 à 17 h 20)


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longeant la voie ferrée, la rue du Tonkin à Saint-Chamond


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arrière de façade, rue du Tonkin (vue du bas de la rue Saint-Exupéry)


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