Saint-Chamond - accueil

Saint-Chamond (Loire) : cheminée des anciennes Forges et Aciéries de la Marine
le site le plus fourni en images sur le
Saint-Chamond d'avant et sur celui d'aujourd'hui...!
* liste des PROMENADES à Saint-Chamond
* ALLER DIRECTEMENT au dernier article (1er août 2011, mais daté 30 juillet)
* photos inédites : une procession religieuse à Saint-Chamond dans les années 1930
*** TOUS LES ARTICLES DE CE BLOG*** TOUTES LES ARCHIVES ***
Spécial : église Notre-Dame
****80% DE "OUI" LE 26 AVRIL 2009 POUR SAUVER L'ÉGLISE NOTRE-DAME...! ****
**VOTER "OUI" POUR LA SAUVEGARDE DE L'ÉGLISE NOTRE-DAME...! **
** voir l'intérieur de l'église Notre-Dame : 84 photos commentées **
**** SURTOUT NE PAS DÉTRUIRE L'ÉGLISE NOTRE-DAME...! ****
**l'église de Saint-Chamond DÉTRUITE (janvier 2010)...!! **
**le site du Comité de sauvegarde de l'église Notre-Dame : voir la vidéo **
** du sens des responsabilités en politique (Michel Renard) **
1 - Visiter Saint-Chamond, Loire (331 photos)
2 - Histoire locale, sociale, politique et culturelle
3 - Passé industriel et vie ouvrière
4 - Antoine Pinay (1891-1994)
5 - Archives communales de Saint-Chamond
6 - Citoyenneté locale - élections municipales
7 - Culture à Saint-Chamond
8 - Environnement
9 - Saint-Chamond, le Gier et le Pilat
10 - Le monument Sadi Carnot (1894/1895)
11 - Le château des seigneurs de Saint-Chamond
12 - La Caisse d'Épargne
13 - Écoles et anciennes photos de classes
14 - L'église Notre-Dame
15 - L'église Saint-Pierre
16 - L'église Saint-Ennemond
17 - La mairie (couvent des Minimes)
18 - La Maison des Chanoines
19 - L'Hôtel-Dieu
20 - Saint-Chamond agricole
21 - La gare de Saint-Chamond
22 - La place de la Valette - statue centenaire
de la Révolution française (1889)
23 - Site Giat
24 - Institution Sainte-Marie
25 - Cité de Fonsala et ancienne piscine
26 - Rues et quartiers de Saint-Chamond (hier et aujourd'hui)
27 - Patrimoine et vestiges
28 - Les maires de Saint-Chamond
29 - Population et économie à Saint-Chamond * résultats des élections municipales du 9 mars 2008 *
* résultats des élections municipales du 16 mars 2008 *
30 - Plans, cartes, vues aériennes et d'ensemble
31 - Anciens commerces
32 - Personnalités liées à Saint-Chamond
33 - Histoire de la vie religieuse à Saint-Chamond
34 - Cimetière
35 - Georges Lapicoré : la passion des vins, à Saint-Chamond
36 - Les commerces de Saint-Chamond
37 - La Poste
38 - Le Forez
- blog ouvert le 3 juillet 2006
- conseil de lecture : pour replacer en haut du blog les annonces publicitaires
(imposées par la plate-forme canalblog comme contre partie de la gratuité),
opérer une actualisation de la page
________________________________________________________________________________________________
Saint-Chamond (Loire)
courte présentation
Le nom de Saint-Chamond est issu de l'altération linguistique de Saint-Ennemond (620-663), évêque de Lyon au VIIe siècle qui fit bâtir une chapelle sur la colline au cours de sa campagne d'évangélisation de la région.
Outre l'évêque éponyme du VIIe siècle, à la commune de Saint-Chamond sont associés les souvenirs de personnages historiques ou d'entreprises célèbres, sommairement évoqués ci-dessous :
- Christophe de SAINT-CHAMOND (1534-1580), participe aux guerres de religion du côté catholique et est surnommé "le fléau des Huguenots" (protestants). En 1570 Henri de Navarre (futur Henri IV), retenu à Saint-Étienne ou à Saint-Chamond (?), s'arrêta sur le pont de la Clare (ci-dessous) et aurait demandé, pour chasser, "les chiens du seigneur Christophe". Celui aurait refusé d'envoyer ses bêtes mais aurait fait parvenir à Henri des cerises de son jardin.
- Melchior MITTE de CHEVRIÈRES (1586-1649), seigneur et marquis de Saint-Chamond, lieutenant général des Armées du Roi, ambassadeur en Italie et en Angleterre. Il fut un bâtisseur à qui la ville doit l'église Saint-Pierre (1609), et la Collégiale (21 octobre 1635). Son nom a été donné à l'esplanade située devant la médiathèque Louise Labé.
- Jean-Jacques ROUSSEAU (1712-1778), le genevois n'est pas originaire de la région mais venait herboriser à la Jasserie du Pilat. Son séjour valut ensuite à Saint-Chamond d'être appelée Vallée-Rousseau pendant la Révolution française. L'auteur du Discours sur l'origine de l'inégalité (1755), du Contrat social, (1762) des Confessions (1766-1769), représentait l'époque des Lumières s'affranchissant des préjugés religieux.
- Claude JAVOGUES (1759-1796), élu député à la Convention par le département de Rhône-et-Loire en 1792, il est désigné Représentant en mission dans la Loire après le siège de Lyon (septembre 1793). Il commet de nombreuses exactions condamnées par le Comité de Salut public qui réclame son retour à Paris en février 1794.
- Marcellin CHAMPAGNAT (1789-1840), prêtre abbé nommé vicaire à la Valla-en-Gier en 1816, il fit bâtir Notre-Dame de l'Ermitage le long du Gier, près de Saint-Chamond. Il est consacré Père Mariste en 1836. Marcellin Champagnat a consacré ses efforts à la diffusion de l'instruction religieuse dans les campagnes et a fondé la Société des Petits Frères de Marie (Frères Maristes des Écoles). À sa mort, Notre-Dame de l'Ermitage compte 280 frères, 48 écoles et 7000 élèves.
- RAVACHOL (1859-1892), né à Saint-Chamond et mort guillotiné à Montbrison. Ouvrier teinturier, Ravachol connut la misère et s'engagea dans une violente révolte contre les inégalités sociales qu'il condamne au nom des théories anarchistes. Auteur de plusieurs attentats à la dynamite contre des représentants de la justice, il fut capturé le 30 mars 1892, condamné d'abord à la réclusion à perpétuité puis à mort, et exécuté le 11 juillet 1892.
Il déclara à son procès : «J'ai travaillé pour vivre et faire vivre les miens ; tant que ni moi ni les miens n'avons trop souffert, je suis resté ce que vous appelez honnête. Puis le travail a manqué, et avec le chômage est venue la faim. C'est alors que cette grande loi de la nature, cette voix impérieuse qui n'admet pas de réplique : l'instinct de la conservation, me poussa à commettre certains des crimes et délits que vous me reprochez et dont je reconnais être l'auteur. (...) Jugez-moi, messieurs les jurés, mais si vous m'avez compris, en me jugeant jugez tous les malheureux dont la misère, alliée à la fierté naturelle, a fait des criminels, et dont la richesse, dont l'aisance même aurait fait des honnêtes gens !»
- Antoine PINAY (1891-1994), né à Saint-Symphorien-sur-Coise (Rhône) un an après le futur général de
Gaulle, est le fils d’un fabricant de chapeaux. Sa scolarité fut marquée par son internat au collège Sainte-Marie des Pères maristes de Saint-Chamond mais il renonça à se présenter au baccalauréat : "comme il n'a pas davantage passé le certificat d'études, la France aura en lui un président du Conseil dépourvu du moindre titre scolaire ou universitaire"...! (Christine Rimbaud, Pinay, 1990, p. 12). Blessé à la guerre de 1914-1918, il se lance ensuite dans l'industrie à Saint-Chamond en devenant patron d'une tannerie. En 1929, il est élu maire de la ville et le reste jusqu'en 1977. En 1934, il est élu conseiller général et en 1936 député. En 1938, il devient sénateur. Son engagement politique est celui des radicaux indépendants (droite). Après guerre, il est conseiller général, député et plusieurs fois ministre (affaires économiques, travaux publiques). Il devient Président du Conseil (premier ministre) le 23 mars 1952 et le reste pendant neuf mois. "Porte-drapeau de ceux qui n'avaient été ni résistants, ni collaborateurs notoires" (Les droites françaises, éd. Folio, 1995, p. 623), il fait figure de "héros de la normalité" et annonce un programme économique et financier de "mesures techniques", "ni de gauche ni de droite". Le succès de l'emprunt Pinay, indexé sur l'or et exempté de droits de succession, forgea sa légende qui fut aussi redevable au retournement de la conjoncture mondiale. Edgar Faure déclara : "le gouvernement, malgré son inaction, a obtenu des résultats. Ce sera probablement l'un des rares cas dans l'histoire où l'on aura vu apparaître des résultats ne correspondant à aucun effort positif et qui se dessinnent en quelque sorte dans le vide" (ibid., p. 627). Pinay fut ministre des Finances du général de Gaulle puis de Debré, de juin 1958 à janvier 1960.
plus de détail sur : Antoine Pinay
_____________
On a aussi donné le nom de Saint-Chamond à des engins blindés. Ci-dessous, un Saint-Chamond en 1917, équipé d'un canon de 75 mm :
_____________
La population de Saint-Chamond est estimée à 35 500 habitants par les enquêtes de 2004 à 2007 (contre 37 738 au recensement de 1999), ce qui la place au troisième rang départemental après Saint-Étienne (175 500) et Roanne (44 000).

Saint-Chamond dans la Loire : mairie (façade classée monument historique)
La commune de Saint-Chamond compte cinq édifices - ou portions d'édifices - classés "monument historiques" :
- la Maison des Chanoines
- l'ancien Hôtel-Dieu
- l'église Saint-Pierre
- la façade de la mairie
- les façades et toitures de l'ancienne teinturerie Gillet Thaon
ouverture du blog : 25 juillet 2006
- blog édité par
Michel Renard
Saint-Chamond,
commune de France
vues de la gare de Saint-Chamond un matin de janvier
vues de la gare de Saint-Chamond
le samedi 28 janvier 2012

sur le quai qui mène vers Saint-Étienne, un peu avant 10 heures du matin

sur le quai qui mène vers Saint-Étienne, un peu avant 10 heures du matin,
au milieu l'escalier souterrain qui mène du quai A au quai B

sur le quai qui mène vers Saint-Étienne, mais en horizon la provenance de Lyon
Izieux et ses changements
modifications urbaines à Izieux

- Bien que pas très ancienne voici la photo d'un quartier qui a changé de physionomie en 2001. J'avais photographié cette maison juste avant sa démolition. À la place il y a un square. C'est à Izieux.
Jacqueline Pitiot
Langonand
route de Langonand

avant 1914
cliquer sur l'image pour l'agrandir

cliquer sur le plan pour l'agrandir
hôpital Beaujeu - lycée professionnel Saint-Ennemond
ancien hôpital Beaujeu,
aujourd'hui lycée professionnel
- aujourd'hui, cet édifice est le lycée d'enseignement privé Saint-Ennemond, localisé place de l'Égalité mais on y entre par la rue de l'Éternité.
Théâtre soudanien
une vie culturelle ouverte sur l'exotique
- les costumes n'ont pas grand rapport avec l'Afrique soudanienne, à part le personnage central et les enfants... mais l'intention est là...
liste des promenades dans Saint-Chamond

kiosque du jardin de l'hôtel de ville, 3 juillet 2006
visites et promenades à Saint-Chamond
328 photos
- samedi 12 janvier 2012 (gare de Saint-Chamond)
- dimanche 15 janvier 2012 (l'aube)
- jeudi 14 juillet 2011 (rue Loubet)
- lundi 11 juillet 2011 (rue de la Brosse)
- lundi 11 juillet 2011 (rue des Palermes)
- vendredi 8 janvier 2010 (neige)

le quartier Saint-Pierre vu de la colline Saint-Ennemond, 26 décembre 2008
Fonsala
vue d'ensemble de la cité de Fonsala
- les grandes barres des années 1960... sans aucune imagination architecturale, sinon l'objectif d'entasser des gens...
un matin de janvier
l'aube sur Saint-Chamond, un matin d'hiver

juste avant le lever du jour, le dimanche matin 15 janvier 2012 à 7 h 55

juste avant le lever du jour, le dimanche matin 15 janvier 2012 à 8 h 05
château Montgolfier
le château de Montgolfier, ou du Jarez
Antoine PINAY (1955)
Lorsqu'en 1897, les Aciéries de la Marine, présidées par M. Denière, inaugurèrent le Château de Jarez qui devenait leur «P. C.», M. de Montgolfier entendit, au nom de sa Compagnie, marquer solennellement son attachement à Saint-Chamond, en portant dans ses Statuts que ce château en devenait désormais le siège social.
Cette belle demeure est située à l'entrée d'un parc de quatre hectares, aux allées en pente douce, sur le flanc de la colline descendant vers le Gier, qui prolonge l'un des versants du massif du Pilât.
Son style 1900 est caractéristique : escalier monumental, pièces immenses et dégagements spacieux.
Le Président Théodore Laurent aimait cette résidence; il apportait tous ses soins à en améliorer le confort, et à embellir son parc : son dernier soin fut d'y faire planter des espaliers d'arbres fruitiers, qu'il se plaisait à montrer aux visiteurs.
Bien que le château soit assez rapproché de la bruyante route reliant Lyon à Saint-Étienne, la solide construction de ses murs le rend néanmoins calme et tranquille. Cette quiétude, le Président l'appréciait, venant faire chaque année un séjour à Jarez, afin d'y méditer son allocution d'Assemblée générale. Il la préparait «avec le plus grand soin, ne négligeant aucun détail, mais ciselant et modelant ses phrases, avec la préoccupation très nette de condenser tout l'essentiel de ce qu'il avait à dire dans un exposé précis, court et lumineux», comme l'a si bien rappelé le Président Lefol à l'Assemblée générale de décembre 1953, en évoquant la figure de son prédécesseur.
un château en harmonie avec le rang occupé
dans le monde de la métallurgie
Dans l'esprit de M. de Montgolfier, le château de Jarez était destiné à offrir aux réceptions de la Compagnie un cadre en harmonie avec le rang qu'elle occupait dans le monde de la métallurgie, comme aussi à accueillir avec l'éclat mérité les hautes personnalités françaises et étrangères venues rendre visite aux usines.
Les circonstances tragiques des deux guerres mondiales devaient donner au château une destination que n'eussent pu prévoir les auteurs de son inauguration en 1897.
De 1914 à 1918, Mme Laurent y séjourna avec ses deux plus jeunes fils : François, qui fit une partie de ses études au Collège Sainte-Marie de Saint-Chaînon, et Marc, né à Saint- Chamond en 1914. Ses quatre autres fils étaient aux armées; l'un d'eux ne devait pas en revenir.
Théodore Laurent, que ses fonctions de Directeur général de la Compagnie obligeaient à résider à Paris pour la coordination et la bonne marche des affaires, comme aussi pour les relations avec les autorités civiles et militaires, venait très fréquemment à Saint-Chamond.
Que de nuits il passait dans sa voiture, roulant à allure vertigineuse sur la route de Paris à Saint-Etienne ! A cette époque, au témoignage de ses collaborateurs, il semblait infatigable, la vigueur de sa santé lui permettant de limiter au strict nécessaire ses heures de repos.
Vint ensuite la période de paix précaire de 1918 à 1939. En juin 1940, Théodore Laurent séjourna quelques semaines à Saint-Chamond avec ses proches collaborateurs puis, sur l'ordre du Gouvernement, les bureaux de la Direction Générale de Paris durent se replier dans la Loire.
De 1940 à 1944, Jarez offrit notamment asile aux services de la Société Lorraine des Aciéries de Rombas, lesquels, par suite du séquestre allemand, ne pouvaient retourner en Moselle.
avant-propos d'Antoine Pinay au livre
Théodore Laurent : l'industriel, l'homme (1955)
source : http://annales.org/archives/x/laurent.html
























