vue générale (1)

 

 

origine du nom des rues de Saint-Chamond

 

travail en cours

 

- Abattoir (place de l') :

- Alsace-Lorraine (rue de l') :

- Ardaillon (rue) : Jacques Marie Ardaillon, né le 7 mars 1795 à Boulieu-les-Annonay (Ardèche), fut maire de Saint-Chamond sous la Monarchie de Juillet et durant les premiers mois de la IIe République (septembre 1830 - juin 1848). Ardaillon fut également député libéral de la Loire de 1831 à 1842. Il était maître de forges et habitait le quartier des Palermes.

 

demeure Ardaillon
demeure de Jacques Marie Ardaillon, rue des Palermes à Saint-Chamond

 

- Asile (rue de l') :

- Asile-Alamagny (rue de l') :

- Asile-Fournas (rue de l') : asile fondé par Marie Fournas en 1850.

- Barra (rue) :

- Béal (rue du) : ancienne ruelle qui longeait le bief (petit canal) amenant l'eau au moulin de Saint-Pierre : le mot "béal" vient de l’occitan besal/bial  qui signifie "canal de dérivation, bief de moulin".

- Berbelot (rue) :

- Boucherie (rue de la) : souvenir de la puissante corporation des bouchers qui siégeait à Saint-Ennemond en 1592.

- Brosse (rue de la ) : on retrouverait ce nom dans des actes de 1266 (la Broci), selon Stéphane Bertholon.

- Capucins (rue des) : voie desservant le couvent des Capucins fondé en 1601 par Jacques Mitte, seigneur de Saint-Chamond.

- Caure (rue de la) : d'après Stéphane Bertholon, s'appelait déjà ainsi au XVIIe siècle ; dans l'Est de la France, ce toponyme renvoie au coudrier ou noisetier ; mais ici, cela pourrait venir du latin caudere (tomber), la rue qui tombe, qui descend.

- Cellieu (route de) :

- Champ-du Geai (rue du) : primitivement, "Champ-du-Gué" car c'était le lieu du franchissement du Janon, d'après Éric Perrin. Autre signification, selon Stéphane Bertholon : nom d'une ancienne propriété du XVe siècle, la prairie et le bachat du Champ du Geai.

- Charité (rue de la) : appelée ainsi depuis 1882 pour remplacer l'ancienne rue Saint-Catherine.

- Château (rue du)

- Chatelard (rue du) : allusion à un châtean ancien et secondaire ; diminutif de château majeur.

- Chavanne (chemin de) :

- Croix-Gauthier (rue de la ) : Gauthier est le nom d'une ancienne famille qui avait fait ériger une croix à cet endroit.

- Croupisson :

- Deux-Maisons (rue des) : aujourd'hui, rue Jean-Baptiste Tamet.

 

rue des Deux-Maisons rue JB Tamet 13 mai 2008 (1)
rue des Deux-Maisons, auj. rue J.B. Tamet (13 mai 2008)

 

rue des Deux-Maisons rue JB Tamet 13 mai 2008 (2)
ancienne rue des Deux-Maisons, auj. rue J.B. Tamet (13 mai 2008)

 

- Dorian (place) : Pierre-Frédéric Dorian (Montbéliard, 1814 - Paris, 1873) fut maître de forges à Unieux, maire de cette ville en 1860, conseiller général puis député du département de la Loire en 1863 ; ministre des travaux publics du gouvernement de Défense Nationale en 1871.

 

Dorian portrait
Pierre-Frédéric Dorian (1814-1873)

 

- Dugas-Montbel (rue) : savant helléniste, né à Saint-Chamond le 11 mars 1776 et mort en novembre 1834. Après avoir servi dans les armées de la République, il avait recommencé ses études manquées. À vingt ans il se passionna pour le latin et les langues vivantes, à trente ans il fut pris d'amour pour le grec. En 1815 il fit paraître sa traduction de l'Iliade, en 1818 celle de l'Odyssée. En juillet 1830, il fut élu député du Rhône par le collège des 570 électeurs du département. Il monta à la tribune pour réclamer l'abolition de la peine de mort. Il défendit aussi les intérêts de la fabrique de soie de Lyon lors du débat sur les droits de douane le 26 mars 1832.

 

Dugas-Montbel portrait
Dugas-Montbel (1776-1834)

 

- Égalité (place de l') :

- Éternité (rue de l') :

- Étroits (rue des) :

- Fenderie (rue de la) : en métallurgie, une fenderie est un atelier où l'on fend le fer en barres ; à Saint-Chamond, les premières fenderies furent celles de Moras (1692) puis de Neyrand en 1788.

- Ferréol (rue) :

- Fontaine (rue de la) :

- Forges (Grande rue des) :

- Fort (quai du) : entre la rue Montdragon et la rivière du Gier se trouve la quartier du Fort, rappelant les anciennes fortifications du château ; Stéphane Bertholon précise que le "grand Fort" donnait sur le Gier, et le "petit Fort" sur le Janon.

- Fort (quartier du) :

- Fours-Banaux (rue des) :

- Fraternité (place de la) :

- Froide (rue) :

- Gambetta (rue) : dédicace non saint-chamonaise ; honneur à l'homme politique républicain (1838-1882).

- Garat (rue du) : selon Stéphane Bertholon, garat signifie "terrain vague", "taillis" ; il explique : "lorsque Mathieu Palerne fit construire, en 1480, la chapelle Sainte-Barbe qui devait plus tard devenir Saint-Pierre, la rue qui la reliait à celle de la Réclusière fut prise sur "les garats" qui existaient alors en ce lieu" et en conserva le nom.

- Gare (avenue de la) : voie débouchant sur la gare de Saint-Chamond

- Germain-Morel (rue) : porte le nom de l'un des fondateurs des Forges et Aciéries de la Marine. Né en 1820 et mort en 1853.

 

Germain Morel portrait
Germain Morel (1820-1853)

 

- Halle (place de la) : appelée aussi place de la Grenette pour "le marché aux grains qui se tenait sous une halle à dix piliers, construite par le seigneur Christophe de Saint-Chamond" (Stéphane Bertholon).

- Hôpital (rue de l') :

- Hôtel-de-Ville (avenue de l') :

- Hôtel-de-Ville (place de l') :

- Hôtel-de-Ville (rue de l') :

- Izieux (cours d') :

- Janon (quai) :

- Janon (rue du) :

- Jardiniers (rue des) :

- Jarez (rue du) : ouverte en 1879 ; son nom évoque la maison seigneuriale du Jarez qui régna sur Saint-Chamond pendant cent cinquant-neuf ans.

- Jeanne-d'Arc (rue) : ancienne rue des Religieuses qui rappelait le couvent des Ursulines ; d'après Stéphane Bertholon, "autrefois, on appelait tout ce quartier «derrière les mères»".

- Jules-Duclos (rue) : ancienne rue "Vignette" ; Jules Duclos fut maire de mai 1871 à décembre 1874.

- Lavieu (chemin de) :

- Lavieu (rue de) : nom de la première famille seigneuriale qui posséda Saint-Chamond.

- Lavieu (quartier de) : nom de la première famille seigneuriale qui posséda Saint-Chamond.

- Liberté (place de la) :

- Marc-Seguin (rue) : créateur du chemin de fer et de la première locomotive à vapeur pourvue d'une chaudière tubulaire.

- Montdragon (rue) : Montdragon fut le dernier seigneur de Saint-Chamond ; son fils donna les bâtiments de la Grand'Grange pour y installer les religieux qui tenaient les écoles communales.

- Nationale (place) :

- Oie (rue l') : vieille rue de la colline Saint-Ennemond.

- Palermes (rue des) : référence à la famille des Palernes, écrivains et industriels ; le nom a évolué en "Palermes".

- Parterre (le) :

- Pichelière (rue) : très ancienne, elle était appelée "Pichalière" en 1645, selon Stéphane Bertholon qui ajoute : "de cette rue, part une montée de cent escaliers, divisés par paliers de dix, et allant aboutir à l'ancien couvent des Capucins".

- Pilat (rue du) : tire son nom de sa situation géographique conduisant vers la montagne du Pilat.

- Plaisance (petit chemin) : nom provenant de la vue "plaisante" qui s'offrait de cet endroit.

- Plaisance (rue de) : le nom vient de la vue agréable que le lieu offrait.

- Pont-des-Écoles (rue du) :

- Pont-des-Planches (rue du) : tire son nom de sa situation.

- Pont-Fournas (rue du) :

- Pont-Fourvieux (rue du) :

- Pont-Saint-Pierre (rue du) :

- Port-Sec (rue du) :

- Pré-Château (rue du) :

- Presbytère (rue du) :

- Quartier-Neuf (rue du) :

- Réclusière (rue de la) : située à l'ancienne porte de Saint-Chamond ; elle rappelle les récluseries qui s'y trouvaient abritant des personnes enfermées volontairement ou vivant à l'écart du monde.

- République (rue de la) : nouveau nom de la Grande-Rue ou rue principale de la ville.

- Richard-Chambovet (rue) : en souvenir du fondateur de l'industrie du lacet à Saint-Chamond.

- Rigoudin (chemin) :

- Rivage (rue du) : appellation qui date du XVIIe siècle lors de sa création par Melchior Mitte de Chevrières (1586-1649) ; cette voie doit son nom au fait qu'elle menait de l'église Notre-Dame à la rive du Gier (alors non couvert), juste après l'ancienne place Saint-Antoine.

 

rue du Rivage plan 1895
tracé de la rue du Rivage à Saint-Chamond, entre l'église Notre-Dame et le cours du Gier

 

- Rive (rue de la) : située le long de la rivière Gier.

- Sabotin (rue) : un ancien faubourg portait ce nom ; d'après Stéphane Bertholon, on y trouvait le fameux bouge appelé "Hôtel des poux volants".

- Sadi-Carnot (rue) : Marie François Sadi-Carnot (1837-1894), nom du président de la République (3 décembre 1887 - 25 juin 1894), mortellement blessé à Lyon le 24 juin 1897 par l'anarchiste italien Sante Geronimo Caserio. Un monument portant son buste sculpté est élevé dans le Jardin public de Saint-Chamond.

- Saint-Charles (rue) :

- Saint-Christo (route de) :

- Saint-Claude (rue) :

- Saint-Ennemond (Grande rue) :

- Saint-Étienne (rue de) :

- Saint-Hippolyte (rue) :

- Saint-Jules (rue) :

- Sainte-Marie (rue) :

- Sibert (rue) : en mémoire d'un ancien curé de Notre-Dame fandateur d'un prix de vertu décerné tous les deux ans à une jeune fille de la paroisse ; rue tracée en 1882.

- Thomas-Dubouchet (rue) :

- Tramway (rue du) :

- Treyve (place de) :

- Trois-frères (rue des) : en mémoire des trois religieux qui organisèrent en 1806 les écoles de Saint-Chamond.

- Ventefol (rue) : d'après Stéphane Bertholon, cette voie portait ce nom dès 1543 ; d'une manière générale, "ventefol" désigne un lieu venteux.

- Victor-Hugo (rue) : dédicace non saint-chamonaise ; honneur au grand écrivain (1802-1885).

- Vignette (rue) :

- Waldeck-Rousseau (boulevard) : dédicace non saint-chamonaise ; Pierre Waldeck-Rousseau (1846-1904) fut un homme politique républicain Président du Conseil des ministres de juin 1899 à juin 1902.

- William-Neyrand (rue) :

 

 

vue générale (3)
Saint-Chamond, les rues étroites du quartier de Saint-Ennemond

 

* sources

  • archives municipales de Saint-Chamond
  • Histoires de Saint-Chamond, Stéphane Bertholon (1927), réédité par les Amis du Vieux Saint-Chamond, 1989, impr. Reboul, Saint-Étienne. Stéphane (de son vrai prénom : Étienne) Bertholon est né en 1862 à Saint-Chamond et mort en 1931.

 

Hist St-Cham Bertholon couv

 

  • Mémoire en images. Saint-Chamond, Éric Perrin, éd. Alan Sutton, 2002.
  • recherches personnelles.

 

vue générale (2)
Saint-Chamond ; au milieu, l'édifice du théâtre aujourd'hui disparu

 

vue générale (4)
Saint-Chamond, la densité urbaine des quartiers populaires

 

____________________

 

à propos du nom des rues de Saint-Chamond

 

L'appellation récente du Jardin public de Saint-Chamond par le nom de Nelson Mandela a souvent suscité de l'étonnement et de l'indifférence.
Avec tout le respect que l'on peut observer pour ce personnage, appeler à Saint-Chamond un jardin public "Nelson Mandela" n'a aucun sens. Rien ne rattache particulièrement la population de cette ville au combat mené par Nelson Mandela.

On aurait pu appeler le parc du nom de "Joseph Menu", jeune et brillant saint-chamonais, étudiant architecte, grand prix des Beaux-Arts de Paris, mort pour la France à l'âge de 22 ans, le 30 septembre 1914 (voir la liste des 405 Saint-Chamonais morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale).

On peut comprendre la volonté de souscrire à l'universalisme de grandes causes humaines. Mais est-il judicieux d'attribuer ces références à des rues de la commune ? L'espace local plonge dans une antériorité qu'il est bon de rappeler et qui lie entre elles les générations. Cela contribue à forger une identité d'appartenance locale.

La réflexion avait déjà été formulée par l'historien Stéphane Bertholon (Histoires de Saint-Chamond, 1927) dans son évocation du nom des rues de la cité :

- "...mais ce bel ensemble est malheureusement gâté par des noms très disparates et aussi peu saint-chamonais que possible : rues Gambetta, Victor-Hugo, Jaurès, etc.
Et ces noms sont donnés précisément aux plus importantes rues de la partie neuve de la ville, qui devraient logiquement recevoir des noms bien locaux qu'il serait d'honorer, tel celui du fameux Melchior Mitte, auquel Saint-Chamond doit tous ses monuments et qui, en dehors de cela, fut une célébrité européenne ; de Gayotti, père de l'industrie du moulinage qui fit durant plusieurs siècles la fortune de notre pays ; du premier historien local, Ennemond Richard ; des Dugas, des Bancel, des Flachat, des James Condamin, tous célèbres à divers titres.
Et surtout, on ne devrait pas, comme on l'a fait à deux ou trois reprises, dépabtiser des rues à noms historiques ou rappelant des souvenirs locaux ; cela est du pur "vandalisme" et devrait être interdit au même titre que la défense de toucher aux monuments historiques placés sous la protection du ministère des Beaux-Arts, qui devrait bien aussi étendre sa sollicitude aux anciens souvenirs de nos vieilles cités" (p. 125).

L'obstacle, aujourd'hui, c'est que la municipalité - sous la mandature de Philippe Kizirian (2008-2014) - s'est dessaisie de son pouvoir d'attribution (elle a conservé celui d'arbitrage) du nom des rues au profit des "conseils de quartier". Et que l'inculture des fantomatiques participants à ces "conseils" ne permet plus de maintenir le lien avec le passé.

Michel Renard
professeur d'histoire
29 avril 2015

 

 

- retour à l'accueil