samedi 13 février 2016

sous-sol du site Giat (Aciéries de la Marine)

Giat sous-sol (1)

 

 

sous-sol du site Giat (Aciéries de la Marine)

archéologie industrielle

 

 

La poursuite des travaux d'aménagement et de décapage du sol sur le site de l'ancien Giat fait découvrir des vestiges bien conservés de constructions en briques. Pour l'instant, je ne sais pas si quelqu'un les a identifiés, ni si les travaux vont être arrêtés pour investigation et diagnostic par une unité de recherches archéologiques préventives (Inrap).

 

niveaux du sol des Aciéries

Il apparaît, en tout cas, clairement que le sol a été profondément remanié lors des constructions d'édifices et de structures industrielles sur le site des anciennes Aciéries de la Marine. Il a été nettement exhaussé, enfouissant les restes d'élévations antérieures non complètement détruites et générant un remblais important.

De quoi s'agit-il ? Il est difficile de se prononcer pour le moment. Seraient-ce des galeries souterraines ? Dans ce cas, l'exhaussement se mesurerait en centimètres. Ou d'édifices primitifs à l'air libre ? Ce qui signalerait un exhaussement de plusieurs mètres.

 

Diapositive1
coupe du sous-sol des Aciéries de la Marine/Giat - © Michel Renard

 

 

site Giat, plate-forme basse

 

Giat sous-sol (1)
à quelques centimètres sous le sol, un appareillage de briques qui semble bien la voûte d'un ouvrage plus profond

 

Diapositive1

 

 

Giat sous-sol (2)
autre arcade affleurant à trente centimètres sous le sol

 

Giat sous-sol (3)
appareillage de briques à trente centimètres sous le sol

 

Giat sous-sol (4)
appareillage de briques à trente centimètres sous le sol, et restes de conduites

 

Giat sous-sol (5)
toute la zone recèle des constructions de briques

 

photos 13 février 2016
Michel Renard

 

vestiges des fours Martin-Siemens ?

Selon un article des Annales des Mines de 1899, les usines de Saint-Chamond comprenaient une grande aciérie Martin-Siemens avec sept fours de 15 à 40 tonnes, un atelier de puddlage, des ateliers de tours et de laminage, une grande et une petite tôlerie, un atelier de grosse forge avec marteau-pilon de 100 tonnes et presse à forger de 4 000 tonnes, des ateliers de trempe, de finissage, de montage pour les tourelles cuirassées, avec presses de 3 000 et de 3 500 tonnes.

Les fours Martin-Siemens sont dotés, en-dessous du four proprement dit, de quatre régénérateurs qui sont des chambres remplies de briques réfractaires servant d'accumulateurs de chaleur.

 

four Siemens (1)
four Siemens et ses quatre chambres de briques

 

four Siemens (2)
four Siemens et ses chambres de briques

 

four Martin-Siemens (1)
four Martin-Siemens et ses chambres de briques

 

four Martin, Grand Memento de l'Encyclopédie Larousse 1930
fonctionnement d'un four Martin (Grand Memento de l'Encyclopédie Larousse, 1930)

 

Ce sont peut-être ces chambres de briques, sur la plate-forme basse du site, qui apparaissent aujourd'hui sous le sol de la célèbre usine saint-chamonaise. Il faudrait alors leur consacrer une recherche archéologique.

Michel Renard
professeur d'histoire

 

 

site Giat, plate-forme haute (rue Sibert)

 

Diapositive1
localisation des vestiges de galeries souterraines des Aciéries de la Marine

 

rue Sibert photo Denis Tardy (1)
rue Sibert, photo de Denis Tardy, 12 février 2016

 

rue Sibert photo Denis Tardy (2)
rue Sibert, photo de Denis Tardy, 12 février 2016

 

photos 12 février 2016
Denis Tardy

 

photo voûtes Ronan Pelletier (2)
rue Sibert, photo de Ronan Pelletier, avant le 16 février 2016


photo de Ronan Pelletier

 

 

rue Sibert 16 fév 2016 (1)
rue Sibert, photo Michel Renard, 16 février 2016

 

rue Sibert 16 fév 2016 (2)
rue Sibert, photo Michel Renard, 16 février 2016

 

rue Sibert 16 fév 2016 (3)
rue Sibert, photo Michel Renard, 16 février 2016

 

rue Sibert 16 fév 2016 (4)
rue Sibert, photo Michel Renard, 16 février 2016

 

rue Sibert 16 fév 2016 (5)
rue Sibert, photo Michel Renard, 16 février 2016

 

photos 16 février 2016
Michel Renard

 

destruction des vestiges !

Trois ou quatre jours après leur mise à jour lors des travaux d'aménagement du sol, les galeries souterraines des Aciéries de la Marine, datant probablement d'avant 1914, ont été détruites. Aucune fouille par les unités de l'Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) n'a été envisagée !

 

Diapositive1
entre le 12 et le 16 février, les galeries souterraines mises à jour ont été détruites !

 

Les responsables du chantier n'ont, à l'évidence, prévenu personne. C'est bien dommage. Une investigation par des spécialistes de l'archéologie industrielle aurait sûrement permis d'en savoir plus sur l'organisation de la production des Aciéries et sur le fonctionnement des infrastructures de cette gigantesque usine, patrimoine urbain et industriel de Saint-Chamond.

Michel Renard
professeur d'histoire

 

correctif du 2 mars 2016

La crainte que les vestiges ne soient totalement détruits a été démentie par Nicole Forest, maire-adjointe chargée du patrimoine dans le journal Le Progrès du 1er mars 2016. Une partie a été démolie mais les voûtes ont été enterrées.

Nicole Forest explique que la société Cap Métropole, chargée du chantier, a arrêté celui-ci lorsque les voûtes ont été mises à jour, en janvier de cette année. Cap Métropole a ensuite sollicité une expertise auprès de la société Apave qui a déclaré que ces voûtes n'avaient pas de valeur historique...

En attendant de prendre connaissance de cette expertise, il est permis de douter de l'absence d'intérêt historique de ces vestiges industriels. Mais qu'ils aient été préservés est une bonne nouvelle.

Michel Renard

 

Le Progrès 1er mars 2016 (1)
Le Progrès, 1er mars 2016

 

Le Progrès 1er mars 2016 (2)
Le Progrès, 1er mars 2016

 

Le Progrès 1er mars 2016 (3)
Le Progrès, 1er mars 2016

 

 

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vendredi 15 juillet 2011

reconversion site Giat

 

 

Reconversion

des aciéries de Saint-Chamond


 

En plein centre de Saint-Chamond, à une dizaine de kilomètres de Saint-Etienne, le site des anciennes aciéries va être réaménagé selon un plan de reconversion prévu sur 15 à 20 ans.

Le terrain de 45 ha va devenir un site multifonctionnel après la dépollution des terres. En effet, un diagnostic de pollution des sols réalisé par la filiale du groupe d’ingénierie fondé par Jean-Luc Schnoebelen, Ginger Environnement et Infrastructures a détecté seize poches ponctuelles de pollution aux hydrocarbures. De plus les bâtiments ont été construits sur des rembalis issus de déchets industriels.

100.000 m³ de terres qui doivent être manipulées seront par conséquent traitées afin de pouvoir être utilisées pour le réaménagement du site.

Une fois le chantier terminé, deux tiers du site seront réservés à une activité économique afin de garantir de l’emploi en pleine ville tandis que le reste du terrain sera réservé à des logements, des services et à un parc urbain avec une partie réservée pour un éco-quartier.

Les travaux débuteront vers le milieu de 2012.

source

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quelques photos du site, le 14 juillet 2011

 

site Giat 14 juillet 2011 (1)
vue de la rue Siebert qui longe le site

site Giat 14 juillet 2011 (2)
vue de la rue Siebert qui longe le site


site Giat 14 juillet 2011 (3)
du côté de la grande chminée des anciennes aciéries


site Giat 14 juillet 2011 (4)
à gauche, la rue de Saint-Étienne

© photos Michel Renard

 

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jeudi 21 mai 2009

restructuration du site Giat

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pour restructurer le site de l'ex-GIAT,

création d'une ZAC


En vue de la création d'une ZAC sur le site des anciennes aciéries, Saint-Étienne Métropole et la ville de Saint-Chamond lancent une procédure de concertation.

Site stratégique de l'agglomération, l'ex-site Giat offre une opportunité d'implantation, tant au plan foncier et immoblier, que pour des projets paysagers, de services ou industriels.

- en savoir plus

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zone concernée


Saint-Étienne Métropole considère l'opération de restructuration du site des anciennes aciéries de Saint-Chamond comme stratégique et d'intérêt communautaire, et envisage sa mise en oeuvre en utilisant la procédure de Zone d'Aménagement Concertée (ZAC).

Avant création d'une ZAC, une démarche de concertation préalable est obligatoirement organisée conformément aux dispositions de l'article L 300-2 du code de l'urbanisme.

- accès au dossier de concertation sur le site de la Ville de Saint-Chamond

- chercher le dossier de concertation (2009) sur le site de Saint-Étienne Métropole

 

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en rouge, la zone des anciennes aciéries de Saint-Chamond


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dimanche 28 octobre 2007

Fonds d'archives de la Compagnie des Forges et aciéries de la Marine et d’Homécourt (Archives Nationales)

9770

 

 

Fonds d'archives de la Compagnie

des Forges et aciéries

de la Marine et d’Homécourt

 

 

Archives Nationales
fonds privés

139 AQ

Fonds de la Compagnie des Forges et aciéries

de la Marine et d’Homécourt

 

Dates extrêmes : 1903-1969.
Importance matérielle : 164 cartons (139 AQ 1-163), 25 mètres linéaires.
Modalités d’entrée : dépôt du 25 janvier 1972, complété par avenants du 19 juin 1985 et du 8 septembre 1986.
Conditions d’accès : sur autorisation.
Instrument de recherche : répertoire numérique détaillé par M. Garrigues, s.d., 52 p.

 

Notice biographique :
La Compagnie des Hauts-Fourneaux, Forges et Aciéries de la Marine et des Chemins de Fer fut créée le 14 novembre 1854 : elle résultait de la fusion des établissements Jackson à Assailly (Loire), des établissements Petin et Gaudet à Saint-Chamond (Loire) et Rive-de-Giers (Loire), de la société Neyrand-Thiollère, Bergeron et Compagnie de Lorette (Loire) et de la Société Parent, Schaken, Goldsmidt et Compagnie (Paris). Le siège de la compagnie fut installé à Rive-de-Gier puis à Saint-Chamond (9 novembre 1871).

Les centres d’implantation des usines de la compagnie s’étendirent progressivement : usines du Boucau (Pyrénées-Atlantiques) en 1881, d’Homécourt (Meurthe-et-Moselle) et du Haumont (Nord) en 1903, d’Onzion (Loire) en 1932.

En 1903, la Compagnie prit le nom de Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine et d’Homécourt. Après la guerre de 1914-1918, fut créée la Compagnie de Dépôts et d’Agences de Ventes d’Usines Métallurgiques (DAVUM), chargée des ventes de la compagnie en France (les ventes à l’étranger étant gérées par DAVUM Exportation).

Après la guerre de 1939-1945, de profondes transformations intervinrent dans les structures de la société : en 1950, elle apporta ses établissements de l’Est et du Nord à SIDELOR, concentrant de nouveau son activité dans la Loire.

En 1952, elle fusionna avec la Compagnie des Aciéries de Saint-Étienne pour donner naissance à la Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine et Saint-Étienne ; en 1954, elle s’associa avec les Etablissements Jacob Holtzer et avec l’Usine de la Loire et des Aciéries et Forges de Firminy, pour donner la Compagnie des Forges et Aciéries de la Loire.

En 1961, elle fusionna avec Firminy et prit le nom de Compagnie des Forges et Aciéries de la Marine, Firminy et Saint-Étienne, qui devint finalement «Marine-Firminy» en 1968.

En mars 1970, Marine-Firminy, propriétaire de la Compagnie des Forges et Aciéries de la Loire (CAFL) s’associa à part égale avec Schneider, propriétaire de la Société des Forges et Ateliers du Creusot (SFAC), pour créer Creusot-Loire.

 

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Ateliers des Aciéries de la Marine, avant 1906

 

Présentation du contenu :

[le n° 139 AQ, etc. est la cote du carton d'archives]

 

139 AQ 1
Statuts (1916-1951).

139 AQ 1 (suite)
Rapports imprimés divers (1903-1969).

139 AQ 2
Brevets et dossiers techniques (1908-1938).

139 AQ 3-14
Usines (1920-1952).
3-4 Bordeaux, 1948-1951.
5-6 Haumont, 1923-1951.
6 (suite) Assailly, 1941-1942.
6 (suite) Saint-Chamond, 1940-1943.
7-10 Homécourt, 1920-1951.
11-14 Le Boucau, 1934-1952.

139 AQ 15-54
Comptabilité et finances (1914-1953).

139 AQ 55-59, 161-163
DAVUM (1919-1953).

139 AQ 60-64, 160
DAVUM Exportation (1927-1953).

139 AQ 65-78
Statistiques (1914-1952).

139 AQ 79-82
Comité d’Organisation de la Sidérurgie (1940-1947).

139 AQ 83
Comités d’organisations divers (1941-1954).

139 AQ 84-87
Chambre syndicale de la Sidérurgie française (1946-1954).

139 AQ 88-129 bis
Organismes sociaux régionaux (1919-1954).

139 AQ 130, 158-159
Participations de Marine-Homécourt (1928-1949).

139 AQ 131-157
«Dossiers spéciaux» du service commercial (1921-1950).

 

Sources complémentaires :
CAMT : Le Centre des Archives du Monde du Travail (CAMT) conserve les fonds de la Société anonyme des Forges et Aciéries de Firminy (123 AQ), de Creusot-Loire (209 AQ) et de la Société des Forges et Ateliers du Creusot (167 AQ).

Bibliographie :
Hildesheimer (Françoise) et Joly (Bertrand), État sommaire des archives d’entreprises, tome III, Paris, 1996, p. 366-367. Introduction du répertoire numérique, p. 2-4

[Contrôle de la description: Magali Lacousse ; 16 mai 2002]

source : Archives Nationales

 

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le pied de la cheminée sur l'ancien site des Aciéries de la Marine (photo MR)

 

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jeudi 25 octobre 2007

réaménagement du site Giat

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Concours European

Saint-Chamond sélectionnée par l'Union

européenne !


Saint-Chamond vient d'être retenue par le comité Europan France, pour participer à un concours d'architecture et d'urbanisme ouvert spécifiquement aux jeunes équipes d'architectes de l'ensemble de l'Union Européenne.

Le programme de ce concours initié par le Ministère de l'Equipement français, porte sur le site Giat à Saint-Chamond autour de trois thèmes :
- l'aménagement à vocation résidentielle du secteur situé au nord de Giat
- la valorisation des halles industrielles à intérêt patrimonial (implantation d'équipement mixte)
- la localisation d'un grand équipement à vocation sportive (stade couvert de sports en salle)

Sélectionnée avec cinq autres villes françaises (Bordeaux, Mulhouse, Le Havre, Reims et Clermont-Ferrand), le dossier de Saint-Chamond sera étudié sur le thème du réaménagement d'un site industriel en milieu urbain.


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source

Saint-Étienne Métropole a arrêté un programme d’intervention sur le site Giat de Saint-Chamond, identifié au titre des sites stratégiques par la communauté d’agglomération.

Candidate au concours d’architecture et d’urbanisme «Europan», Saint-Chamond a été représentée à Berlin en Allemagne au mois de décembre, par Jean Buisson, 1er adjoint de la ville, accompagné de François Duval, directeur général adjoint de Saint-Étienne Métropole, pour la présentation des dossiers. C’est dans le thème «réaménagement d’un site industriel en milieu urbain» que le dossier de Saint-Chamond a été sélectionné, au même titre que ceux d’Amsterdam, Zagreb, Varsovie, Genève…

Programme                         

Sur la base de l’étude menée par le cabinet Latz et Partners, pilotée conjointement par Saint-Étienne Métropole, la ville de Saint-Chamond et Epora, le programme opérationnel prévoit, au-delà des terrains délaissés par l’industrie, une possibilité d’articulation avec le centre ville dont il reste très proche.

La gestion de ce concours sera assurée au plan local par Saint-Étienne Métropole, la ville de Saint-Chamond et Epora. Les dépenses d’organisation du concours seront prises en charges par le comité «Europan». Un comité, constitué autour de ces trois partenaires, assurera le suivi technique de ce projet. Il associera l’agence d’urbanisme Epures, chargée de la conduite technique du programme, la direction départementale de l’équipement (DDE), le service départemental d’architecture et de patrimoine (SDAP) et le musée de la Mine.

Le résultat de ce concours sera connu en fin d'année.

source : saint-chamond.fr


liens

- Atelier de projet DDE 42

- étude de requalification du site Giat à Saint-Chamond

- requalification de l'espace et dynamisme économique


Areliers_Aci_ries_cpa
ateliers des Aciéries de la Marine à Saint-Chamond (Loire)


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