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Saint-Chamond
14 avril 2016

Saint-Chamond, par Maurice de Boissieu (1889)

dessin de Boissieu (1)

 

 

Saint-Chamond, par Maurice de Boissieu
 

(1889)

 

Saint-Chamond (Sanctus Annemundus, San Chamou). - Placé au point d'intersection de plusieurs voies antiques (1), Saint-Chamond a-t-il eu pour origine, comme on l'a prétendu, un poste militaire romain ? On ne peut l'affirmer avec certitude. Même obscurité pour le nom sous lequel Saint-Chamond aurait été connu avant de porter le nom du saint martyr lyonnais.

L'aqueduc romain qui conduisait à Lyon les eaux du Gier, et dont nous reparlerons plus au long en nous occupant du village d'Isieu, longe souterrainement et à mi-côte la colline au nord du ruisseau du Janon et de la ville de Saint-Chamond ; il a été récemment rencontré au territoire de Lavieu, par des travaux de défoncement pour vignes dans les propriétés Rossary et Vial.

 

dessin de Boissieu (4)
la maison des chanoines

 

Au Xe siècle, Saint-Chamond appartenait aux comtes de Forez (2).

En 1173, Guy II, comte de Forez, cédait à l'archevêque de Lyon, Guichard, le fief des deux châteaux de Saint-Chamond (3), dont les de Jarez étaient seigneurs.

À ceux-ci succédèrent, au XIIIe siècle, les Durgel Saint-Priest, par le mariage de Josserand Durgel avec Matalone de Jarez, dernière de la race ; au XVIe, les Mitte de Chevrières, par le mariage de Jacques Mitte avec Gabrielle Durgel de Saint-Chamond, en 1577 ; au XVIIe, les La Vieuville, dont l'un, Charles-Emmanuel, épousa en 1684 Marie-Anne Mitte de Chevrières, et enfin, au XVIIIe, les Mondragon qui, en 1768, acquirent des La Vieuville la terre de Saint-Chamond.

Cette seigneurie, qui portait le titre de première baronnie du Lyonnais, avait été érigée en marquisat en 1616.

L'histoire de Saint-Chamond, jusqu'au XVIe siècle, se confond avec celle des seigneurs. Guy de Jarez avait accordé aux habitants, en 1224, leur première charte de franchises : ses successeurs confirmèrent et augmentèrent progressivement les libertés concédées.

Les chroniques des guerres du XVIe siècle dans nos provinces ont retenu les noms de Christophe de Saint-Chamond et de Jacques Mitte de Chevrières ; dans l'histoire du règne de Louis XIII, Melchior de Chevrières, marquis de Saint-Chamond, ambassadeur, ministre d'État et maréchal de camp, est souvent mentionné.

 

dessin de Boissieu (3)
les chanées (gouttières) sur les rives du Gier

 

Les industries qui devaient faire la prospérité de Saint-Chamond y apparaissent dès les premières années du XVIe siècle. On rencontre fréquemment alors dans les registres la qualification de faber, "faure" (ouvrier travaillant le fer), et, de 1530 à 1550, celle de ribanderius, "ribandier".

En 1515, dit-on, l'abbesse de Saint-Pierre de Lyon avait installé à Isieu le premier métier à rubans. En 1537, Saint-Chamond envoyait à Lyon des ouvriers habiles à "devuyder la soye", et, en 1539, Christophe de Crémone et ses fils y transportaient "trois molins à filler et retordre soye, lesquels ils avoient à Saint-Chaumont" (4).

Au XVIIe siècle, grâce à la sécurité désormais assurée, la ville, jusqu'alors groupée sur la colline et enfermée dans les murailles qui la reliaient aux remparts du château, se développa dans la vallée : de nombreux mouliniers s'établirent sur les rives du Gier et l'industrie de la soie prit un grand essor.

C'est alors que la plupart des couvents et des édifices religieux de Saint-Chamond furent fondés, élevés ou restaurés par le seigneur Melchior de Chevrières.

 

dessin de Boissieu (5)
l'église Saint-Pierre et sa coupole, sur les bords du Gier, en 1830

 

L'église Saint-Pierre, qui était, avant 1563, à l'angle nord-est du château, fut bâtie, en 1609, sur l'emplacement de la chapelle de Sainte-Barbe, fondée elle-même, en 1480, par Mathieu Palerne. Le pignon qui surmonte le porche à deux arcades de la façade porte les armes de Melchior Mitte de Chevrières et une longue inscription en son honneur.

Au nord, est le clocher, couvert d'une coupole en métal. Sur la vaste nef plafonnée s'ouvrent onze chapelles voûtées à nervures ; le chœur carré est garni d'une fort belle boiserie ; dans une chapelle à droite sont des reliques insignes, et, dans plusieurs autres, d'anciens tableaux dont un attribué au Giotto ; ces pieux trésors avaient pour la plupart été apportés par Melchior Mitte de Chevrières, au retour d'une de ses ambassades, et donnés par lui à son église collégiale de Saint-Jean-Baptiste.

Celle-ci, que desservait un chapitre de douze chanoines, fut élevée de 1634 à 1642 sur le plan d'une croix latine dont les quatre branches s'arrondissaient en absides, la branche la plus longue formant le chœur. Il n'en subsiste qu'une portion d'abside, ajourée de ligues fenêtres à plein cintre, et l'escalier monumental qui y donnait accès.

L'Hôtel-Dieu de Saint-Chamond reçut en 1616, 1635, 1659, etc., d'importantes fondations. Cet hospice, déjà mentionné dans un acte de fondation de 1561, et en 1580, dans le testament de Christophe de Saint-Chamond, avait remplacé l'hôpital situé sur le pont du Gier et qui est signalé dans des fondations des XIV et XVe siècles, sous le nom d'hôpital de Notre-Dame et ensuite de Saint-Antoine.

Renversée par une crue subite du Gier, l'église de Notre-Dame fut reconstruite, de 1616 à 1622, dans le pré Saint-Antoine. De 1875 à 1881, elle a été rebâtie sur le même emplacement, en style du XIVe siècle, par l'architecte Journoud. Les boiseries remarquables qui garnissaient le choeur de l'édifice du XVIIe siècle ont appartenu à M. Chavanne et ne sont plus en Forez.

 

dessin de Boissieu (8)
église Notre-Dame, dessin de Mme Condamin

 

L'église de Saint-Ennemond, la plus ancienne de Saint-Chamond, qui avait été pillée, dévastée et vendue en 1793, a été rebâtie et ouverte au culte en 1856. Le clocher du XVIIe siècle a été conservé, et au-dessous, sur la porte d'entrée du porche, on lit la date de 1688.

Seul le vieux quartier où s'élève cette église, avec ses rues étroites, raides et tortueuses, ses maisons basses et ses petits jardins en terrasse, rappelle l'ancien Saint-Chamond. Sur les bords du Gier, quelques maisons, dont les balcons en bois menacent ruine, présentent encore dans leur délabrement, un aspect pittoresque.

 

dessin de Boissieu (2)
ancien quartier, démoli dans les années 1880

 

À la montée des Capucins, on longe de grands murs de clôture, seuls restes de l'ancien couvent de ces religieux, construit de 1601 à 1608 et dont l'emplacement est occupé par la maison moderne des religieuses de Saint-Charles. Le couvent des Ursulines, fondé en 1618, n'occupe plus les mêmes bâtiments ; celui des Minimes, qui datait de 1622, a disparu.

 

dessin de Boissieu (1)
à gauche, l'église Saint-Pierre ; à droite, la colline Saint-Ennemond

 

Il reste du vieux château, au-dessous de la maison des Frères de la doctrine chrétienne, d'immenses murs qui ont fait partie des terrasses, et les écuries converties en grande salle de fêtes du pensionnat ; au sommet de la montagne, au fond d'une ruelle, un portail du XVIIe siècle, et, tout près de là, l'angle nord-est du château, paraissant de la même époque et englobé dans des constructions modernes.

De la colline au midi de Saint-Chamond, sur laquelle s'élèvent la gare du chemin de fer et le beau collège des pères Maristes, les regards de l'archéologue et du dessinateur se portent avec intérêt sur ces débris et sur ceux de l'église Saint-Jean-Baptiste situés au-dessous.

Quelques maisons de la Grande-Rue présentent, dans leurs façades et dans les galeries, portes et puits de leurs cours, des spécimens de l'architecture locale des deux derniers siècles, et on peut voir, dans la maison du XVIIe siècle qui porte le n° 49 de la rue Ventefol, un joli portail, un escalier à galeries, sur la porte de cet escalier une imposte en fer forgé et, dans une jolie niche sur le mur de façade, une Piété, groupe en pierre, du commencement du XVIe siècle.

Maurice de Boissieu (1844-1933)
in Le Forez pittoresque et monumental,
par F. Thiollier, Lyon, 1889

Maurice de Boissieu portrait

1 - Guigue, Voies antiques du Lyonnais, p. 74.
2 - La Mure Chantelauze, Histoire des ducs de Bourbon, t. I, p. 56-112.
3 - Ibidem, t. III, p. 28.
4 - V. de Valous, Étienne Turquet et les origines de la fabrique lyonnaise, p. 55.

 

* les dessins proviennent de l'ouvrage dans lequel est publié l'article de Maurice de Boissieu. La photo de celui-ci est tirée du Bulletin de la Diana, tome vingt-quatrième, 1931-1934, Montbrison, 1935, hors-texte, p. 360.

 

dessin de Boissieu (6)
Saint-Chamond, les bords du Janon

 

dessin de Boissieu (7)
Saint-Chamond, les bords du Janon, dessin de Mme Condamin (la légende semble erronée : il s'agit du Gier)

 

transcription et mise en page, Michel Renard

 

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21 septembre 2012

avant 1922 et aujourd'hui

Diapositive1

 

place de la Valette à Saint-Chamond
 

un siècle de distance,

un siècle de permanence...

 

 

place de la Valette, cpa postée en 1922
carte postale ancienne postée en 1922, donc antérieure, probablement avant 1914


 

place de la Valette 21 sept 2012
vu sous le même angle, le vendredi 21 septembre 2012
 

La photo de la place de la Valette au début du XXe siècle provient d'une carte postale ancienne envoyée l'année 1922. Il s'agit probablement d'une édition postalière antérieure à la Première Guerre mondiale... Et pourquoi pas en 1912...?
Il y aurait donc un siècle de distance entre ce cliché et l'image que l'on peut fixer aujourd'hui du même endroit. Or, les constructions immobilières sont les mêmes...! Au fond, la bâtisse à deux étages dont le rez-de-chaussée est aujourd'hui la pharmacie.
Ensuite, l'habitat de deux étages également qui accueille désormais, au rez-de-chaussée, deux commerces dont le "Tabac-Presse".
Puis un espace non bâti. Et un autre ouvrage un peu moins élevé mais de deux étages encore. Découverte surprenante, il y a un siècle cet ensemble hébergeait déjà les "Établissements économiques du Casino"...! Aujourd'hui, on trouve encore un "Casino" au même endroit.
Après une sommaire enquête, je sais qu'il y a eu des périodes sans ouverture de commerce... mais cela n'empêche... Cent ans après, "Casino" est toujours là...

Michel Renard
professeur d'histoire

 

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13 mai 2009

Roger Planchon est mort

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il était né à Saint-Chamond

 

 

Roger Planchon, 1931-2009

 

Roger Planchon, metteur en scène et directeur de théâtre, acteur, auteur, cinéaste

Le Monde, 13 mai 2009

Quand il évoquait sa mort, Roger Planchon disait : "Le jour où je crèverai." Il préférait ce mot qu'on employait - le même pour les bêtes et les gens - dans cette Ardèche pauvre, dure et paysanne où il avait passé son enfance.

Le metteur en scène, acteur, cinéaste et grand animateur, au sens où Jean Vilar l'entendait, a donc "crevé" mardi 12 mai, à Paris. Il était chez lui et lisait une pièce de théâtre. Il s'est senti fatigué. Il s'est alité. Son coeur l'a lâché. C'était fini. Son fils Stéphane a annoncé la nouvelle en disant : "Il est parti en travaillant."

 

 

Roger Planchon avait 77 ans. Il n'aura jamais cessé de travailler. Il y a quelques semaines encore, il était sur la scène du Théâtre Silvia-Monfort, à Paris, avec sa femme, la comédienne Colette Dompietrini, pour jouer Amédée ou comment s'en débarrasser, d'Eugène Ionesco. Il avait voulu faire ce spectacle pour fêter, à sa façon, les cent ans de la naissance de Ionesco, qu'il avait bien connu, quand il était jeune, à Lyon.
 

C'était dans les années 1950, au tout début de l'aventure qui allait faire de Roger Planchon un des premiers hommes de théâtre du XXe siècle. Un des emblèmes de la décentralisation en ce qu'elle a eu de meilleur : l'audace artistique liée à un sens réfléchi du public.
 

Avant d'en arriver là, il y a l'enfance, cette enfance pendant laquelle le petit Roger a "gardé les vaches sur les plateaux ardéchois". Cela, il l'a dit et redit. Il savait merveilleusement parler de la France rurale de l'avant-guerre. En conteur-né, alliant l'image à l'imagination. Un livre en témoigne : Apprentissages, Mémoires, ses souvenirs, écrits pour sa petite-fille Esmé (Plon, 2004).
 

Il commence par une description des paysages de l'enfance où "le quotidien s'appelait courage", entre la ferme de son grand-père et Saint-Chamond l'ouvrière (Loire), la ville où il est né le 13 septembre 1931. Comme beaucoup d'autres, ses parents avaient quitté la montagne pour trouver du travail en ville. La mère était bonne dans un hôtel, le père a tenu plusieurs bistrots, ces bistrots où les clients ont "la dalle en pente" et où les patrons doivent suivre.
 

Très tôt repéré pour son intelligence, Roger Planchon est pris en charge par des jésuites, chez qui il étudie. A peine sorti de l'adolescence, il part pour Lyon, où il débarque, dit-il, en sauvage. Un sauvage prêt à empoigner la vie avec un appétit, une insolence, un culot et un talent rares. Chez les jésuites, il a découvert le théâtre.
 

A Lyon, en 1950 - il n'a pas encore 20 ans -, il crée sa première salle, avec quelques amis rencontrés dans un cours d'art dramatique, dont Robert Gilbert, qui deviendra son remarquable administrateur. La cave contient 90 places. Sur le plateau, Roger Planchon réunit Jean Bouise, Isabelle Sadoyan, Jacques Rosner. Ensemble, ils jouent des auteurs élisabéthains et des contemporains : Ionesco, donc, Brecht (que Planchon rencontre dès 1954), Vitrac, Adamov ou Michel Vinaver (Les Coréens).
 

Trois ans plus tard, Roger Planchon et ses amis, n'en pouvant plus de l'étroitesse de leur salle et de l'absence d'intérêt de la municipalité de Lyon pour leur travail, se tournent vers Villeurbanne. Le maire, Etienne Gagnaire, leur propose le Théâtre de la Cité ouvrière de Villeurbanne, un nom qui sera raccourci en Théâtre de la Cité à partir de 1960. En 1972, il deviendra le Théâtre national populaire.
 

Ce sigle prestigieux, qui appartenait à Jean Vilar, est transféré par le ministère de la culture à Roger Planchon parce qu'il est considéré comme le seul digne de le recevoir en héritage. C'est une juste récompense d'un travail qui, d'emblée, s'est accompagné d'une réflexion critique sur les oeuvres et sur le rôle que le théâtre doit jouer dans la société. Lier les destins individuels et collectif : voilà ce qui l'intéresse et guide son travail.
 

En 1962, il signe un coup d'éclat avec une mise en scène de Tartuffe, de Molière, passée au crible de l'interprétation psychanalytique. Planchon met en évidence l'homosexualité inavouée de Tartuffe et Orgon, tout en pointant les rapports sociaux dominés par l'absolutisme royal.
 

C'est le grand début de la vague des "relectures" des classiques, qui donne un souffle nouveau à Molière, Racine ou Marivaux. Planchon sait aussi faire hurler de rire les salles, avec Les Trois Mousquetaires. Au tournant des années 1960-1970, il est à son zénith, et entraîne à sa suite de nombreux metteurs en scène.

 

L'ÉCRITURE, LE CINÉMA

Cette stature, liée à un sens politique hors pair, fait tout naturellement du patron du TNP un chef de file du mouvement de mai 1968. Pendant les événements, tout le monde se retrouve à Villeurbanne pour discuter de l'avenir de la profession. Redoutable débatteur et fin politique, Roger Planchon sait négocier avec les ministres, et, s'il le faut, taper du poing sur la table. Il sait aussi imposer ce qu'il veut dans sa carrière de directeur, qui prend un autre tour, au fil des années 1970 et 1980.

En 1971, il demande à Patrice Chéreau de le rejoindre à Villeurbanne en tant que codirecteur. Ce dernier resta dix ans au TNP, puis Georges Lavaudant lui succéda de 1986 à 1996.
 

L'histoire des riches heures du TNP est relatée dans une somme écrite par Michel Bataillon, le dramaturge de Planchon au TNP. Sous le titre d'Un défi en province. Chronique d'une aventure théâtrale.

On y voit comment se construit une histoire, entre les aléas politiques et les désirs artistiques. On y sent l'énorme force de conviction de Roger Planchon, homme au charme puissant.

Dès 1962, Roger Planchon a commencé à écrire. Une autre part de sa vie, à laquelle il tenait infiniment.

Sa première pièce, La Remise, puise dans les souvenirs de l'enfance ardéchoise. Elle est belle, comme Le Vieil hiver et Fragile forêt (créées en 1990), qui forment un diptyque sur le temps. Mais ce sont Les Libertins (1967) et Gilles de Rais (1975) qui ont le plus marqué les esprits, à cause de leur souveraine insolence.

Roger Planchon a aussi toujours été tenté par le cinéma. Il n'arrivera pas à imposer ses films, George Dandin (1987), Louis enfant-roi (1991) et Lautrec (1997). C'était l'un des regrets de cet homme remarquable, qui avait quitté en 2002 le TNP.

Le Monde

 

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Roger Planchon, Ardéchois coeur fidèle

Entré dans les dictionnaires, célèbre sur les scènes du monde entier, l'homme de théâtre avait fait l'objet d'un portrait dans La Croix en 2005

L'histoire de Roger Planchon, c'est l'histoire de toute une génération. Celle des Jean Vilar, Jean Dasté, Hubert Gignoux... Celle des pionniers de la décentralisation, hérauts du «théâtre service public». Installé à Lyon, dans le petit Théâtre de la Comédie au tout début des années cinquante, puis à Villeurbanne au Théâtre de la Cité (où il hérite en 1972 du sigle TNP créé pour Jean Vilar), il y a fait découvrir ou redécouvrir Molière, Racine, Marivaux, Dubillard, Vinaver, Ionesco.
 

Pourtant, à 73 ans, ayant quitté la direction du TNP pour retrouver le statut de directeur d'une «jeune compagnie» (le Studio 24), ce n'est pas en maître de la scène qu'il se présente aujourd'hui, mais en homme «surgi des terres ardéchoises de l'enfance (1)», selon la belle formule de Jean-Jacques Lerrant, ancien critique du Progrès de Lyon et ami fidèle.
 

Crinière blanche, affable, insaisissable, Planchon acquiesce («l'Ardèche, c'est le fond de ce que je suis») et renvoie aux premières lignes de son autobiographie concernant ses années d'enfance qu'il a adressée à sa petite fille Edmée, Apprentissages (2) : «Je suis né et j'ai été nourri au Jardin de France. C'est Touraine, dit Rabelais. Moi, c'est Ardèche. Est-ce en France ? Je ne sais pas. Ce n'est pas un jardin d'agrément. Accroché aux volcans, un Ardéchois se dit : "Courage, tu es né sur le flanc de furieux qui ne furent pas insignifiants." Aujourd'hui, ces arrogants se tassent mais c'est l'Ardèche.»

 

Des origines campagnardes

Ses origines sont modestes. Né à Saint-Chamond, le 13 septembre 1931, Planchon est fils de paysans qui, comme tant d'autres avant-guerre, ont quitté leur village pour gagner la grande ville. Sa mère, Marie («une femme courageuse, une grande dame») est bonne dans un hôtel.

Son père tient successivement plusieurs «bistrots dans les quartiers les plus populaires», et notamment face aux aciéries de Saint-Chamond. Son penchant pour la boisson est certain, «mais, excuse Planchon, les clients avaient la dalle en pente et le patron se devait d'incliner plus sérieusement la sienne». Jamais ce père n'eut le vin mauvais. «Il était la Bonté avec B majuscule.»
 

Roger Planchon parle avec tendresse. Comme s'il se reprochait le temps où il se gardait de trop évoquer ces années. «À 16 ans, explique-t-il, j'étais comme les petits gars de banlieue qui veulent sortir de la banlieue : j'évitais de parler des bistrots de mon père.» C'est pourtant dans ces bistrots qu'il a fait ses humanités, approchant au plus près la vérité de ces «petites gens qui sont du peuple qui ne meurt pas».
 

«Tous les spectacles que j'ai montés m'ont ramené dans mon milieu, reprend Planchon. Je sais parfaitement que les ouvriers qui construisent les théâtres n'y vont pas obligatoirement. Pas plus que les gens modestes. Mais j'ai toujours voulu travailler pour eux aussi. Lorsqu'ils entrent dans une salle, ils ont envie de voir de beaux décors, de beaux costumes. S'ils font "fauchés", ils ont l'impression que l'on se moque d'eux. Ils ne croient pas aux princesses en jean déchiré. Les belles dames doivent porter de belles robes, sinon elles trichent ! Ils ont raison. J'y ai toujours fait attention.»

 

Résistant à 14 ans

À 20 ans, Planchon jettera un même voile pudique sur ses origines campagnardes. C'était à l'époque où il fréquentait Sartre, Marthe Robert, Arthur Adamov («il me réveillait à trois heures du matin pour me parler de L'Éducation sentimentale de Flaubert»). Elles ne lui en reviendront pas moins «très vite à la figure».

En 1960, un producteur lui commande un scénario pour un film qui ne sera jamais réalisé. Planchon en tirera sa première pièce, La Remise. «Elle raconte l'histoire de mon oncle, un petit Ardéchois qui se suicide... Mon problème venait des intellectuels que je croisais au lendemain de la guerre. Ils jetaient sur les paysans un regard incroyable. Ils les imaginaient tous pétainistes.»

Ils ne savaient pas que Roger Planchon s'était engagé dans la Résistance à l'âge de 14 ans. Il est même, à ce titre, «le plus jeune médaillé de France». Lui, l'élève «pauvre» des Frères des Écoles chrétiennes qui fuyait les cours, a été décoré devant toute l'école réunie, à la Libération. «L'événement, s'amuse-t-il, n'enthousiasma guère mon père. Il a fallu longuement insister pour qu'il accepte de fermer son bistrot et assiste à la cérémonie. Ce cirque le gênait.»

 

Le traumatisme de la guerre

Enfant de la terre, Planchon est donc aussi enfant de la guerre. «Je l'ai vécue de très près, adolescent. J'ai vu ses tueries, les otages abattus sur les trottoirs.» Au cours d'une mission de liaison, il est pris par les Allemands. Quatre-vingt-huit innocents sont massacrés. Planchon en réchappe. «Je suis un survivant.

Pendant près de quarante ans, je n'ai pu me défaire de ce souvenir. Il suffisait que je voie un film avec des casques allemands pour que je passe une nuit de cauchemars. Même s'il ne s'agissait que d'une comédie, comme La Grande Vadrouille..»

Ceci explique-t-il cela ? Longtemps, les mises en scène de Roger Planchon ont été ponctuées de séquences à la violence brutale. Qu'il s'agisse de classiques (Tartuffe, Andromaque, qu'il replace en 1989 dans le contexte de la Fronde) ou de ses propres pièces : à commencer par Fragile Forêt et Vieil hiver. Ce diptyque raconte un siège lors des guerres de religion, vu alternativement du côté des assiégeants et des assiégés. Planchon l'a créé en 1991.

Vingt-cinq ans après, il en corrige encore le texte comme il reprend régulièrement ceux de toutes ses pièces : une dizaine en tout. «Le travail n'est jamais fini, s'excuse-t-il. Je n'écris pas pour moi mais pour des acteurs. Il faut aller vite, quitte à améliorer ensuite. Je n'agis pas en écrivain mais en chef de troupe à l'ancienne.» Il en appelle à Molière, à Orson Welles aussi.

 

Une éducation religieuse

On s'étonne ? «Ma première passion a été le cinéma, dit-il. J'ai découvert Orson Welles à 17 ans. J'étais fasciné. Je ne savais rien du théâtre, sinon que Welles avait débuté en prenant cette voie avant de réaliser ses premiers films. J'ai décidé de suivre son exemple. Je pensais que ce serait plus facile.»

Planchon doit attendre presque trente ans avant de se retrouver derrière une caméra. En 1987, il tourne Dandin, puis suivent Louis enfant roi en 1992, et Lautrec en 1998... Il rassemble nombre d'acteurs et de techniciens qui travaillent régulièrement avec lui au théâtre. Il y raconte non seulement l'histoire d'un personnage (roi ou peintre) mais plus encore celle d'un temps, d'une époque, multipliant les digressions et les références. Certains le lui ont reproché.
 

Il se défend en se présentant comme un «goulu» de la connaissance et de la culture. Un «vrai autodidacte» qui s'est formé non à l'université mais sur le tas, par la grâce d'un religieux qu'il n'a pas oublié : le F. Paul-Antoine, surveillant général de l'établissement où, bien que décoré, il n'avait toujours pas pris goût aux études. «C'était un pédagogue admirable, dit-il, maigre comme un clou.»

Un jour, l'adolescent est surpris par le Frère après avoir fait le mur. Au lieu de la gifle attendue, une question fuse : «Quel film es-tu allé voir ?» Peu à peu, une relation d'amitié se noue entre ce maître inattendu et l'élève Planchon. «Je lui dois tout, il m'a fait découvrir le cinéma, la philosophie, la peinture, l'esthétique et, plus encore, la poésie : tout de suite, je suis devenu un accro.»

 

Un amoureux de la poésie

C'est d'ailleurs en déclamant de la poésie, devant une assistance médusée, que Planchon a fait ses premiers pas sur une scène, dans une cave appelée Le Perdido. C'est là que Jean-Jacques Lerrant l'a découvert au détour des années cinquante, «insolent diseur de poèmes, adolescent à la crinière léonine qui lançait comme cris de guerre des vers de Baudelaire et Michaux».

Depuis, Roger Planchon ne part jamais en voyage ou en tournée sans emporter dans ses bagages quatre ou cinq recueils de poètes. «Je les lis avant de m'endormir. Classiques ou contemporains. Publiés dans la Pléiade ou en édition "tirée à 50 exemplaires".» Il a noué avec des poètes des amitiés profondes, notamment avec le jésuite Jean Mambrino.

«Comme les vrais amateurs de peinture apprécient tous les peintres, j'aime tous les poètes, lance-t-il. Ils parlent de la réalité du monde comme personne d'autre n'a jamais su le faire. Ils connaissent le cosmos.» En cela, «ils sont semblables aux paysans de l'Ardèche».

 

Il revient toujours à l'Ardèche

Par-delà ses projets (ouvrir un nouveau lieu de tournage ; mettre au point un mécanisme sérieux de coproduction audiovisuelle en Rhône-Alpes, afin d'ouvrir un marché du travail aux intermittents et d'apporter un sang neuf aux fictions télévisuelles...), Planchon revient toujours à l'Ardèche. Il avoue cependant n'avoir jamais revisité les lieux qui le virent grandir, «sauf une fois, pour montrer la région à ma femme».

Il n'a jamais voulu non plus hériter de la maison de ses parents, dans le village. Il l'a laissée à son frère Paul, réalisateur de télévision. «Il m'est impossible de revenir là-bas en vacances ou en touriste. Trop de gens ont travaillé, transpiré, souffert. Quand je passe en voiture dans la région, je vois les striures des montagnes, les champs en espaliers de deux à trois mètres de large que cultivaient les paysans ; les femmes qui tiraient la charrue, même enceintes ; la sueur, la peine, ce prodigieux courage pour survivre sur cette terre... Je n'ai qu'une envie : me mettre à genoux.»

Ou alors se réfugier dans les souvenirs d'orages, lorsque lui-même était berger sur les collines. «J'étais installé aux premières loges, comme le sont les princes dans les théâtres. Mais la scène qui me faisait face était le cosmos. Cela dépasse tout ce que l'on peut imaginer.» Même le théâtre.

Didier Mereuze

 
(1) Un défi en province. Planchon. Par Michel Bataillon. Préface de Jean-Jacques Lerrant. Éd. Marval. Coffret de 2 vol. : 1950-1975. (59, 90 Euros). Un second coffret de 2 vol, toujours par Michel Bataillon, vient de paraître chez le même éditeur, sous le titre Chéreau, Lavaudant, Planchon - 1972-2000 (60 Euros).

(2) Apprentissages par Roger Planchon. Plon. 630 p. 25 Euro.

 

 

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14 avril 2015

plan de Saint-Chamond en 1935

école Lamartine années 1930
l'école Lamartine, quelques années après sa création en 1932

 

 

Saint-Chamond en 1935
 

carte-plan

 

plan Saint-Chamond 1935
plan de Saint-Chamond en 1935 (cliquer sur l'image pour l'agrandir)

 

Ce plan de la Ville de Saint-Chamond a été édité en 1935 (imprimerie Demichel-Ploquin).

Source : Bibliothèque nationale de France, département Cartes et plans, GE C-5846

lien : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53066797n/f1.item.r=%22Ville%20de%20Saint-Chamond%22.

 

Les quartiers et lieux principaux mentionnés sont :

- Bertholet

- le Château

- le Clos Finaz

- le Confluent

- Croupisson

- l'Hôtel de Ville

- Lavieu

- Notre-Dame

- les Palermes

- les Portes

- le Puits Saint-Luc

- la Réclusière

- Saint-Pierre

- les Ursulines

 

Sur le territoire des communes limitrophes, sont mentionnés :

- les Cariasses (Saint-Martin-en-Coailleux)

- les Charmilles (Saint-Martin-en-Coailleux)

- le Chatelard (Izieux)

- la Grange Pourrat (Saint-Julien-en-Jarez)

 

Michel Renard
professeur d'histoire

Michel retour lycée 3 oct 2012

 

 

 

 

 

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9 mars 2016

un centenaire à Saint-Chamond... en 1827 !

quatre centenaires
centenaires au début du XXe siècle... Claude Monnier, lui, a vécu au XVIIIe siècle et jusqu'en 1827 !

 

 

un centenaire à Saint-Chamond...
 

en 1827 !

 

Le 30 août 1827, dans les dernières années de règne du roi Charles X, le célèbre Journal des Débats politiques et littéraires parle de Saint-Chamond. On lui a transmis le fait que dans cette ville existait un centenaire dénommé Monnier.

Cette rare longévité - pour le département de la Loire, selon cet organe de presse - est d'autant plus remarquable que l'homme aurait l'allure "tout au plus d'un vieillard sexagénaire". Simple artisan, il s'est marié à l'âge de 51 ans et a élevé vingt-quatre enfants (!) dont huit étaient encore vivants en 1827.

L'article n'est pas toujours exact mais le centenaire a bien existé.

Une recherche dans l'état civil de la commune permet de retrouver la date du décès de Claude Monnier : le 10 décembre 1827, âgé de 102 ans. Par contre les registres paroissiaux de Bourg-Argental, où est né Claude Monnier, ne mentionnent pas sa naissance en ce lieu ; il faut dire que l'année 1725 est manquante... ou qu'aucun acte d'état civil n'a été enregistré cette année-là.

Claude Monnier s'est marié le 9 mai 1774 à Saint-Chamond, avec Marguerite Faverjon.

 

l'article du Journal des Débats en 1827

 

centenaire Saint-Chamond 1827
Journal des Débats politiques et littéraires, 30 août 1827

 

 

la mort de Claude Monnier, le 10 décembre 1827

 

décès Claude Monnier 1827
état civil, décès de Claude Monnier à Saint-Chamond, le 10 décembre 1827

 

 

le mariage de Claude Monnier en 1774

 

acte de mariage Claude Monnier 9 mai 1774
acte de mariage de Claude Monnier avec Marguerite Faverjon, le 9 mai 1774

 

transcription

Claude Monnier, fils légitime des défunts Robert Monnier et de Marguerite Linossier demeurant dans la ville de Saint-Étienne, rue de Lyon, époux, d'une part, et Marguerite Faverjon, fille légitime d'André Faverjon soyeux (?) demeurant dans la ville de Saint-Étienne, rue des Moines, paroisse de Notre-Dame, et de Catherine Drillon, laditte Faverjon demeurant depuis plusieurs années en la ville de Saint-Chamond, rue de la Boucherie, paroisse de Notre-Dame, épouse, d'autre part :

lesdits époux procèdent scavoir l'époux comme majeur et maître de ses droits, et l'épouse de l'autorité et consentement de ses père et mère ; suivant leur contrat de mariage reçu par maître Perrusse (?), notaire royal de cette ville en date du 21 avril de la présente année, après avoir été publiés trois fois aux prosnes des messes paroissiales de Notre-Dame de Saint-Chamond et de Saint-Étienne sans qu'il se soit découvert un empêchement canonique ni civil à leur mariage, vû la remise du sieur Li(...), vicaire du dit Notre-Dame de Saint-Étienne du 8 may du mois courant :

lesdits époux ont reçu la bénédiction nuptiale dans l'église paroissiale de Notre-Dame par moy, vicaire d'icelle soussigné ce 9 may mil sept cent soixante-et-quatorze en présence de Jean Baptiste Monnier, frère de l'époux ; de Jean Linossier, son oncle, laboureur, demeurant à Durdigné en Forez ; de André Faverjon, père de l'épouse et d'André Faverjon, son frère ;

qui tous ont attesté la liberté, la catholicité et le domicile des parties et ont déclaré avec l'époux ne scavoir signer ; de ce requise, l'épouse a signé et autres.

Marguerite Faverjon, Étienne Micol, Jean Naime (?).

Rozet, vicaire.

 

le premier enfant de Claude Monnier, 1775

 

naissance Jean-Bpatiste Monnier 24 août 1775
acte de baptème de Jean-Baptiste Monnier, 26 août 1775

 

transcription

Jean-Baptiste, fils de Marie Claude Monnnier, journalier, demeurant en cette ville, paroisse de Notre-Dame, et de Marguerite Faverjon, né avant hyer a été baptisé cejourd'huy 26 août 1775, dans l'église de la ditte paroisse par moy, vicaire d'icelle, soussigné.

Le parrain a été Jean Baptiste Monnier, journalier de la paroisse de Durdigné, oncle de l'enfant, et sa marraine Catherine Drillon, épouse de André Faverjon, (...), demeurant à Saint-Étienne, sa grand-mère, qui a signé, non le parrain ni le père pour ne le scavoir de ce requis.

Catherine Drillon.

Rozet, vicaire.

 

le deuxième enfant de Claude Monnier, 1777

 

Marguerite 7 janvier 1777
acte de baptème de Margerite Monnier, 9 janvier 1777

 

transcription

Marguerite, fille de Marie Claude Monnier, journalier, demeurant dans cette ville, paroisse de Notre-Dame, et de Marguerite Faverjon, née avant hyer a été baptisée cejourdhuy, 9 janvier 1777 dans l'église de la paroisse par moy vicaire d'icelle soussigné.

Le parrain a été André Faverjon, garçon teinturier en soie, oncle à l'enfant, et la marraine Marguerite Faverjon, sa tante ; père absent. Le parrain a signé, non la marraine pour ne le scavoir de ce requise.

André Faverjon

Rozet, vicaire

 

Michel Renard
professeur d'histoire

 

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14 octobre 2012

plaques de rue commémoratives Résistance à Saint-Chamond

Jean Jammot

 

 

souvenirs de la Résistance,

 

dans les rues de Saint-Chamond

 

Jean Jammot

Photo0615
photo prise le 14 octobre 2012, au 80 rue de la République

 

Jean Jammot

 

 

Jammot (Jean, Émile, Lucien), né le 31 juillet 1920 à Alfortville (Val-de-Marne), décédé le 3 mars 1945 à Fallersleben-Laagberg (Allemagne) : "mort en déportation" (arrêté du secrétaire d'État aux Anciens combattants, 26 janvier 1987).

 

Jean Jammot, note, archives
archives municipales de Saint-Chamond, 6 Hsc 27, Affaires militaires, 1939-1960

 

transcription

Jean Émile Lucien Jammot. Agent du réseau Gallia. Arrêté le jeudi 30 mars 1944 à 8 heures, à l'hôtel du Lion d'Or à Saint-Chamond. Déporté au camp de Fallersleben-Laagberg (Allemagne).
Mort le 3 mars 1945.
Né le 31 juillet 1920 à Alfortville (Seine).
Dernier domicile : Bègles, 4 rue Adrien Nouzarède (Gironde). Mort pour la France.

* les deux camps de Fallersleben pour détenus hommes et femmes, aménagés en 1944, étaient des Kommandos de travail extérieurs du camp de concentration de Neuengamme. (source)

 

Fallersleben-Laagberg
le camp de Fallersleben, à côté de Neuengamme (Allemagne)

 

 

Marc et René Fressynet

Photo0616
photo prise le 14 octobre 2012 au 52 rue de la République

 

Marc et René Fressynet
 

11 juillet 1944 (1)
photo prise le 12 février 2008

11 juillet 1944 (2)
photo prise le 12 février 2008

 

 

F.F.I. et F.T.P.

 

plaque FFI FTP place de la Liberté 23 février 2017

 

23, place de la Liberté août 2010

 

Plaque apposée au 23, place de la Liberté à Saint-Chamond.

 

 

Paul et Marie Cave

rond-point Cave 1
l'une des trois plaques du rond-point en l'honneur des frère et soeur Cave
(photo prise le 21 octobre 2012)

 

rond-point Cave 2
la plaque la plus ancienne du rond-point en l'honneur des frère et soeur Cave,
qui avait l'avantage de porter la mention "déportés de la Résistance"
(photo prise le 21 octobre 2012)

 

rond-point Cave 3
l'une des trois plaques du rond-point en l'honneur des frère et soeur Cave
(photo prise le 21 octobre 2012)

 - à Saint-Chamond, un rond-point sépare le quai de la Rive (en provenance de L'Horme et de Rive-de-Gier) du boulevard Waldeck Rousseau (qui mène vers Saint-Étienne) tout en permettant l'accès au boulevard François Delay ou à la place de la Halle et à la place Saint-Pierre. Il porte le nom de "rond-point Paul et Marie Cave". Une plaque, un peu abîmée par le temps, précise que ces deux noms sont des "déportés de la Résistance" ; deux autres, plus récentes, occultent cette précision... dommage...

 

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photos d'autre provenance

 

Joseph Galland

gestap
rue de la Répblique (?) source

 

famille Cave

StChamCave
rue (?) source

 

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26 février 2014

les morts saint-chamonais de la guerre d'Algérie

soldats français en Algérie

 

 

jeunes soldats de Saint-Chamond,
 

 morts en Algérie (1954-1962)

 

Cinq noms de Saint-Chamonais sont gravés sur le monument aux morts du cimetière, sous l'intitulé "A.F.N." (Afrique française du Nord).
 

plaque AFN sur Mam St-Cham en 2012
photo prise le 14 juin 2012

 

- Jean-Loup Castelnovo

- René Dubien

- Joseph Neel

- Noël Rozier

- François Furgerol

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Jean-Loup Castelnovo

Né le 9 juillet 1937. Son père était Henri Castelnovo, né le 31 juillet 1910, et sa mère Renée Thévenon. Ses parents s'étaient mariés le 15 septembre 1936. Jean-Loup avait une soeur, France, née le 12 février 1939 ; et deux frères : Xavier, né le 6 mars 1940 ; et Paul, né le 23 décembre 1943.
Jean-Loup Castelnovo avait fait Saint-Cyr et était sous-lieutenant au 7e Bataillon de Chasseurs alpins (B.C.A.). Il est mort le 20 avril 1961.
 

 

 

Castelnovo saint-cyrien

 

 

Castelnovo fiche Saint-Cyr

 

 

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René Dubien

Mort le 18 février 1962.

Lu dans un commentaire sur le forum du Figaro le 16 octobre 2012 : "René Dubien né à Saint Chamond, fut tué au cours d'un accrochage en Algérie. Il était au MT2, 5eme compagnie du 3e régiment Etranger d'Infanterie (3eme REI ).
Au cours du combat le 18 février 1962 dans la région de TENES, 6 rebelles FLN furent tués et 2 légionnaires dont René.
Le maire socialiste de Saint-Chamond a préféré inaugurer une rue d'un jour où des manifestants FLN qui aidaient donc les rebelles) défilaient dans Paris [17 octobre 1961] au lieu de mettre le nom de René Dubien MORT POUR LA FRANCE." (source)

 

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Joseph Jean Marc Neel

Né le 16 mars 1935. Caporal-chef à la 3e Compagnie du 117e Régiment d'infanterie, Médaille militaire, Croix de la valeur militaire avec palmes. Mort à Rovigo le 27 novembre 1957.

 

funérailles Joseph Neel
invitation du Maire à assister aux funérailles de Joseph Neel
le mercredi 5 février 1958 à 9 h 15 (arch. mun. de Saint-Chamond)

 

funérailles Neel église St-Pierre
le cercueil de Joseph Neel déposé à l'église Saint-Pierre (arch. mun.)

 

Neel camion mortuaire 3 fév 1958
à la demande de Michel Neel, son père (19, rue de la République),
le cercueil contenant la dépouille mortelle de Joseph est restitué à la commune
de Saint-Chamond (arch. mun.)

 

plaque cimetière Néel tué en Algérie
cimetière de Saint-Chamond, photo prise le 2 mars 2014

 

plaque cimetière Néel portrait
Joseph Néel, 1935-1957

 

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Noël Stephan Rozier

Né le 14 décembre 1943. Mort le 20 janvier 1964 (?).

 

________

Noël Stephan ROZIER était un appelé de la classe 63 1/C affecté au 152ème régiment d’Infanterie stationné à Zéralda.
À la mi-janvier 1964, il est parti avec sa compagnie assurer la relève du 4ème bataillon de Chasseurs à pied en un point jugé encore stratégique par le commandement.
Le hasard ou presque a fait que j’ai eu l’occasion de discuter un bon moment avec lui avant son départ.
Le 21 janvier nous apprenions que notre camarade avait été lâchement tué en montant la garde.
Ce n’était pas un accident.
Si Rozier est bien l’un des cinq Saint-Chamonais morts lors du conflit algérien, il est surtout l’un des cinq cent soldats français morts pour la France en Algérie après le 19 mars 1962.

Claude Jouve (Chassieu)

 

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François Furgerol

François Furgerol tué en Algérie en 1958 (2 mars 2014)
cimetière de Saint-Chamond, photo prise le 2 mars 2014


François Furgerol, né le 20 août 1935 à L'Horme.
Sergent parachutiste au 18e R.C.P. (25e D.P.), il est mort le 23 février 1958, à 25 km au sud de Batna dans le massif du Ras Guedelane ; tué avec 20 autres paras au cours de l'assaut mené contre une bande de rebelles commandée par l'adjudant Imerzoukene, déserteur de la Gendarmerie passé aux Chaouïas.
Inhumé au cimetière de Saint-Chamond (Loire). Médaille Militaire, Croix de la Valeur Militaire avec palme.
 

Furgerol portrait
François Furgerol, mort le 23 février 1958

 

Furgerol fiche de restitution
fiche de restitution

 

Furgerol restitution
la dépouille de François Furgerol avait été enterrée à Philipeville, en
Agérie, puis exhumée de ce cimetière le 18 mars 1958, transportée par bateau,
le 20 mars, au dépôt mortuaire du centre de dispersion de Marseille et,
enfin, convoyée jusqu'à Saint-Chamond le 14 avril 1958

 

Furgerol PV inhumation
procès-verbal d'inhumation : François Furgerol a été enterré à Saint-Chamond le 15 avril 1958,
après avoir été restitué à la commune de L'Horme le jour précédant

 

- source principale : archives municipales de Saint-Chamond, 8 Hsc 1.

Michel Renard
professeur d'histoire
au lycée de Saint-Chamond

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29 décembre 2016

le bâtiment de la Sécu (CPAM) a disparu

 

destruction CPAM 29 déc 2016 (2)

 

 

devant l'Hôtel-Dieu
 

le bâtiment de la Sécu (CPAM) a disparu

 

 

reportage photo, jeudi 29 décembre 2016

 

destruction CPAM 29 déc 2016 (1)
29 décembre 2016
 

 

destruction CPAM 29 déc 2016 (2)
29 décembre 2016
 

 

destruction CPAM 29 déc 2016 (3)
29 décembre 2016
 

 

destruction CPAM 29 déc 2016 (4)
29 décembre 2016
 

 

destruction CPAM 29 déc 2016 (5)
29 décembre 2016
 

 

destruction CPAM 29 déc 2016 (6)
29 décembre 2016
 

 

destruction CPAM 29 déc 2016 (7)
29 décembre 2016
 

 

destruction CPAM 29 déc 2016 (8)
29 décembre 2016
 

 

destruction CPAM 29 déc 2016 (9)
29 décembre 2016
 

 

destruction CPAM 29 déc 2016 (10)
29 décembre 2016
 

 

destruction CPAM 29 déc 2016 (11)
29 décembre 2016

 

 

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images du 28 janvier 2017

 

ancienne Cpam 28 janv 2017 (1)
28 janvier 2017
 

 

ancienne Cpam 28 janv 2017 (2)
28 janvier 2017
 

 

ancienne Cpam 28 janv 2017 (3)
28 janvier 2017

 

 

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3 décembre 2015

les petites rues de Saint-Ennemond

3 déc 2015 (1)

 

 

les petites rues de Saint-Ennemond
 

jeudi 3 décembre 2015

 

3 déc 2015 (1)
Saint-Chamond, quartier de Saint-Ennemmond, escalier, 3 décembre 2015

 

3 déc 2015 (2)
Saint-Chamond, quartier de Saint-Ennemmond, montée, 3 décembre 2015

 

3 déc 2015 (3)
Saint-Chamond, quartier de Saint-Ennemmond, passage, 3 décembre 2015

 

3 déc 2015 (4)
Saint-Chamond, quartier de Saint-Ennemmond, 3 décembre 2015

 

3 déc 2015 (5)
Saint-Chamond, vu à partir de Saint-Ennemmond, 3 décembre 2015

 

 

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16 juin 2009

cité ouvrière Chavanne-Brun

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photos de l'ancienne

cité ouvrière Chavanne-Brun


 

L'ancienne cité ouvrière Chavanne-Brun à Saint-Chamond, appelée aujourd'hui "parc Chavanne", occupe l'espace situé entre la rue Pasteur et l'allée intérieure à cette cité surplombant, en parallèle, le parking de la médiathèque.
 

Diapositive1
la zone bleutée : l'espace de la cité ouvrière de Chavanne-Brun
(cliquer pour agrandir)

 

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reportage photographique du 16 juin 2009

 

 

cit__ouvri_re_Chavanne_Brun__1_
en bas, le parking de la médiathèque


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en bas, le parking de la médiathèque


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allée intérieure de la cité Chavanne


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allée intérieure de la cité Chavanne


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allée intérieure de la cité Chavanne


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allée intérieure de la cité Chavanne
 

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allée intérieure de la cité Chavanne
 

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allée intérieure de la cité Chavanne


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allée intérieure de la cité Chavanne


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ancienne guérite qui gardait l'entrée de la cité ouvrière
 

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rue Pasteur


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haut de façade, rue Pasteur
 

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détail du motif de décor


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rue Pasteur



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rue Pasteur



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rue Pasteur



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rue Pasteur

 

motif_d_cor

 

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12 juillet 2006

Forges et Aciéries de la Marine

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Forges et Aciéries de la Marine
Saint-Chamond - 1895 - Extrait du "Plan monumental de Saint-Chamond"

 

 

Histoire des Forges et Aciéries
 

de la Marine

 

 

pied_grande_chemin_e_25_juillet_2006
pied de la grande cheminée (103 m) en juillet 2006

 

 

Forges, aciéries et maîtres de forge
 

Magali NOVIS et André VINCENT (2004)
 

Les ressources en charbon de la vallée du Gier sont intimement liées au développement de l’industrie métallurgique, qui utilise beaucoup de combustible. Les forgerons se sont donc installés dans la vallée, et comme les verriers, ont utilisé le charbon de terre à la place du charbon de bois. Jusqu’au début du XIXe siècle, les fenderies et martinets sont dépendants de la force hydraulique des cours d’eau.

Avec l’invention de la machine à vapeur, l’industrie métallurgique peut s’installer n’importe où, et la production de la fonte devient possible (construction de hauts fourneaux). Mais l’axe du Gier, avec sa ligne de chemin de fer, reste le plus approprié à l’implantation de grosses forges et aciéries. Ainsi un véritable couloir industriel se développe au cours du XIXe siècle, le long du Janon et du Gier : sur Terrenoire, Saint-Chamond, L’Horme, Lorette, Rive-de-Gier et Givors.

L’art de la forge se transmet de père en fils, et il y aura dans la vallée du Gier de grandes familles de maîtres de forge qui se succédèrent entre la fin du XVIIIe siècle et la fin du XIXe. Loin de rechercher une concurrence entre eux, ils s’associèrent volontiers pour créer de grandes affaires.

Ainsi en 1848, Germain Morel, fils du maître de forge Antoine Morel à Saint-Chamond, s’associe avec MM. Pétin et Gaudet, maîtres de forge à Rive-de-Gier, pour créer à Saint-Chamond «Morel et Cie». En 1854, la société devient «Compagnie des Hauts Fourneaux, Forges et Aciéries de la Marine et des Chemins de Fer», avec un nouvel associé, l’anglais Jackson. Pendant ce temps à Rive-de-Gier, les six frères Marrel, fils d’un forgeron à Saint-Martin-la-Plaine, créent en 1853 une usine de forges et aciéries aux Etaings, qui devint aussi importante que celle de Pétin et Gaudet.

Se développant d’année en année, ces usines atteignirent des dimensions assez importantes, avec des équipements gigantesques destinés à produire d’énormes pièces de fonte de métal. Aux Forges et Aciéries de la Marine de Saint-Chamond, on construisait des pilons de 100 tonnes, des presses à forger de 6000 tonnes, un four vertical de 22 mètres de hauteur. La cheminée de la forge des Etaings à Rive-de-Gier est la plus haute d’Europe, 108 mètres, celle de Saint-Chamond de 103 mètres.

La gravure suivante, représentant les Forges et Aciéries de la Marine en 1895, donne une idée de l’importance de l’usine, où travaillaient 4000 ouvriers avant la Seconde guerre mondiale. Le CERPI a publié une brochure sur l’histoire de ce grand site industriel «L’Empire des Forges et Aciéries de la Marine», en vente en librairie ou à commander à l’association.

 

- Histoire et patrimoine industiel dans la vallée du Gier, par Magali Novis et André Vincent (2004)

 

P1010056

locomotive Diesel, 1955 (CAFL)


 

 

En 1955, Antoine Pinay évoquait le figure de Théodore Laurens

 

 

 

 

 

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9 mars 2014

Saint-Chamond et la Première Guerre mondiale

batterie de 155 dans l'Oise

 

Saint-Chamond

et  la Première Guerre mondiale

 

Michel RENARD

 

* travail en cours

 

1 - le rôle de l'industrie saint-chamonaise d'armement

Deux entreprises participèrent à la construction d'armes et de munitions pour l'armée française, à Saint-Chamond : les Forges et Aciéries de la Marine, et Chavanne-Brun.

1) Chavanne-Brun, usine fondée en 1857, fut très active pendant la guerre. Elle produisit des obus de fonte aciérée de calibres allant de 90 à 305 mm.
 

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2) Les Forges et Aciéries de la Marine, à Saint-Chamond, créées en 1854, furent l'un des arsenaux les plus considérables de l'effort industriel de guerre en France.

 

canon de côte de 240 mm

 

obusier de campagne 155 mm

 

essai 155 à Langonand
champ de tir de Langonand (à côté de Saint-Chamond) en 1916 :
le général Saint-Claire-Deville examine le fonctionnement du canon de 155 mm

 

Aciéries pyrotechnie shrapnels
Aciéries de la Marine, usines de Saint-Chamond - Pyrotechnie, chargement des shrapnels

 

femmes fabrication obus 1916
travail des femmes aux Forges et Aciéries, fabrication d'obus :
nettoyage et pesage de l'obus plein, 1916

 

 

2 - les Saint-Chamonais mobilisés comme soldats
 

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On ne connaît pas le nombre total de Saint-Chamonais mobilisés, ni les dates auxquelles ils le furent successivement, ni le temps passé par chacun sous les drapeaux. Il est possible, cependant, de formuler un ordre de vraisemblance.

Le ratio entre le nombre de soldats mobilisés et le nombre de pertes, pour la France, est de 16,8%. Si on applique ce rapport à Saint-Chamond, on obtiendrait approximativement, à partir du nombre de décès (415), un total d'au moins 2300 mobilisés...!

Pour une population de 14 496 habitants en 1911, on compte logiquement environ 7 500 hommes Il faut soustraire de ce chiffre les moins de 18 ans (27/30%), ce qui fait 5 000 individus, auxquels on doit enfin ôter les personnes âgées (20/25% ?)...

En attente de statistiques et de calculs vérifiés, on peut donc évaluer grossièrement l'effectif mobilisable à 3 800 hommes peut-être. Sur ce groupe, 2300 auraient été effectivement mobilisés, soit 60%. Une ponction énorme ! (mais tout cela reste à établir rigoureusement).

Si ces conjectures ne sont pas trop loin de la vérité, la commune de Saint-Chamond aurait ainsi compté quelque 1 850 anciens combattants dans les années d'après-guerre.
 

ordre mobilisation signé Delay
consigne municipale sur la mobilisation en août 1914, signée du Maire, François Delay
(archives municipales, 5Hsc 1)

 

3 - état de siège, emprunts, réquisition, ravitaillement, travail

Il y a toute une investigation à effectuer dans les archives de Saint-Chamond qui révéleront une multitude de faits économiques et sociaux constituant le quotidien des habitants.

Il ne faut pas oublier que depuis la loi votée par l'Assemblée nationale le 4 août 1914 entérinant un décret du 2 août précédent pris en Conseil des ministres et promulgué par le Président de la République, la France se trouve en "état de siège", "dans les quatre-vingt-six départements français, le territoire de Belfort ainsi que les trois départements de l'Algérie (...) pendant toute la durée de la guerre".

Des mesures restrictives aux libertés sont adoptées ainsi que des décrets relatifs à la vie économique, aux prix, aux emprunts, aux réquisitions, à la solidarité et aux secours pour les plus pauvres... Le préfet ordonne de nombreuses dispositions. Le maire de la commune prend des arrêtés.

interdiction de circuler 7 août 1914
archives municipales de Saint-Chamond, 5 Hsc 1


Dès le 7 août 1914, le Préfet de la Loire, Charles Lallemand, fait connaître l'ordre du ministre de la Guerre, d'interdiction de circuler "sur les routes et chemins en dehors des agglomérations, entre dix-huit heures du soir et six heures du matin".
Même si le terme n'est pas employé, on constate que les droits démocratiques sont réduits "dans l'intérêt supérieur de la Patrie".
Appel est fait au sentiment patriotique des citoyens pour qu'ils respectent cette interdiction "sans discuter des ordres dont ils ne sont pas en mesure d'apprécier les motifs" et qu'ils "sauront se gêner lorsque nos braves soldats sont au feu".

Dans un autre domaine, la mobilisation pécuniaire de l'arrière a donné lieu à plusieurs emprunts. Fin 1917, le Comité départemental des Bons et Emprunts de la Défense nationale, dans le cadre de l'économie de guerre, lance un 3e emprunt national en octobre.
 

 

appel à souscription fin 1917
archives municipales de Saint-Chamond, 5 Hsc 1

 

 

4 - les hôpitaux et services de Santé à Saint-Chamond

durant la guerre

Le service de Santé des Armées avait organisé une série de dispositifs visant au traiment des soldats blessés et malades. Il y aurait eu environ 9300 hôpitaux de l'intérieur, filiales ou annexes, d'après François Olier, ancien sous-officier du Service de Santé et chercheur. Des informations précises, mais non complètes, sur cette organisation et sa nomenclature sont fournies par le Service des archives médicales hospitalières des armées (SAMHA, à Limoges). D'autres éléments proviennent de sources multiples.

Dans cette chaîne de dispensation de soins, d'évacuation et d'hospitalisation, on distinguait :

1) les dispositifs de première phase qui étaient :

- les postes de secours : installés sur le front dans des conditions précaires et faiblement équipés ;

- les ambulances : unités médico-chirurgicales dépendant des corps d'armées et situées assez près du front ;

- les hôpitaux d'origine d'étapes (H.O.E.), ou hôpitaux d'opérations et d'évacuations, ou encore hôpitaux d'orientation et d'évacuations : "formations sédentaires installées à proximité d'une gare régulatrice, étapes de tri et de répartition avant l'évacuation vers l'arrière" ;

2) les dispositifs de seconde phase appelés hôpitaux temporaires (HT), pour les distinguer des hôpitaux de temps de paix. Cette dénomination générale désignait :

- les hôpitaux auxiliaires (HA), dépendant de la Croix-Rouge française ;

- les hôpitaux complémentaires (HC), sous le contrôle du Service de Santé ;

- les hôpitaux bénévoles (HB), créés par une commune ou par une association de bienfaisance ou religieuse.

sources : cf, notamment :
Les archives médicales de la Grande Guerre, le fonds 1914-1918 au SAMHA.
"1914-1918 : guerre, chirurgie, image. Le Service de Santé et ses représentations dans la société militaire"
"Les J.M.O. des ambulances (1914-1918), au Val de Grâce (1er au 5e Corps d'Armée)
"Classement, répartition et numérotation des hôpitaux militaires" Pages 14-18 - Forum

 

Saint-Chamond comptait deux formations hospitalières temporaires.

L'une installée dans l'École supérieure de jeunes filles était un hôpital auxiliaire (le n° 10) comptant une centaine de lits et qui a fonctionné du 14 août 1914 à 1919. Il était administré par la Croix-Rouge française.

 

École sup hôp temp et quartier
appelée "hôpital temporaire" sur cette carte postale, cette formation était un hôpital auxiliaire (HA)

 

École sup hôp temp
l'hôpital auxiliaire n° 10 abrité dans les locaux de l'École supérieure de jeunes filles à Saint-Chamond

 

École sup hôp temp n° 10
la légende indique "XIIIe" Corps d'Armée", équivalent à XIIIe Région militaire (Clermont-Ferrand)

 

Et l'autre installée dans le Collège Sainte-Marie était un hôpital complémentaire de 245 lits et qui a fonctionné du 29 février 1916 jusqu'à 1919.
 

Sainte-Marie cab physique en 1916 (2)

 

Sainte-Marie cab physique en 1916

 

Ste-Marie hôp temp n° 94
Sainte-Marie, à Saint-Chamond, accueillait l'hôpital complémentaire (HC) n° 94

 

Ste-Marie hôp
Sainte-Marie, à Saint-Chamond, accueillait l'hôpital complémentaire (HC) n° 94 ; ici, en juin 1916

 

Une information trouvée sur une page du site Pages 14-18 - Forum :

"Extrait du registre des décès de l'HC n°94 de Saint-Chamond :
Augustin BOURGEOIS
date d'entrée : 23 octobre 1918
date de la mort : 27 octobre 1918
genre : pneumonie grippale ....
La source du document : Service des archives Médicales Hospitalières des Armées."

 

 

5 - les soldats de Saint-Chamond

 

classe 1918 Saint-Chamond photo de groupe - 1
une photo de la classe 1918 de Saint-Chamond

 

 

6 - les 405 "morts pour la France" de Saint-Chamond
 

tombe familial Bonnard
tombe de la famille Bonnard dans le cimetière de Saint-Chamond ;
en haut, le nom de Maurice Bonnard, "mort pour la France", à Amiens (Somme),
le 24 novembre 1914, à l'âge de 26 ans (photo du 9 mars 2014)

 

Cette liste ne comprend que les soldats habitant Saint-Chamond à l'époque. Elle ne mentionne donc pas les morts des anciennes communes d'Izieux, Saint-Martin-en-Coailleux et de Saint-Julien-en-Jarez qui n'ont fusionné avec Saint-Chamond qu'en 1964.
Le total de 405 est arrêté à la date du 10 mars 2014. Des vérifications ultérieures le modifieront peut-être.

Des résultats, partiels, d'investigations détaillées au sujet de ces soldats figurent sur cette page.

Michel Renard
 

A

ALLAGNAUD Pierre, 107e d'Artillerie

ANGLARD Antoine, 3e Zouaves

ARAUD Denis, 35e d'Infanterie

AUCAGNE Auguste, 7e Génie

AUGERT Clément, 408e d'Infanterie

ARRIVET Louis, 54e Chasseurs à pied

 

B

BADARD Marius, maréchal des Logis, 6e d'Artillerie

BADIN Philibert, 8e d'Artillerie

BAJARD Antoine, 118e d'Infanterie

BALAS Maurice, caporal, 13e Chasseurs à pied

BALLANDROT Jean Marie, 29e Génie

BALLY Félix, 203 d'Infanterie

BARBIER Henri, caporal, 93e d'Infanterie

BARGE André, 159e d'Infanterie

BAROU Pierre, 5e Bataillon de Chasseurs d'Afrique

BARRAL François, 159e d'Infanterie

BAYON Pierre, 38e d'Infanterie

BLAIN Jean Gabriel, 415e d'Infanterie

BENARD Jean Baptiste, 75e d'Infanterie

BERAUD Joannès, 75e d'Infanterie

BERLIER Claudius, 159e d'Infanterie

BERNACHOT Joanny, 159e d'Infanterie

BERTHOLON Jean, 13e Chasseurs à pied

BERTHOUD Claude, 235e d'Infanterie

BERTRAND Jean Marie, 4e Territorial d'Infanterie

BEUCHOT Jean, 102e Territorial d'Infanterie

BLANCHERY Jean, 52e d'Infanterie

BOEN Jean, 68e Chasseurs à pied

BOIRON Jean Baptiste, 10e Chasseurs à pied

BONNABRY Clément, 149e d'Infanterie

BONNARD Maurice, caporal, 75e d'Infanterie

BONNEFOY Claude, caporal, 157e d'Infanterie

BONNEFOY Jean, caporal, 2e Zouaves

BONNET Jean Marie, 38e d'Infanterie

BONNEZEAU Marius, 274e d'Artillerie

BONY Étienne, 13e Chasseurs à pied

BOTTE [Jean] Pierre, 13e Chasseurs à pied

BORDES Joseph, sergent, 38e d'Infanterie

BOUCHARD Claudius, 415e d'Infanterie

BOUCHÉ Paul, 36e d'Infanterie

BOUGET Benoît, 36e d'Infanterie

BOULE Joannès, caporal, 160e d'Infanterie

BOUTEILLE Marie François, 16e d'Infanterie

BOUTEYRE Louis, 299e d'Infanterie

BRAGE Étienne, caporal, 5e Colonial

BRIAS Jean, sergent, 5e d'Infanterie coloniale

BRUN Irénée, maréchal des Logis, aviateur

BRUNEL Paul, 158e d'Infanterie

BRUYAS Gaspard, 102e Territorial d'Infanterie

BRUYAS Georges, 328e d'Infanterie

BRUYÈRE Charles, 17e d'Infanterie

 

C

CABANTOUS Édouard, caporal, 8e Colonial

CALLET Louis, 75e d'Infanterie

CANRAD Pierre, 157e d'Infanterie

CELLARD Antoine, 149e d'Infanterie

CHABAUD Joseph, 13e Escadron de Train

CHABRAND Charles, sous-lieutenant, 305e d'Infanterie

CHAFFANJEON Joannès, 36e Colonial

CHALAND Marie Paul, 38e d'Infanterie

CHAMPAGNAT Pierre, 155e d'Infanterie

CHANAL Joseph, 92e d'Infanterie

CHAPOT Joannès, sous-lieutenant, 416e d'Infanterie

CHARBONNIER Francis, sergent, 22e Bataillon de Chasseurs

CHARGUELON Antoire, 6e Colonial

CHARLES Claudius, 5e d'Artillerie

CHARLY Étienne, quartier-maître mécanicien à bord du Poignard, 5e Dépôt des équipages

CHARRON Louis, 3e bis Zouaves

CHATAGNON Antoine, 22e d'Infanterie

CHATAGNON Jacques, sergent, 11e Chasseurs à pied

CHAVANNE Jean Marcel, 52e d'Infanterie

CHAVANNE Marius Benoît, 5e Bataillon de Marche d'Infanterie légère

CHEBANCE Joseph, 16e d'Infanterie

CHEVALIER Joannès, 6e Colonial

CHIRAIN Antonin, gendarme, 13e Légion

CHORLIOT Joannès [Paul], 111e Artillerie lourde [451e Artillerie lourde]

CHOSSIS Albert, 14e Chasseurs à pied

CITARON Étienne, 11e Chasseurs à pied

CLAVELLOUX Jean Baptiste, 38e d'Infanterie

COMBARET Jean, sous-agent des Postes

COMBRET Jean, 2e Légion étrangère

COMTE J. B. Marius, 252e Colonial

CONIL François, 6e Colonial

CORNEYRE Victor, 99e d'Infanterie

COROMPT Louis, 275e d'Infanterie

COROMPT Claudius, 52e d'Infanterie

CORTIAL Marisu, 2e Génie

CORTIER Claude, 359e d'Infanterie

COTE Louis François, 38e d'Infanterie

COTTE Pierre, 13e Chasseurs à pied

COTTIER Joannès, 99e d'Infanterie

COUCHOUD Antoine, 38e d'Infanterie

COUPAT Antoine, 425e d'Infanterie

COURBIÈRE Francisque, capitaine, 103e d'Infanterie territoriale

COURBON Irénée Marius, 52e d'Infanterie

COUTURIER Jean, 101e d'Infanterie

CUMAIN Claudius, 157e d'Infanterie

 

D

DARD Étienne, 216e d'Infanterie

DEBARD Louis, 22e d'Infanterie

DECHENAUX Eugène, 4e Génie

DEFAIX Marius, 173e d'Infanterie

DEGOUTTE Joannès, 2e Zouaves

DEGOUTTE Noël, 16e d'Infanterie

DELOIRE Stéphane Paul, 13e d'Infanterie

DELORME Benoît, 299e d'Infanterie

DELORME Jean, 3e Zouaves

DELUNEL Jean Marie, 158e d'Infanterie

DESERMEAUX Claudius, aspirant, 158e d'Infanterie

DESJOINT Jean, 300e Territorial d'Infanterie

DERVIEUX Antoine, 359e d'Infanterie

DERVIEUX Jean Marie, 17e d'Infanterie

DOMINIQUE Paul, 14e Chasseurs à pied

DONZEL Jean Marie, 415e d'Infanterie

DREVET Pierre, 51e Chasseurs à pied

DRONNET Henri, 38e d'Infanterie

DUBREUIL François, 5e Génie

DUBREUIL Paul, 129e d'Infanterie

DUCHENE Jean Marie, caporal, 261e d'Infanterie

DUCHER Pierre, 121e d'Infanterie

DUCREUX Jean Marie, caporal, 3e Zouaves

DUCULTY Antoine, 6e Colonial

DUFOUR Francis, 38e d'Infanterie

DUGAS Jean Jh, sergent, 16e d'Infanterie

DUGAS André, lieutenant, 53e d'Infanterie

DUMAS Louis, 57e Bataillon de Chasseurs

DURAND Jean, adjudant, 38e d'Infanterie

DUSSON Pierre, maître ouvrier du 7e Génie

DUTHEIL J.B., 11e Bataillon de Chasseurs

 

E

ÉCHALIER Jean, 238e d'Infanterie

ENTRESANGLE Jean, caporal, 74e d'Infanterie

ESPARCIEUX Pierre, 5e Génie

EXBRAYAT Claude, 33e d'Artillerie

 

F

FAGNOT Marius, 161e d'Infanterie

FARA Eugène, 70e Bataillon de Chasseurs

FARA Marius, 238e d'Infanterie

FAURE François, 3e Zouaves

FAURE Pierre, caporal 358e d'Infanterie

FAURIE Jules, 64e Bataillon de Chasseurs

FAYE Édouard, caporal, 11e Bataillon alpin

FAYOLLE François, 54e Bataillon de Chasseurs

FAYOLLE Claude, 3e Zouaves

FAYOLLE Joannès, 170e d'Infanterie

FAYOLLE Pierre, caporal, 98e d'Infanterie

FAYON Benoît, 1er Bataillon de Chasseurs à pied

FAYON Paul, 23e d'Infanterie

FERRIER Louis, 415e d'Infanterie

FEUILLATET Mathieu, 170e d'Infanterie

FILLON Pierre, 4e Génie

FINAZ Marc, lieutenant, 238e d'Infanterie

FLACHER Pierre, 340e d'Infanterie

FLACHER Marius, 98e d'Infanterie

FLAVIN Charles, 3e Zouaves

FOESSER François, 149e d'Infanterie

FONTANAY François, 75e d'Infanterie

FOREST Philippe, 415e d'Infanterie

FORISSIER Jean Claude, 238e d'Infanterie

de FRAIX de FIGON Pierre, sergent, 98e d'Infanterie

FRAPPAT Louis Eugène, 32e Bataillon de Chasseurs

FRÉCON Pierre, 11e Bataillon de Chasseurs

 

G

GACHON François, 4e Génie

GACHON Jacques, sergent, 38e d'Infanterie

GACHON Gabriel, sergent, 170e d'Infanterie

GACHON William, sergent, 86e d'Infanterie

GAGNAIRE Louis, 170e d'Infanterie

GALLEY Jean, 6e Infanterie Coloniale

GALLOT Pierre, 133e d'Infanterie

GAMET Eugène, quartier-maître à bord du Cirée

GARNIER Antoine, 2e Zouaves

GARNIER Édouard, caporal, 173e d'Infanterie

GARNIER Régis, 54e Bataillon de Chasseurs

GATINIER Jean, 7e d'Infanterie

GATTINO Jean, 3e Zouaves

GEAY Louis Marius, 6e Colonial

GENEST Jean Joseph, 142e d'Infanterie

GENTIAT Louis, 157e d'Infanterie

de St-GENYS Pierre, maréchal des Logis, 14e Dragons

GERENTES Auguste, 57e Bataillon de Chasseurs

GERENTON Antoine, 98e d'Infanterie

GERY Alphonse, caporal, 170e d'Infanterie

GERY Louis, 6e Colonial

GINOT Pétrus, 401e d'Infanterie

GIRARD Édouard, 129e d'Infanterie

GIRAUDET Benoit, 113e d'Infanterie

GIRAUDET Étienne, 38e d'Infanterie

GIRON Joannès, 11e d'Infanterie

GONIN Jean, 16e d'Infanterie

GOURGEON Baptiste, 358e d'Infanterie

GOUTTEBEL Gilbert, caporal, 123e Bataillon de Tireurs sénégalais

GRANGIER André, 341e d'Artillerie lourde

GRANGIER Antoine, 158e d'Infanterie

GRANJON Georges, 216e d'Infanterie

GRANJON Marius, 348e d'Infanterie

GRAS Émile, 62e d'Infanterie

GRAVIER Joseph, 99e d'Infanterie

GRENIER Jean-Baptiste, sous-lieutenant, 8e Zouaves

GRILLET Félix, 99e d'Infanterie

GRIS Marius, 98e d'Infanterie

GUICHARD Victor, 3e Zouaves

GUILLAUD Jean, 413e d'Infanterie

GUILHON Pierre, 66e d'Infanterie

 

J

JACOB Antoine, 413e d'Infanterie

JALADIS André, 14e Chasseurs à pied

JALLAS Francisque, aspirant, 12e Artillerie

JAMET Joseph, 38e d'Infanterie

JAMET Louis, 252e d'Infanterie

JANUEL Janvier, lieutenant, 6e Tirailleurs

JANUEL Hippolyte, 3e Zouaves

JOUASSARD Joseph, 63e Bataillon de Chasseurs

JOUGLARD Joseph, 152e d'Infanterie

JOURDA de CHABANOLLE Ernest, 63e Chasseurs

JOURDE Louis, caporal, 6e Colonial

JUGE Antoine, 75e d'Infanterie

JURY Stéphane, capitaine, 121e Bataillon de Chasseurs

 

K

KLOTZ Eugène, capitaine, 122e d'Infanterie

 

L

LABBRE Joannès, 8e Tirailleurs

LAFAURIE J. Félix, 52e d'Infanterie

LAFLEUR Baptiste, sergent, 414e d'Infanterie

LAGRANGE Pierre, maréchal des Logis, 221e d'Artillerie

LAMY Félix, 6e Colonial

LARDERET Antoine, 358e d'Infanterie

LARMARAUD Jean, 175e Artillerie lourde

LARMARAUD Jean-Baptiste, 11e d'Infanterie

LARUE Edmond, 38e d'Infanterie

LAURENT J.-M., sous-lieutenant, 31e d'Artillerie

LAVAL Jean-Marie

LEGRAND Jean, 13e Bataillon de Chasseurs

LENTILLON Jean, 23e Chasseurs

LINOSSIER Jean Louis, 87e d'Infanterie

LOUAT Antoine, 16e d'Infanterie

LOUBET Antoine, caporal, 99e d'Infanterie

LYONNET Jean Marie, 11e Bataillon de Chasseurs

 

M

MAGAND Joseph, brigadier, 113e d'Artillerie

MAIGROT Stéphane, 112e d'Infanterie

MAILLON Marius, 52e d'Infanterie

MAISONNIAL Jean, 414e d'Infanterie

MAITER Joseph, sous-lieutenant, 2e Zouaves

MALLIÈRE Martin, 11e Bataillon de Chasseurs

MARANDON Louis, 14e Bataillon de Chasseurs

MARLHIOUD François, 1er Zouaves

MARTIN PICHON Félix, 5e Artillerie lourde

MASSOUBRE Eugène, sergent, 84e d'Infanterie

MATHOULIN Claude, 98e d'Infanterie

MATTEJA François, 302e d'Infanterie

MAYERY Marius, 140e d'Infanterie

MAYERY Pierre, 102e Territorial d'Infanterie

MELLIER Claudius, 413e d'Infanterie

MENU Joanny, 6e Colonial

MEUNIER Paul, 105e d'Infanterie

MIALARET Victor, 9e Cuirassiers

MICOL Benoit, 261e d'Infanterie

MILAMANT Jean Marie, 53e Bataillon de Chasseurs

MIOLANE Marius, aspirant, 13e Bataillon de Chasseurs

MOINE Julien Bonaventure, 357e d'Infanterie

MONIER Claude, 75e d'Infanterie

MONIER Pierre, 17e d'Infanterie

MONNIER Étienne, 3e groupe d'Aviation

MONTAGNE Louis, adjudant, 321e

MONTAGNON Gabriel, 175e d'Infanterie

MONTET François, 9e Cuirassiers

MONTEUX Maurice, 99e d'Infanterie

MOREL Jean, 38e d'Infanterie

MORFIN Jules, 22e d'Infanterie

MOULIN Louis, caporal, 75e d'Infanterie

MOULIN Joanny, 169e d'Infanterie

MOUNIER Auguste, 6e Colonial

MOUNIER J. M., 36e Colonial

MOUNIER Pierre, 38e d'Infanterie

MURE Joseph, 14e Bataillon de Chasseurs

MURGUES Nicolas, 40e Colonial

 

N

NANTAS Jean, 501e Territorial

NANTAS Joannès, 123e d'Infanterie

NEICHTHAUSER Jean, 38e d'Infanterie

NEYRAND Auguste, sergent, 159e d'Infanterie

NEYRAND François, lieutenant, 17e d'Artillerie

NEYRAT Jean, matelot à bord de l'Athos

NICOLAS Claude, 160e d'Infanterie

NOUVEAU Marcel, 7e Génie

 

O

OGIER Joannès, 68e Bataillon de Chasseurs

OUILLON jean marie, 161e d'Infanterie

OULION Jean Claude, 275e d'Infanterie

 

P

PACCALET Claude, 230e d'Infanterie

PACALET Barthélémy, 36e d'Artillerie

PACALY Jean Claude, 36e Colonial

PALANDRE Jean, 328e d'Infanterie

PASCAL Marius, 161e d'Infanterie

PASCAL Henri, 7e Génie

PASCAL Pierre, lieutenant, 305e d'Infanterie

PATISSIER Pierre, 46e d'Artillerie

PATURAL Jean Marie, sergent, 238e d'Infanterie

PAUZE Jean Baptiste, 413e d'Infanterie

PAYRE Claude, caporal, 238e d'Infanterie

PECHERA Maurice, 72e d'Infanterie

PERENON Antoine, 52e d'Infanterie

PERRIER Louis, 14e Bataillon de Chasseurs

PERRIN Victor, 413e d'Infanterie

PESTRE André, 168e d'Infanterie

PHILIS Benoît, 17e d'Infanterie

PICHON Émile, 43e d'Infanterie

PIPIER Louis, 38e d'Infanterie

PITAVAL Claudius, 57e Bataillon de Chasseurs

PITAVY François, 157e d'Infanterie

PIZAY Antoine, caporal, 22e d'Infanterie

PIZAY Jean, sergent, 415e d'Infanterie

PLAINE Adrien, caporal, 98e d'Infanterie

PLANCHE Pierre, 16e d'Infanterie

PLANCHET Aimé, 158e d'Infanterie

PLENET René, sergent, 311e d'Infanterie

PONCET Mathieu, 5e d'Artillerie

PORTE Marius, 31e Colonial

POUX Antoine, 119e d'Infanterie

POUYADE Antoine, 22e d'Infanterie

POUYADE Valentin, 321e d'Infanterie

POY Galmier, 8e section d'Infirmiers

POYET Jean Baptiste, 216e d'Infanterie

POYET Jean Cl., 2e Bataillon de Marche

PREYNAT François, 36e d'Artillerie

PROUTAT Jean Baptiste, 157e d'Infanterie

PUISSOCHET Jean Claudius, 9e Cuirassiers

 

R

RAGEY Jean Marius, 228e d'Infanterie

RANCHON Jean, 4e Chasseurs alpins

RAVACHOL Stéphane, 52e d'Infanterie

REBAUD Laurent, 238e d'Infanterie

REBER Eugène, 68e Bataillon de Chasseurs

RELAVE Jean, 16e d'Infanterie

REMILLIER Marius Eugène, 38e d'Infanterie

REVILLON Gustave, 99e d'Infanterie

REVOL Pierre, 16e d'Infanterie

REYMOND Jules, 275e d'Infanterie

REYNAUD François Louis, 38e d'Infanterie

REYNAUD Pierre, brigadier, 263e d'Artillerie

RIBAUD François, adjudant, 157e d'Infanterie

RIBES Adrien, 238e d'Infanterie

RICHARD Francisque, sergent, 86e d'Infanterie

RICHARD Jean Baptiste, 115e d'Artillerie lourde

RICHARD Ulysse, 14e Bataillon de Chasseurs

RIGAUD Benoît, 98e d'Infanterie

RIVAT Marius, 24e Bataillon de Chasseurs

RIVAUD Pierre, 6e Colonial

RIVOIRE Claude, 11e Chasseurs alpins

ROBINEAU François, sergent, 238e d'Infanterie

ROLIN Alexandre, caporal, 333e d'Infanterie

ROSSARY Étienne, 6e Colonial

ROSSILLOL Pierre, 6e Colonial

ROSTAING-MAGNIN Louis, 9e Colonial

ROUGÉ Victor, maréchal des Logis, 274e d'Artillerie

ROUSSILLOUX André, 357e d'Infanterie

ROUX Marius, 115e Bataillon de Chasseurs

ROYER Pierre, matelot à bord du Mousquet

RUARD André, 75e d'Infanterie

 

S

SABATIER Jean, 292e d'Infanterie

SABY Pierre, adjudant, 409e d'Infanterie

SANGLARD J. M., 38e d'Infanterie

SARTRE Victor, 16e d'Infanterie

SAUGÈRE Benoît, 98e d'Infanterie

SEIVE Michel, 6e Colonial

SEIVE Jules, 34e Colonial

SEUX André, 16e d'Infanterie

SEUX François, 38e d'Infanterie

SEUX Régis, 52e d'Infanterie

SEYRAYET Jean Cl., caporal 7e Tirailleurs

SIEAUVY Jean Louis, 11e Bataillon de Chasseurs

SIGNALET François, 5e Colonial

SOL Jean Baptiste, 6e Colonial

SOLEILHAC Eugène, caporal, 11e Chasseurs

SOULAS Henri, 38e d'Infanterie

SOUVETON Pierre, 6e Colonial

SPITZ Joseph, 98e d'Infanterie

 

T

TARDY J. M., caporal, 11e Chasseurs

TARDY Célestin, 33e Colonial

TARGE François, caporal, 13e Chasseurs

TERRASSON Clément, 17e d'Infanterie

TERRASSON Pierre, 36e d'Artillerie coloniale

TERRAT Benoît, 102e d'Infanterie

THEVENET Gilbert, 115e Bataillon de Chasseurs

TEYSSIER Jacques, adjudant, 42e d'Infanterie

THERRAT Jean, 98e d'Infanterie

THEVENON Jean, 6e Colonial

THIBAUD Jean, sergent fourrier, 11e Bataillon de Chasseurs

THIBAUD Pierre, 157e d'Infanterie

THOLLET CLaude, 216e d'Infanterie

THOLLY Antoine, 62e d'Infanterie

THOMAS Jean Marie, 11e Cuirassiers

TIXIER Claude Adrien, sergent, 238e d'Infanterie

TROTET Charles, 38e d'Infanterie

 

V

VEDRINE Pétrus, 6e Colonial

VERDIN Pierre, 3e Tirailleurs

VENTURI Camille, 2e Zouaves

VERNAY Antoine, 14e Bataillon de Chasseurs

VERNET J. M. , 210e d'Infanterie

VERNIN François, sergent, 30e d'Infanterie

VERRIER Paul, 79e d'Infanterie

VIAL Benoît, 158e d'Infanterie

VIAL Henri, 12e Bataillon Chasseurs alpins

VIALLON Paul, 416e d'Infanterie

VIGIER Auguste, matelot à bord du Hardi

VINCENT Victor, 158e d'Infanterie

VIORON Jean, 2e Zouaves

VIRIEUX Pierre, 52e d'Infanterie

VIVIEN Mathieu, 16e d'Infanterie

 

Soldats décédés à l'Hôpital auxiliaire n° 10

BERDOU Jean Marie, 83e d'Infanterie

DENIS Michel, brigadier, 501e d'Artillerie

DUSEVAL Paul Edmond, 128e d'Infanterie

GARNIER Élie, 168e d'Infanterie

LETOURNEL Alexandre, 264e d'Infanterie

MONTEGUT Hyacinthe, sergent, 1er Tirailleurs

PAULIN Eugène, maître pointeur, 118e d'Artillerie

 

source : archives municipales de Saint-Chamond, 5 Hsc 23.

note 1 - les ajouts entre [...] sont des corrections justifiées par les mentions figurant dans d'autres documents.

note 2 - l'ordre alphabétique a été restauré lorsque quelques erreurs s'étaient glissées dans la liste.

 

 

6 - les traces mémorielles et patrimoniales

de la Grande Guerre à Saint-Chamond

 

Adrien Plaine MPLF
tombe familiale d'Adrien Plaine (photo 2 mars 2014)

 

Claudius Fabre MPLF (2 mars 2014)
Claude Fabre, mort pour la France le 31 octobre 1914 (photo du 2 mars 2014)

 

Baptiste Gourgeon MPLF 2 mars 2014
Baptiste Gourgeon (1886-1914), mort pour la France (photo du 2 mars 2014)

 

Claudius Meiller MPLF (2 mars 2014)
tombe familiale Meiller et Malaurie (photo du 2 mars 2014)

 

Claudius Meiller (2 mars 2014)
Claudius Meiller, mort pour la France le 22 mai 1917 (photo du 2 mars 2014)

 

tombe Entresangle
tombe de Jean Louis Entresangle, mort pour la France le 23 avril 1918 (photo du 9 mars 2014)

 

MAM 9 mars 2014
Monument aux morts du cimetière de Saint-Chamond (photo du 9 mars 2014)

 

* travail en cours

Michel Renard
professeur d'histoire
au lycée de Saint-Chamond

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25 décembre 2014

le tramway à Saint-Chamond (Loire)

tramway électrique St-Cham Le Creux

 

 

le tramway à Saint-Chamond

 

Il a existé à Saint-Chamond, entre le début des années 1880 et environ 1937, soit un demi-siècle, un transport de voyageurs par tramways. En réalité, les lignes de circulation ne se limitaient pas à Saint-Chamond mais conduisaient, à Saint-Étienne, à Rive-de-Gier, puis une autre ligne jusqu'au Creux sur la commune d'Izieux.

 

tramway rue Victor-Hugo
rue Victor-Hugo et "gare" du tramway ; vue de l'actuel carrefour de Lamartine

 

tramway rue Victor Hugo
rue Victor-Hugo et station du tramway ; vue de l'actuel carrefour de Lamartine
 

La station du tramway était située à hauteur du n°4 de la rue Victor Hugo. On peut voir, sur la photo ci-dessous, que les blocs de bâtiments présents sur la droite de l'image ancienne existent toujours aujourd'hui (Google maps, street view, 2008).
 

 

Diapositive2
la rue Victor-Hugo, en 2008 : les espaces en jaune correspondent aux batiments figurant déjà un siècle
auparavant sur la carte postale ; le tramway stationnait devant le bloc jaune le plus proche, au n° 4 de la rue

 

 

 

tramway rue Victor Hugo espaces coloriés
les batiments du début des années 1900 sont toujours là un siècle plus tard
 

 

tramway électrique St-Cham Le Creux
tramway électrique entre Saint-Chamond et Le Creux
 

 

rue du Président-Wilson en 2008
la rue du Président-Wilson s'appelait, au début des années 1900, la rue du Champ-du-Geai ;
il semble que le bâti urbain, sur le côté gauche de la rue (sur la photo) ait été à peu près conservé... ;
mais le côté droit, visible ci-dessous, a complètement disparu ; c'était l'emplacement de la "gare" du tramway

 

 

rue du Champ-du-Geai avec gare des tramways
derrière le Bureau de l'octroi, la "gare des (?) tramways" ; actuel rond-point du Champ-du-Geai ;
aujourd'hui se trouve le bâtiment de l'ancienne gendarmerie (carte postale ancienne postée en 1907)

 

 

tramway au Champ-du-Geai (1)
un tramway, à l'emplacement de l'actuel rond-point du Champ-du-Geai, où se rencontrent la route de
Saint-Étienne (à droite sur l'image) et la rue du Champ du Geai (actuelle rue du Président-Wilson, à gauche)
;
(carte postale ancienne postée en 1911)
 

 

rue du Champ-du-Geai et route de Saint-Étienne
à la croisée de la rue du Champ-du-Geai et de la route de Saint-Étienne, on devine la station des Tramways,
et on aperçoit les caténaires (ou : lignes aériennes de contact, L.C.A.) qui acheminent l'électricité,
ainsi qu'un câble de soutien de ces mêmes lignes ;
l'image doit être postérieure à celles ci-dessus qui ne montraient pas de caténaires

 

 

rue du Champ-du-Geai et route de Saint-Étienne avec tramway
une image du  tramway à la rencontre des deux voies rue du Champ-du-Geai et route de Saint-Étienne ;
il n'y a pas encore de caténaires ; la carte est postée en 1909

 

 

verso cpa rue du Champ-du-Geai
verso de la carte postale ci-dessus ; son auteur est Claudius Richard ;
les indications qu'il fournit sur le coût de ses repas sont socialement très intéressantes

 

 

place Plaisance et tramway du Creux
place de Plaisance, la ligne du tramway vers le Creux
 

 

tramway au Creux
la station du tramway au Creux
 

 

Le Creux la Poste
il semble bien que la station du tramway au Creux se situait devant le restaurant, proche de la Poste
 

 

Le Creux la Poste août 2010
sur cette image de 2010 (Google Maps, street view), on reconnait la Poste et le corps de batiment
abritant alors le restaurant "Café du Commerce"

 

Il est donc possible que la station du tramway au Creux se soit située à l'extrémité de la rue Pétin-Gaudet, entre la Poste et la pharmacie actuelle, juste en arrivant sur la place Louis Comte.

Michel Renard
professeur d'histoire

 

_________________________

 

En attendant une investigation dans les archives municipales..., quelques éléments historiques sur le tramway à Saint-Chamond, d'après l'ouvrage d'Éric Perrin, Mémoires en images. Saint-Chamond (éd. Alan Sutton, 2002, p. 24-27).

La tramway fut installé à Saint-Chamond le 1er juillet 1882 avec une ligne Saint-Étienne/Saint-Chamond. Cette première ligne passait, jusqu'en 1884, par la place Notre-Dame (aujourd'hui, place de la Liberté) et la station Saint-Chamond-centre était située entre la place Lamartine et la Caisse d'Épagne.

La ligne Saint-Étienne/Rive-de-Gier fut électrifiée en 1912, après l'abandon de la vapeur.

La station de tramways assurant le transport jusqu'au Creux fut située sur l'actuelle rue Gambetta, à hauteur de Plaisance, à partir de 1905. Cette ligne électrique fut exploitée de 1906 à 1931. Elle fut inaugurée le 5 juillet 1906 par Aristide Briand.

Le tramway disparut des rues de Saint-Chamond en 1937, au profit des autobus.

(d'après Éric Perrin)

 

 

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19 février 2017

les anciens maires de la commune d'Izieux

Izieux ancienne mairie 2014

 

 

 

les anciens maires de la commune d'Izieux
 

chronologie, images et biographies

 

______________________

 

sommaire

  • I - liste des maires
  • II - portraits
  • III - biographies
  • IV - discours d'Albert Ravachol, maire, 9 février 1936
  • V - images de la mairie

 

 

I - liste des maires

  • François Blachon : 1790-1792.
  • Pierre Roussier : 1792-1795.
  • Jean-Baptiste Perrochia de la Sorlière : 1795-1808.
  • Jean François Henri Royer de la Bastie : 1808-1829.
  • Charles-François Richard, alias Richard-Chambovet : 1829-1831
  • Claude Bertail : 1831-1838
  • Antoine Michel : 1838-1848.
  • Pierre Antoine Perrier : 1848-1859 (mars)
  • Constant Taponnier : 1859-1865, 1865-1870.
  • Henry Castel : 1870-1887.
  • François Gillet fils : 1887-1892.
  • Barthélémy Roblin : 1892-1895
  • Pétrus Vial : 1895-1900, 1900-1902.
  • Michel Darmancier : 1902-1904.
  • Pierre Joannon : 1904-1908, 1908-1912, 1912-1919, 1919-1925, 1925-1929, 1929-1935, 1935 (mai-août).
  • Albert Ravachol : 1935-1942.
  • Alfred Laroche - 1942-1944
  • Marcel Peillon : 1944-1945
  • Roger Baudy : 1945-1946
  • Joseph Chirat : 1946-1947
  • Vincent Goujon : 1947-1964.

 

 

II - portraits

 

 

Jean François Henri Royer de la Bastie (1766-1849)
           Jean François Henri Royer de la Bastie,
                     maire de 1808 à 1829

 

 

Richard-Chambovet buste (2)  Richard-Chambovet
Charles-François Richard, alias Richard-Chambovet, maire de 1829 à 1831

 

Henry Castel caricature 1883   Castel maire
Henry Castel, maire de 1870 à 1887

 

François Gillet fils
François Gillet fils, maire de 1887 à 1892

 

Roblin maire
Barthélémy Roblin, maire de 1892 à 1895

 

Vial maire
Pétrus Vial, maire de 1895 à 1902

 

Darmancier maire
Michel Darmancier, maire de 1902 à 1904

 

Joannon maire
Pierre Joannon, maire de 1904 à 1935

 

Ravachol maire
Albert Ravachol, maire de 1935 à 1941

 

 

 

III - biographies

 

François BLACHON - maire de 1790 à 1792

image à trouverNé le 16 octobre 1747 à Izieux (La Martinière). Son père était laboureur.

Lui-même laboureur. Habitait La Grange-Badet.

Élu maire d'Izieux le 25 janvier 1790, renommé le 7 novembre de la même année, puis le 13 novembre 1791. Le 2 décembre 1792, il est remplacé par Pierre Roussier.

Le 24 (ou 25 ?) octobre 1793, il fut arrêté sur ordre de Javogues, qui l'accusait de complicité avec le soulèvement de Lyon, et emprisonné à Saint-Étienne. Les scellés furent apposés sur son domicile. Après la chute de Javogues, l'ancien maire de Saint-Chamond, Grégoire Chana promu à l'administration du département, fait libérer Blachon et obtient la levée des scellés le 18 août 1794.

 

Pierre ROUSSIER - maire de 1792 à 1795

image à trouverNé le 13 décembre 1754 à Izieux

Marié à Izieux le 16 février 1778 avec Antoinette Carrier.

Laboureur.

 

 

 

 

 

Jean-Baptiste PERROCHIA - maire de 1795 à 1808

image à trouverNé le 27 décembre 1755 à Izieux (La Sorlery, auj. La Sorlière).

Propriétaire foncier.

A été maire de Saint-Chamond, du 20 avril 1799 au 9 mai 1800.

Mort le 2 mai 1832 à Saint-Chamond.

 

 

 

 

 Jean François Henri ROYER de la BASTIE - maire de 1808 à 1829

Jean François Henri Royer de la Bastie (1766-1849)Né le 27 novembre 1767 à Saint-Chamond (paroisse Notre-Dame). Fils de noble Jean Henry Joseph Royer, écuyer, avocat en parlement, juge général de la ville et marquisat de Saint-Chamond.

Mort le 30 novembre 1849 à Izieux (82 ans).

Propriétaire foncier.

 

 

 

 

 

 

 Charles-François RICHARD, alias RICHARD-CHAMBOVET - maire de 1829 à 1831

Richard-ChambovetNé le 9 août 1772 à Bourg-Argental (Loire). Mort le 15 avril 1851 à Saint-Chamond.

Fabricant de lacets. Son fils, Ennemond Richard, poursuivit l'activité industrielle de son père.

 

 

 

 

 

Claude BERTAIL - maire de 1831 à 1838

image à trouverNé le

 (un Claude a 39 ans en 1809 ; un autre est recensé en 1846 et en 1861, où il a 49 ans)

 

 

 

 

 

 

 Antoine MICHEL - maire de 1838 à 1848

image à trouverNé le ... 1791 ou 1792 à Nantes. Mort le 29 mars 1872 à Izieux (84 ans).

Fabricant de lacets, négociant. À sa mort, il est désigné comme "rentier".

Il demeurait au Creux.

 

 

 

 

 

 Pierre Antoine PERRIER - maire de 1848 à 1859

image à trouverNé le 28 avril 1807 à Chânes (Saône-et-Loire). Mort le 25 juillet 1864 à Izieux (57 ans et trois mois).

Négociant. Il a demeuré au Pré-Château (1846) puis au Creux.

D'après les Annales de la Société impériale d'agriculture, industrie, sciences, arts et belles-lettres du département de la Loire (1958), Terrier était fabricant d'extraits de châtaigniers.

 

 

 

 Constant TAPONNIER - maire de 1859 à 1870

image à trouverNé le ... 1812 ou 1813 à Morteau (Doubs). Mort le 27 juin 1888 à Izieux (75 ans).

Ne figure pas dans les tables décennales des archives départementales du Doubs pour la commune de Morteau (?).

Maître de forges. Puis rentier. Demeurait au Maillot (petit écart de la commune) puis au Bourg d'Izieux.

Par décret impérial du 23 août 1858, Taponnier et Harel sont autorisés à établir sur la rivière du Gier, au lieu où existait l'ancienne forge dite Le Martinet d'Izieux, une usine de fer dont la consistance est fixée à : neuf fours à puddler ; cinq fours à réchauffer ; trois fours dormants pour la tôle ; les appareils de compressage et d'étirage, nécessaires au roulement de l'usine, dont la force motrice sera fournie en partie par les eaux du Gier, en partie par la vapeur.

Constant Taponnier était membre de la Société impériale d'agriculture, industrie, sciences, arts et belles-lettres du département de la Loire depuis le 6 mai 1858 ; il en démissionne le 2 août 1866.

Taponnier a été nommé maire par décret impérial le 23 mars 1859.

 

 

 Henry CASTEL -  maire de 1870 à 1887

Castel maireNé le 23 août 1839 à Saint-Étienne (Loire). Mort le 28 février 1900 à Saint-Chamond.

Fabricant de lacets. À sa mort, il était co-actionnaire aux Manufactures réunies.

- biographie de Henry Castel, ici.

 

 

 

 

 François GILLET fils - maire de 1887 à 1892

François Gillet filsNé le 20 avril 1846 à Lyon (Rhône). Mort le 22 novembre 1897 à Izieux.

Médecin, chimiste, maître teinturier. Fils de l'industriel teinturier en soie, François Gillet (1813-1895).

Il demeurait à La Martinière.

François Gillet a été conseiller d'arrondissement pour le canton de Saint-Chamond de 1886 à 1892 et vice-président de la Société d'études économiques de la Loire

 

 

 Barthélémy ROBLIN - maire de 1892 à 1895

Roblin maireNé le 24 août 1837 à Guérigny (Nièvre). Mort le 10 novembre 1895 à Izieux (58 ans et deux mois).

Chef contre-maître de la Marine à la retraite quand il s'installe à Izieux. Le 18 février 1882, il épouse Benoite Badoux, née à Saint-Paul-en-Jarez, rentière à Izieux depuis plusieurs années.

Propriétaire, rentier. Demeurait au lieu-dit de la Grange Badet.

 

 

 

 Pétrus VIAL - maire de 1895 à 1902

Vial maireJean-Pierre, dit Petrus.

Né le 17 novembre 1835 à Saint-Chamond. Mort le 6 mai 1907 à Izieux.

Demeurait rue de l'Hôte-de-Ville. Il était maître teinturier au Pré-Château.

Époux de Marie-Joséphine Condamin.

Démissionne de son mandat de maire en 1902.

 

 

 

 Michel DARMANCIER - maire de 1902 à 1904

Darmancier maireNé le 23 juillet 1850 à Pont-Evêque (Isère) . Mort le 26 juin 1913.

Ingénieur.

Époux de Marie Louise Francine Boissonnet.

 

 

 

 

 

 Pierre JOANNON - maire de 1904 à 1935

Joannon maireNé le 15 juin 1868 à Izieux. Mort le 31 août 1935 à Izieux.

Fabricant de lacets.

 

 

 

 

 

 

 Albert RAVACHOL - maire de 1935 à 1942

Ravachol maireNé le 22 août 1894 à Saint-Étienne (son père était né à Izieux). Marié le 12 octobre 1931 à Lyon avec Eugénie Jeanne Carrère. Mort le 20 août 1978 à Vichy (Allier).

Élève de l'École pratique de commerce et d'industrie de Saint-Chamond ; obtient son certificat en 1909.

Industriel teinturier.

 

 

 

 Alfred LAROCHE - maire de 1942 à 1944

image à trouverNé le 29 novembre 1887 à Montluçon (Allier). Marié le 25 février 1911 à Saint-Chamond avec Rose Rosalie Liotard. Mort à Feurs (Loire) le 15 janvier 1973.

Ajusteur.

 

 

 

 

 

 Marcel PEILLON - maire de 1944 à 1945

image à trouverNé le 8 mars 1890 à Izieux. Marié le 7 août 1920 avec Marie Pierrette Paccaud. Leur fille Renée naît le 24 avril 1921 ; institutrice et grande résistante, elle fut abattue par les Allemands le 23 août 1944.

La mère de Renée meurt au début 1923. Marcel Peillon se remarie le 18 août 1932 à Izieux, avec Jeanne Étiennette Paulet.

Ingénieur des Mines aux Forges et Aciéries de Saint-Chamond. Résistant affilié à 93 et à Franc-Tireur puis au réseau Alibi (sous-réseau Phil), en contact avec les services secrets anglais à partir de décembre 1942.

A assuré la direction des Mouvements unis de la Résistance dans la Loire à partir de septembre 1943.
Est désigné maire "transitoire" d'Izieux à la Libération, en août 1944 et exerce jusqu'au 13 mai 1945.

Marcel Peillon meurt le 22 janvier 1986 à Saint-Chamond.

square Marcel Peillon, Izieux

 

 

 Roger BAUDY - maire de 1945 à 1946

image à trouverNé le 23 juillet 1915 à Paris. Médecin.

Arrêté à Izieux le 11 juillet 1944 (par la Milice ou la Gestapo ?). Interné à Saint-Étienne puis à Compiègne et déporté le 18 août 1944 vers Buchenwald. Libéré le 11 avril 1945 (ou le 5 mai 1945 à Mauthausen ?).

 

 

 

 

 Joseph CHIRAT - maire de 1946 à 1947

image à trouverNé le 23 octobre 1904 à Izieux. Marié le 23 décembre 1926 avec Marie Jeanne Baptistine Larderet, à Saint-Joseph (Loire). Mort le 4 mars 1978 à Saint-Chamond.

Ajusteur.

 

 

 

 

 Vincent GOUJON - maire de 1947 à 1964

image à trouverNé le 28 juin 1903 à Izieux. Marié le 1er octobre 1925 avec Antonia Marguerite Rousset. Mort le 4 septembre 1989 à Saint-Chamond.

Marchand de vins.

Devient premier adjoint de Saint-Chamond après la fusion des quatre communes en 1964.

 

 

 

 

 

autres documents biographiques

 

Castel Henri bio (1899)
Dictionnaire biographique de la Loire, éd. H. Jouve, Paris, 1899

 

Petrus Vial portrait
Petrus Vial, maire d'Izieux de 1895 à 1902

 

Petrus Vial bio
Dictionnaire biographique de la Loire, éd. H. Jouve, Paris, 1899

 

 

Darmancier bio (1)

Darmancier bio (2)
Dictionnaire biographique de la Loire, éd. H. Jouve, Paris, 1899

 

 

 

IV - discours d'Albert Ravachol, maire, 9 février 1936

 

Inauguration des portraits des anciens maires d’Izieux, depuis la IIIe République

 

J’ai le grand honneur d’apporter l’hommage de la municipalité à la mémoire des citoyens de cette ville qui ont occupé, depuis la proclamation de la République, la présidence de l’assemblée municipale.

Les sentiments que vous avez manifesté il y a quelques mois, animés d’un esprit de tradition locale et de reconnaissance, se traduisent aujourd’hui par l’inauguration de ces portraits dans notre salle de délibérations.

Nous avons voulu montrer aux nouvelles générations que nous gardions le souvenir des hommes qui, par leur dévouement, ont contribué à la prospérité de notre chère cité.

Parmi les anciens maires d’Izieux, que nous honorons aujourd’hui, se trouve en premier lieu, chronologiquement, M. Henri Castel, très sympathique et très populaire, aussi bien comme homme privé que comme magistrat municipal.

M. Castel avait été nommé président de la Commission municipale d’Izieux par arrêté du préfet de la Loire en date du 14 septembre 1870.

Il succédait à M. Taponnier.

Je tiens à rappeler les membres qui faisaient partie de cette commission, d’une époque déjà lointaine, et par conséquent presque oubliés aujourd’hui.

Ce sont : Claudine Badard, Gabriel Balas, Jacques Ferret, Joseph Lyonnet, William Michel, Claude Nantas, Terras et Joanny Viricel.

La loi du 14 avril 1871 supprimant les Commissions municipales et instituant le suffrage universel, ces administrateurs provisoires cessèrent immédiatement leurs fonctions.

Les citoyens d’Izieux furent appelés à procéder à l’élection des conseillers municipaux le 30 avril 1871. Le 12 mai suivant, le conseil se réunissait pour la nomination du maire et des adjoints.

Henri Castel était nommé maire par 12 voix sur 21 votants. Taponnier obtenait 9 voix. Badard et Royet étaient adjoints.

* *
*

Cette municipalité était la première de la IIIe République.

Izieux comptait alors 4 385 habitants.

En février 1873, le conseil municipal protestait sur l’insuffisance de largeur et de hauteur du tunnel de chemin de fer au Pré-Château. Il s’agissait de notre fameux Pont-Noir qui devait être surélevé une première fois, douze ans plus tard en 1885, toujours sous la municipalité Castel.

En 1873, la ville achète les terrains nécessaires pour la construction d’une école de garçons au Bourg.

En novembre 1875, le conseil municipal adopte les plans et devis pour la construction d’une salle d’asile au Creux. C’est notre école maternelle actuelle et le terrain sur lequel est édifié cette école a été cédé gratuitement à la ville par le maire Henri Castel.

En 1876, c’est la construction de la mairie actuelle, remplaçant un local notoirement insuffisant situé sur la place Jean-Jaurès.

Les élections au conseil municipal, à cette époque, avaient lieu tous les trois ans et, en 1878 et 1881, Castel est réélu maire d’Izieux.

C’est en 1881 que l’école de filles du bourg est construite.

En 1882, c’est le transfert du cimetière de la Boissonnat à Bujarrêt.

C’est également la construction des écoles de la Chabure et en 1883 la construction de l’école d’Arlos.

Le 18 mai 1884, nouvelle élection. Castel est réélu maire, avec Burelier et François Gillet comme adjoints.

En 1885, c’est la construction de l’école de la Bouchardière.

En 1887, Castel donne sa démission de maire pour des raisons personnelles. La fabrique de lacets qu’il exploitait, dans la rue qui porte aujourd’hui son nom, absorbait de plus en plus son activité. Les affaires industrielles devenaient très difficiles et il s’est trouvé dans l’obligation de donner la totalité de son temps à son industrie.

Le préfet de la Loire a tout d’abord refusé cette démission, mais Castel a fait connaître que sa décision était irrévocable. Il a quitté la présidence de l’assemblée municipale après dix-sept ans de brillante administration et de dévouement au service de ses concitoyens.

Castel est resté conseiller municipal jusqu’à la fin de son mandat, mais sa disparition comme maire a été regretté sincèrement par la population qui lui était très attachée.

Il est décédé en 1900 à l’âge de 60 ans.

* *
*

En août 1887, François Gillet, qui était conseiller depuis et adjoint depuis 1881, est élu maire par onze voix sur dix-neuf votants.

Le 6 mai 1888, Gillet est réélu maire d’Izieux par quatorze voix contre six à Vial. Sont nommés adjoints Vial et Roblin.

En 1889, François Gillet commence la démolition des vielles maisons de la rue Noire, amélioration hygiénique très appréciée.

C’est sous la municipalité Gillet qu’est construit le chemin vicinal ordinaire n° 9 entre le hameau de Fouay et la limite de Terrenoire.

En 1890, Gillet demande la suppression du passage à niveau du bourg, projet qui ne sera réalisé que 45 ans plus tard sous la municipalité Joannon.

Le conseil municipal est hostile d’abord au projet du maire. Une délibération de 1891 nous apprend en effet que divers membres du conseil font des objections à ce sujet qui lèse les intérêts de quelques propriétaires du quartier Nord-Est [?].

Le maire rappelle qu’il y a un intérêt supérieur à celui des propriétaires, c’est celui des 200 enfants qui traversent quatre fois par jour pour se rendre aux écoles, le passage à niveau et qui courent un danger réel. Il tient en cas d’accident à dégager ses responsabilité.

Il apparaît bien en effet que cette importante question du passage à niveau du bourg a été la cause de l’échec de François Gillet à la réélection du maire en 1892.

Pendant son passage à la mairie, Gillet a beaucoup payé de ses deniers. C’était un homme bon et généreux. Jusqu’à son décès en 1897 à l’âge de 51 ans, il est resté conseiller municipal, continuant les largesses qu’il avait dispensées étant maire d’Izieux.

* *
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Le 1er mai 1892, au second tour du scrutin pour l’élection du maire, Barthélémy Roblin qui était conseiller depuis 1884 et adjoint depuis 188, est élu par onze voix contre dix à Limone.

Au premier tour, les voix s’étaient réparties ainsi : Roblin : 10 voix ; Limone : 10 voix ; Gillet : 1 voix.

Roblin était natif du Nivernais, il était un contrôleur de la Marine en retraite qui s’était installé à Izieux par suite de son mariage avec Mme Badoux, d’une vieille famille izieutaire. C’était un homme simple dévoué à la chose publique.

Quelques semaines après son élection, le conseil municipal décide d’ajourner la question de la suppression du passage à niveaux du bourg.

En 1894, la municipalité Roblin fait construire un pont sur le Janon à Paradis.

Le 10 novembre 1895, Roblin meurt à l’âge de 58 ans.

* *
*

Limone, premier adjoint, assure l’intérim jusqu’au 3 mai 1896, date à laquelle Pétrus Vial qui était conseiller et adjoint depuis 1884, est élu par vingt-et-une voix sur vingt-deux votants.

Barelier et Joannon sont adjoints.

Pétrus Vial était maître teinturier au Pré-Château.

Il a été réélu en 1900 et c’est la municipalité Pétrus Vial qu’a été construit le pont sur le Janon au lieu de La Planche.

En 1901, c’est la continuation de la démolition de la rue Noire et la création de la place Jean Jaurès.

En février 1902, Vial démissionne pour raisons de santé. Les derniers temps de son mandat, il se rendait journellement à la mairie sur des béquilles. Il se retira complètement de la vie publique, et il est décédé quelques années plus tard en 1907 à l’âge de 72 ans.

* *
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En remplacement de Vial, au 3e tour de scrutin, Darmancier et Joannon obtiennent onze voix chacun sur vingt-deux votants. Darmancier, qui faisait partie du conseil municipal depuis quatorze ans, est élu au bénéfice de l’âge.

Michel Darmancier était un ingénieur remarquable des Aciéries de la Marine et était l’auteur de plusieurs inventions auxquelles il a laissé son nom.

Il était un homme serviable qui est resté maire d’Izieux deux ans seulement, jusqu’au renouvellement de 1904. Darmancier est décédé en 1913 à l’âge de 63 ans.

* *
*

Et j’en arrive, mes chers collègues, à l’élection du 1er mai 1904 où notre grand ami Pierre Joannon est élu maire à l’unanimité des membres du conseil municipal.

La disparition de Pierre Joannon est trop récente, son souvenir est trop profondément gravé dans nos cœurs pour qu’il me soit nécessaire de vous parler à nouveau de son œuvre à laquelle vous avez été si intimement associés.

Laissez-moi vous rappeler simplement combien nous l’aimions et ce qu’il était pour nous.

Ses traits d’une fidélité parfaite seront le témoignage qu’il ne nous a pas quitté tout-à-fait. Il nous semblera qu’il est toujours présent à nos délibérations pour nous entourer de ses conseils, de son bon sens et de son jugement.

Ce portrait sera le symbole de la concorde et de notre union la plus sincère et la plus efficace à la défense des intérêts de nos concitoyens.

* *
*

Mes chers collègues, les anciens maires d’Izieux ont bien mérité de la ville et ont droit à la reconnaissance de la population. Leur souvenir est un don précieux qui nous servira d’exemple.

Pour moi, qui ai l’honneur de succéder à ces grands citoyens d’Izieux, j’en éprouve une fierté infinie qui me dicte mon devoir.

Devant les portraits de ces hommes, je suis profondément ému, car c’est toute l’histoire d’Izieux depuis 1870 que j’ai devant moi.

Pendant soixante-six ans, une grande œuvre s’est accomplie sous la direction des six maires dont les portraits sont devant nous.

C’est cette œuvre que je poursuivrai, mes chers amis, avec votre collaboration qui m’est si précieuse et si nécessaire. Je suis certain que si ces portraits pouvaient parler, ils nous diraient qu’ils ont trouvé chez leurs adjoints et leurs collègues du conseil municipal, le même attachement à notre commune et le même dévouement à la chose publique.

Aussi, je me fais un devoir d’associer à l’hommage que nous rendons aux anciens maires d’Izieux, tous les citoyens de cette ville qui, à un titre quelconque, ont apporté leur concours désintéressé à l’intérêt général de notre cher pays.

Albert Ravachol, 9 février 1936
source : registre des délibérations du conseil municipal d'Izieux
arch. municipales de Saint-Chamond, I Diz 8

 

 

V - images de la mairie

 

mairie Izieux (1)
la mairie d'Izieux, avant 1914 ; elle fut construite en 1876

 

Diapositive1
quatre personnes au balcon et dans les oeils-de-boeuf du toit

 

mairie Izieux (2)
le bâtiment de la mairie construit en 1876

 

 

 * sources : état civil et recensements de la commune d'Izieux (en ligne sur le site des archives départementales de la Loire) ; registres de délibérations du conseil municipal d'Izieux (budgets) et autres documents conservés aux archives municipales de Saint-Chamond ; Registre des procès-verbaux de la Société républicaine de Saint-Chamond, publié avec une introduction et des notes, par Gustave Lefebvre, 1890.

 

* les maires de Saint-Chamond, de 1764 à 2017

Michel Renard
professeur d'histoire

 

1er mars 2017 arch mun Saint-Chamond
séance de recherche aux archives municipales de Saint-Chamond, 1er mars 2017

 

 

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14 juillet 2010

place de la Halle sans voitures

place_Saint_Pierre_14_juillet_2010__1_


 

place Saint-Pierre...
 

ou, plutôt, place de la Halle
 

au matin du 14 juillet 2010


 

place_Saint_Pierre_14_juillet_2010__1_
lendemain du spectacle du 13 juillet, la place est vide... image rare...
 

place_Saint_Pierre_14_juillet_2010__2_
au fond, la rue Ventefol


place_Saint_Pierre_14_juillet_2010__3_
aucune voiture...


place_Saint_Pierre_14_juillet_2010__4_
en front de place côté Ouest, la belle façade d'un immeuble des années 1950/60

 

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14 janvier 2024

rues et quartiers de Saint-Chamond, hier et aujourd'hui

3 déc 2015 (1)
colline de Saint-Ennemond

 

 

rues et quartiers

 

vues anciennes et récentes, histoire

 

(cartes postales anciennes, photos, archives...)

 

places

- ancienne place Saint-Jean/Fraternité

- ancienne place Fourvieux

- place de l'Abattoir

- place Dorian

- place de l'Égalité (avec l'ancien bureau d'octroi)

- place Ferréol

- place des Fours-Banaux

- place de la Fraternité

- place Germain-Morel

- place de la Halle et théâtre (1835-1931)

- place de la Liberté

- place de la Liberté : marché

- place Nationale, place de la Halle, théâtre

- place Nationale, foire aux bestiaux

- place de l'Observatoire

- place de Plaisance

- place Saint-Pierre : ses différentes appellations dans l'histoire

- ce qu'on voyait de la place Saint-Pierre au début du XXe siècle

- place Nationale et église Saint-Pierre (avant 1907 et vers 1922)

- place Nationale (Saint-Pierre) dans les années 1920

- place Saint-Pierre dans les annnées 1950-60 et aujourd'hui

- place Saint-Pierre, matin du 14 juillet 2010

- place Saint-Pierre, fin d'après-midi du samedi 9 mai 2015

- dernières heures de la place Saint-Pierre, 8 avril 2017

- travaux de requalification de la place Saint-Pierre, 2017

- rénovation de la place Saint-Pierre (2017)

- fin de nuit sur la place Saint-Pierre, 26 sptembre 2018

- place de la Valette

 

esplanade

- esplanade Melchior Mitte de Chevrières (octobre 2018)

- esplanade Melchior Mitte de Chevrières (août 2018)

 

ronds-points

- rond-point du Champ du Geai (vers Saint-Étienne)

- rond-point Paul-et-Marie-Cave (21 novembre 2014)

- rond-point Paul-et-Marie-Cave (19 juillet-novembre 2018)

 

ponts

- les anciens ponts à Saint-Chamond

- pont de la Rive

- pont Saint-Pierre


quartiers

- NOVACIÉRIES

- Fonsala

- quartier Croupisson

- quartier Saint-Pierre : "Vieux Moulin à Soye" (vers 1908)

- la Croix Berthaud

- quartier Saint-Ennemond

- les petites rues de Saint-Ennemond (3 déc. 2015)

 

124_001

 

avenues

avenue de la Gare

 

squares

ancien square et école Lamartine

- square Jeanne d'Arc, destruction des HBM

- square Jeanne d'Arc, destruction des HBM (suite)

 

jardin public

- jardin public

 

boulevards

- bd Waldeck-Rousseau : histoire et vues actuelles

- bd Pierre Joannon

 

quais

- quai de la Rive

 

cités, cours

- cité du Garat (juillet 2013)

- cours Adrien de Montgolfier

 

rues

- rue Alexandre Ribot

- rue Alsace-Lorraine

- rue Ardaillon

- rue de l'Armistice (octobre 2012)

- rue de l'Asile Alamagny

- rue Asile Fournas (juillet 2011 et septembre 2014)

- rue Asile Fournas (août 2014)

- rue Barra : travaux, 22 février 2017

- rue du Béal : propriété et dôme Sirvanton

- rue Benoît-Oriol

- rue Berthelot

- rue Blanqui

- rue de la Brosse, 2011-2014

- cité, rue de la Brosse

- le haut de la rue de la Brosse

- rue des Capucins

- rue de la Caure

- rue du Champ-du Geai

- rue du Château

- rue Denis Papin

- rue Déserte

- rue du Docteur Nobis

- rue Dugas-Montbel (décembre 2012)

- rue Édouard Branly

- rue Ernest Renan

- rue des Étroits, partie haute

- rue des Étroits, partie basse

- rue des Frères Lumière

- rue de la Friaude

- rue Germain-Morel

- rue Goutagny

- Grande rue de Saint-Ennemond

- Grande rue des Forges

- rue de la Haute-Garenne

- rue Jean-Antoine Vial

- rue Jules Duclos

- rue Jules Massenet

- rue Jules Verne

- rue Jules Verne (octobre 2018)

- route de Langonand

- rue de Lanzau

- rue de Lavieu

- rue Loubet

- rue Marc Seguin

- rue Marius Chavanne

- rue Michelet

- rue Michel-Rondet

- rue Moleyre

- rue Montdragon

- rue de l'Oie

- rue des Palermes

- cité des Palermes (vers 1958)

- rue Pasteur

- rue Petin-Gaudet (octobre 2018)

- rue Petin-Gaudet (août 2020)

- rue de la Pichelière

- rue de la Pichelière (4 nov 2018)

- rue Pierre-Curie

- rue du Pilat

- rue du Pont Saint-Pierre

- rue du Pré-Château

- rue du Quartier Neuf

- rue René Lelimousin

- rue de la République

- rue du Rivage

- rue Royet de la Bastie

- rue Saint-Claude

- grande rue de Saint-Ennemond

- rue de Saint-Étienne

- rue Saint-Exupéry (liste des articles)

- rue Sibert

- rue Thomas Dubouchet

- rue du Tonkin

- rue des Tramways

- Valfleury

- rue de Verdun

- rue Victor-Hugo

- rue Vincendon

- rue William Neyrand (ancienne "boulangerie coopérative")

 

chemins

- Chemin Saint-Pierre-des-Vignes (19 juillet 2018)

- Chemin de Rigaudin

 

montées

- montée d'Isabeau de Tournon

- montée des Moniots

- montée des Capucins

 

routes

- route du Barrage (auj. rue François Gillet)

- route du Coin, ancienne propriété Pinay :
  (1) démolition, 21 novembre 2008
  (2) travaux en cours, 2 décembre 2008
  (3) travaux en cours, 20 décembre 2008
  (4) la construction s'avance, 5 et 10 mars 2009

- route du Coin, 26 octobre 2018

- route de Langonand

- route Nationale de Lyon

 

édifices

- la Nouvelle Poste, années 1950 (?)

 

nom des rues 

- liste des rues de Saint-Chamond en 1911

- signification du nom des rues de Saint-Chamond

 

place_Abattoir_personnages

 

 

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28 octobre 2016

Rose Nantas (1889-1912) et sa famille, à Saint-Chamond : enquête

Rose devanture

 

 

Rose Nantas (1889-1912) et sa famille,
 

à Saint-Chamond : enquête

 

 

Rose, un prénom ajouté sur une carte postale

 

Lorsque, travaillant sur l'Annuaire des commerçants et industriels de Saint-Chamond en 1908, j'ai recherché une iconographie accompagnant la liste de ces 1 020 établissements, je suis tombé sur plusieurs photos de la devanture du marchand de tissus Marcoux, au 85 rue de la République. Des cartes postales anciennes, source iconographique principale de cette époque.

 

devanture Marcoux
Saint-Chamond, rue de la République, établissements Marcoux (tissus), à droite

 

cpa Marcoux avec Rose
carte postale ancienne, avant 1910, avec Rose Nantas devant les établissements Marcoux

 

rue République Rose Nantas colorisée
carte postale ancienne colorisée

 

L'une des photos avait une particularité. Le prénom d'une personne avait été écrit par l'utilisateur de la carte : Rose. Ce n'est pas rare mais assez peu fréquent. Des cartes postales sont souvent sur-écrites côté image, le dos ne suffisant pas à la longueur du message. Mais la mention de noms ou prénoms, plus insolite, peut constituer le début d'une recherche d'identification.

J'ai voulu savoir qui était Rose Nantas.

À la différence des passants dans la rue, autrement vêtus, j'ai émis l'hypothèse que cette jeune femme pouvait être employée dans ce magasin. L'examen du recensement de l'année 1911 nous apprend qu'elle était couturière et qu'elle habitait à l'endroit même, au n° 83 rue de la République alors que le magasin est au n° 85. Travaillait-elle chez Marcoux ou était-elle présente à titre de voisine ?

Mais un problème a surgi à l'examen précis du recensement de 1911 : il existait deux Rose Nantas, que j'ai retrouvées dans l'état civil. Rose Jeanne, née le 10 juin 1887, et Rose Louise, née le 13 décembre 1889, toutes les deux à Saint-Julien-en-Jarez.

Laquelle des deux Rose figure sur la photo ? Jeanne ou Louise ?

Commençons par la reconstitution de la famille Nantas et de tous ses membres. Puis examinons les recensements et la tombe.

 

 

la famille de Rose Nantas

les parents

 

le père, Jean Nantas (1857-1918)

Jean Nantas acte naissance 1857
acte de naissance de Jean Nantas en 1857

 

Jean Nantas acte décès 1918
acte de décès de Jean Nantas, le 2 décembre 1918

 

la mère, Jeanne Gonon (1863-1939)

Jeanne Gonon acte naissance 1863
acte de naissance de Jeanne Gonon en 1863

 

acte décès Jeanne Nantas 1939
acte de décès de Jeanne Gonon en 1939

 

 

le mariage de Jean Nantas et Jeanne Gonon (1884)

mariage Nantas Gonon 1884
acte de mariage de Jean Nantas et Jeanne Gonon en 1884

 

mariage Nantas Gonon 1884 complet
acte de mariage de Jean Nantas et Jeanne Gonon en 1884 (intégral)

Le mariage a été célébré le 30 octobre 1884 à Rive-de-Gier, commune de naissance de Jeanne Gonon.

 

 

les enfants

Jean Victor (1885-1948)

Jean Victor Nantas acte naissance 1885
acte de naissance de Jean Victor Nantas en 1885

 

le mariage de Jean Victor Nantas (1910)

mariage Jean Victor 1910
acte de mariage de Jean Victor Nantas et Jeanne Thuriot en 1910

 

Jean Victor  s'est marié une première fois avec Jeanne Thuriot en 1910, et une seconde fois avec Sophie Angèle François Gratalon (1901-1999) le 25 novembre 1924 à Izieux.

 

acte naissance Angèle Gratalon 1901
acte de naissance d'Angèle Gratalon, second épouse de Victor Nantas

 

 

 

Rose Jeanne (1887-)

Rose Jeanne acte naissance 1887
acte de naissance de Rose Jeanne Nantas en 1887

 

 

Rose Louise (1889-1912)

 

acte naissance Rose Nantas 1889
acte de naissance de Rose Louise Nantas en 1889

 

acte décès Rose Nantas 1912
acte de décès de Rose Louise Nantas en 1912

 

Rose Louise Nantas meurt donc âgée de 22 ans, à l'aube de ses 23 ans.

 

 

Marie Léonie (1897-1967)

Marie Léonie acte naissance 1897
acte de naissance de Marie Léonie Nantas en 1897

 

 

Claudius Melchior (1901-1973)

Claudius Melchior acte naissance
acte de naissance de Claudius Melchior Nantas en 1901 (décédé à Lyon en 1973)

 

 

 

ce que nous apprennent les recensements

 

1886

recensement Nantas 1886 Saint-Julien-en-Jarez (1)

recensement Nantas 1886 Saint-Julien-en-Jarez (2)
recensement 1886, à Saint-Julien-en-Jarez

 

En 1886, les époux Nantas, mariés le 30 octobre 1884, habitent à Saint-Julien-en-Jarez au n° 14 ou 16 rue de l'Église, avec leur fils Jean Victor, né le 10 août 1885. L'épouse est enregistrée sous son nom de jeune fille comme de coutume.

 

 

1891

recensement Nantas 1891 Saint-Chamond 72 rue Rép
recensement de 1891, à Saint-Chamond

 

Les Nantas étaient encore à Saint-Julien-en-Jarez en décembre 1889 où leur fille Rose Louise est née et déclarée à l'état civil. Ils ont donc déménagé en 1890 ou début 1891 pour s'installer à Saint-Chamond au n° 72 de la rue de la République. Le recensement de 1891 prénomme le père (Jean) Joanny, peut-être son prénom d'usage (?). La place du prénom des deux Rose est distincte : Jeanne le porte en second, Louise en premier.

 

 

1906

recensement 1906 Nantas légendé
recensement de 1906, à Saint-Chamond

 

En 1906, la famille Nantas habite Saint-Chamond, au n° 83 de la rue de la République. Elle comprend le père, la mère et les cinq enfants. L'aîne des Rose porte ce prénom, la seconde celui de Louise.

 

 

1911

recensement 1911 Nantas
recensement de 1911, à Saint-Chamond

 

Le recensement de 1911 fait apparaître : le père (Jean, chef d'escrime, patron), la mère (Jeanne), les deux soeurs Rose (couturières), la petite soeur (Marie Léonie) et le petit dernier (Claudius Melchior). L'aîné, Victor, a quitté le domicile familial depuis son mariage le 27 octobre 1910 pour habiter avec ses beaux-parents au n° 30 de la rue du Pilat à Saint-Chamond.

 

recensement Thuriot et Nantas 1911
recensement 1911, 30 rue du Pilat, famille Thuriot et Jean (Victor) Nantas

 

 

1921

recensement 1921 Nantas
recensement de 1921

 

En 1921, apparaissent l'absence du père, décédé le 2 décembre 1918 et celle de Rose Louise, décédée le 6 novembre 1912. L'épouse devient donc "chef de ménage" et vit avec ses trois enfants : (Rose) Jeanne, Marie (Léonie) et (Claudius) Melchior. Il faut noter que (Rose) Jeanne reste célibataire alors qu'elle est désormais âgée de 34 ans.

 

 

1926

recensement 1926 Nantas
recensement de 1926

 

La situation, en 1926 est la même que cinq ans plus tôt. Jeanne, la mère, reçoit la distinction de "veuve" (Vve). Sa fille (Rose) Jeanne, 39 ans, n'est toujours pas mariée. Marie, âgée de 29 ans, n'est pas mariée non plus. Et (Claudius) Melchior se voit affublé du prénom de Marcel (probablement à la suite d'une négligence de l'enquêteur).

 

 

1931

recensement Nantas 1931
recensement de 1931

 

En 1931, la famille habite toujours au n° 83 rue de la République mais elle est réduite à la mère et ses deux filles.

 

 

1936

recensement Nantas 1936
recensement de 1936

 

En 1936, la situation est identique à celle de 1931. Nous savons que Jeanne Nantas, la mère, meurt à son domicile, le 9 mars 1939, âgée de 76 ans.

 

 

 

 

la tombe

 

tombe Nantas (1)
la tombe Nantas au cimetière de Saint-Chamond (photo : 26 octobre 2016)

 

tombe Nantas (2)
stèle de la tombe Nantas à Saint-Chamond (photo : 26 octobre 2016)

 

Les inscriptions portées sur la stèle comportent une erreur.

Il n'a pas existé de Maria Nantas, née en 1887. Soit la date de naissance est juste et alors il s'agirait de Rose Jeanne Nantas (l'aînée des Rose). Mais pourquoi une telle erreur de prénom ? Soit, la date est erronée et il s'agirait de Marie Léonie, prénomée Maria par usage, née en 1897.

Une autre remarque : Victor Nantas et Maria Nantas, décédés respectivement en 1948 et 1967, ne sont pas morts à Saint-Chamond (vérification effectuée auprès du service d'état civil de la mairie).

Angèle Gratalon (1901-1999) a épousé Victor Nantas le 25 novembre 1924 à Izieux.

L'abbé Henri Nantas (1912-1971) a été actif au sein de l'Avant-Garde de Saint-Étienne, association sportive catholique, dans les années 1940 ; il a été adjoint de l'abbé Coignet.

Le chanoine Marc Nantas (1930-2008) a été directeur spirituel à l'institution Saint-Gildas (Charlieu, Loire) de 1957 à 1962 (?). Il a aussi été curé de l'église de la Rédemption à Lyon, de 1994 à 1999. Ses obsèques ont eu lieu le mardi 25 mars 2008 à 10 heures, à la primatiale Saint Jean à Lyon.

 

Charlieu institution Saint-Gildas cpsm
institution Saint-Gildas, à Charlieu (Loire)

 

Pour l'instant, nous ignorons les liens de filiation d'Henri Nantas et de Marc Nantas avec la famille de Rose Nantas.

 

 

qui a écrit la carte ?

 

recto carte Rose octobre 1912
recto de la carte postale Rose

 

verso carte Rose octobre 1912
verso de la carte postale Rose, signée Maria

 

La signature de Maria portée sur le verso de la carte laisse penser qu'il s'agit de Marie Léonie Nantas, née en 1897 et petite soeur de Rose.

Le cachet de la Poste n'est pas complet mais la carte a été postée à 16 h 40 un 9 décembre à Saint-Chamond et enregistrée le 10 à Romans (cachet sur le verso). L'année - réduite à la dizaine et à l'unité - commence par un 0, c'est donc avant 1910. Marie (Maria) avait ainsi une dizaine d'années, un peu moins ou un peu plus, ce que confirme le graphisme hésitant.

 

cachet Poste sur carte Rose
cachet de la Poste (envoi) de la carte Rose : 9 décembre 0..

 

Et c'est elle qui mentionne Rose sur le recto, prouvant à son interlocutrice qu'il n'y a pas de doute sur le nom de famille puisqu'il s'agit de sa soeur.

 

 

et qui est la destinataire ?

 

Qui est Ida Mourat, la destinataire de la carte ? On a pu la retrouver grâce à l'adresse précise notée sur la carte : 4, place du Champ de Mars à Romans, dans la Drôme.

 

Ida Mourrat à Romans 1906
recensement de Romans en 1906 : au 4, place du Champ de Mars, la famille Mourrat (avec deux "r")

 

recensement 1901 Mourat
recensement de Romans en 1901 : au 5, place du Champ de Mars, la famille Mourat

 

Elle est la fille d'un professeur de musique, Émile Mourrat. Sa mère se prénomme Léonie. Ida est indiquée  "tailleuse" en 1901 et "sans profession" en 1906.

L'état civil nous informe qu'Ida Mourat est née le 2 août 1881 à Romans, mariée le 9 décembre 1915 avec André Therre à Romans également, et morte le 16 janvier 1979 à Bourg-de-Péage (Drôme).

 

acte naissance Ida Mourat 1881
acte de naissance de Ida Mourrat le 2 août 1881 à Romans

 

Pour l'instant malheureusement, tout cela ne nous renseigne pas sur les liens entre la famille Nantas et la famille Mourat.

 

 

alors, laquelle des deux Rose figure sur la carte postale ?

 

Lors des divers recensements, les prénoms des deux Rose (Jeanne et Louise) sont enregistrés sans continuité logique : les dénominations varient, tantôt l'une est appelée Rose, tantôt l'autre... Il n'est donc pas permis d'avoir une certitude sur celle des deux qui aurait porté par usage le prénom Rose distinctement de sa soeur.

Le fait, cependant, que la stèle tombale mentionne Rose pour celle morte en 1912 (donc la deuxième, Louise), me porte à croire qu'il s'agit bien de la jeune fille figurant sur la carte postale.

 

Michel Renard
professeur d'histoire

Michel retour lycée 3 oct 2012 (2) copie 2

 

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10 mars 2017

la Fête de la Jeanne d'Arc d'Izieux à Saint-Chamond en 1920

Fête Jeanne d'Arc 1920 (9)

 

 

la Fête de la Jeanne d'Arc d'Izieux
 

à Saint-Chamond en 1920
 

photos originales Gonon

 

 

La Jeanne d'Arc d'Izieux est une association sportive créée en 1908.

 

Fête Jeanne d'Arc 1920 (1)
cortège de la Fête de la Jeanne d'Arc d'Izieux à Saint-Chamond, 1920 ; la place Saint-Pierre

 

Fête Jeanne d'Arc 1920 (2)
cortège de la Fête de la Jeanne d'Arc d'Izieux à Saint-Chamond, 1920 ;
angle de la rue Victor-Hugo et de l'avenue de la Gare

 

Fête Jeanne d'Arc 1920 (10)
cortège de la Fête de la Jeanne d'Arc d'Izieux à Saint-Chamond, 1920 ;
angle de la rue Victor-Hugo et de l'avenue de la Gare

 

Fête Jeanne d'Arc 1920 (4)
cortège de la Fête de la Jeanne d'Arc d'Izieux à Saint-Chamond, 1920 ;
angle de la rue Victor-Hugo et de l'avenue de la Gare

 

Fête Jeanne d'Arc 1920 (5)
cortège de la Fête de la Jeanne d'Arc d'Izieux à Saint-Chamond, 1920 ;
angle de la rue Victor-Hugo et de l'avenue de la Gare

 

Fête Jeanne d'Arc 1920 (8) 
cortège de la Fête de la Jeanne d'Arc d'Izieux à Saint-Chamond, 1920 ;
angle de la rue Victor-Hugo et de l'avenue de la Gare

 

Fête Jeanne d'Arc 1920 (3)
cortège de la Fête de la Jeanne d'Arc d'Izieux à Saint-Chamond, 1920 ; rue de la République

 

Fête Jeanne d'Arc 1920 (6)
cortège de la Fête de la Jeanne d'Arc d'Izieux à Saint-Chamond, 1920 ; rue de la République

 

Fête Jeanne d'Arc 1920 (7)
cortège de la Fête de la Jeanne d'Arc d'Izieux à Saint-Chamond, 1920 ; rue de la République

 

 

 

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9 mai 2016

deux célébrités couramiaudes

 deux célébrités

 

 

deux célébrités couramiaudes :
 

Bancel et Barthélémy

 

 

deux célébrités

 

Au verso de cette ancienne carte postale, on trouve la légende suivante : "Deux célébrités couramiaudes : Bancel, roi des pisteurs ; Barthélémy, roi des siffleurs".

 

deux célébrités gros plan

 

Qui pouvaient bien être ces deux personnages ?

J'ai parcouru, une fois de plus, les 489 feuillets du recensement de 1911 et j'ai trouvé quatre familles portant l'un de ces deux noms.

À titre de forte probabilité, je ne retiens pas celui de Victor Barthélémy, né en 1856 et retraité en 1911. Ni celui de Pierre Bancel, né en 1842, rentier possédant un immeuble rue de la République.

Par contre, Louis Bancel, né en 1865, à Lamastre (Ardèche), tailleur d'habits, marié en mars 1892 à Saint-Chamond, pourrait figurer sur la photo.

Ainsi que Edmond Barthélémy, né en 1876 à Marseille, électricien et arrivé tardivement à Saint-Chamond entre 1903 et 1909.

Mais ce sont que des hypothèses. Rien ne permet d'affirmer leur proximité amicale.

Et rien ne dit ce que signifiaient les expressions "pisteur" et "siffleur". Allusion à la chasse au chat dans Saint-Chamond ?

 

Michel Renard

 

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31 mai 2011

images anciennes des gares de Saint-Chamond

côté voie (1) 

 

 

les gares de Saint-Chamond
 

 images anciennes

 

 

1) la première gare : 1845

 

1e gare (1)
la première gare de Saint-Chamond, dessin de Joanny Condamin (1890)

 

 

 

2) la deuxième gare : 1857-1858

 

façade (1)
carte postée en mars 1907


gare (3) fillette et deux femmes
la deuxièlme gare de Saint-Chamond, deux femmes et une fillette

 

façade (3)
coexistance du chemin de fer, du transport à boeufs et de la voiture à cheval...

 

gare (2) et tramway
la deuxièlme gare de Saint-Chamond et le tramway

 

gare et tramway (1)
la deuxièlme gare de Saint-Chamond et le tramway

 

façade (5)
les cinq arcs en façade de la deuxième gare

 

gare (2) et Charmilles
la deuxième gare de Saint-Chamond et les Charmilles

 

deuxième gare de Saint-Chamond photo de travers
la deuxième gare de Saint-Chamond... vue de travers

 

vue des deux côtés
vue des deux côtés

 

côté voie (1)
troisième gare de Saint-Chamond, côté de la voie 

 

deuxième gare cpa
deuxième gare de Saint-Chamond

 

vue intérieure
intérieur de la deuxième gare ; carte postée en mars 1911

 

gare deuxième (1)
le personnel devant la deuxième gare

 

gare deuxième (2)
le personnel devant la deuxième gare, avant 1910

 

vue intérieure (5)
intérieur de la deuxième gare ; carte posée le 4 novembre 1914

 

 

3) la troisième gare : 1913-1914

 

 

façade (2)
troisième gare de Saint-Chamond (édifice actuel)

 

gare cachet 1915
troisième gare de Saint-Chamond

 

le devant de la gare
troisième gare de Saint-Chamond

 

façade (4)
troisième gare de Saint-Chamond (édifice actuel)

 

gare (3) et passants
troisième gare de Saint-Chamond (édifice actuel)

 

vue intérieure (2)
troisième gare de Saint-Chamond, vue intérieure

 

vue intérieure (3)
troisième gare de Saint-Chamond, vue intérieure

 

vue intérieure (4)
troisième gare de Saint-Chamond, vue intérieure

 

quai de la gare, canotiers
troisième gare de Saint-Chamond, vue intérieure, carte postée en 1913

 

vue intérieure colorisée
troisième gare de Saint-Chamond, vue intérieure, colorisée

 

 

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12 janvier 2009

un plan de Saint-Chamond en 1887

Diapositive1

 


un plan de Saint-Chamond
 

édité dans l'Atlas cantonal en 1887
 

Michel RENARD

 

titre_plan_canton_St_Chamond_1887

 

plan_St_Chamond_1887
une emprise du bâti distribuée le long des deux axes hydrographiques
 

Diapositive1
la ville traversée par les deux rivières : le Gier et son affluent au nord, le Janon
 

plan_1887_d_tail__1_
au centre l'Hôtel de Ville dans l'ancien couvent des Minimes,
à gauche la place Notre-Dame et l'église Notre-Dame



plan_1887_d_tail__2_
le quartier des gares


plan_1887_d_tail__3_
les abattoirs, les Ursulines, les Portes


plan_1887_d_tail__4_
la place Saint-Pierre et l'église Saint-Pierre


plan_1887_d_tail__5_
la colline Saint-Ennemond avec l'église, l'emplacement du château,
la place de l'Observatoire, et, au pied, la confluence des deux cours d'eau



plan_1887_d_tail__6_
les Palermes


plan_1887_d_tail__7_
quartier du cimetière


plan_1887_d_tail__8_
le Chatelard, place Germain Morel et quartier de Plaisance


plan_1887_d_tail__9_
place Notre-Dame et la place Saint-Antoine (auj. Dorian)


plan_1887_d_tail__10_
place Germain Morel

 

la carte du canton : arrondissement de Saint-Chamond, 1887
 

canton_St_Chamond_centre
extrait de l'Atlas cantonal de 1887


canton_St_Chamond_centre_grossi
extrait de l'Atlas cantonal de 1887
 

source : Atlas cantonal du département de la Loire, canton de Saint-Chamond,
M. Piquart, agent-voyer en chef, 1887 (documentation personnelle, Michel Renard)

 

Michel Renard
professeur d'histoire

Michel retour lycée 3 oct 2012

 

 

 

 

 

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10 février 2017

le dôme ardoisé de la propriété Sirvanton à Saint-Chamond

dôme photo Gonon gros plan

 

 

le dôme ardoisé de la propriété Sirvanton
 

à Saint-Chamond

 

Guillaume Sirvanton (1762-1833) et son fils Jean-Baptiste Sirvanton (né le 14 octobre 1795 et mort le 11 décembre 1860 à Saint-Chamond) étaient des fabricants et marchands de rubans (rubaniers) exerçant dans la ville de Saint-Chamond.

Ils habitaient dans la Grande Rue mais possédaient une propriété rue du Béal (aujourd'hui disparue) avec un jardin et ce petit édifice remarquable par son dôme ardoisé.

Les images de cette propriété apparaissent sur le cadastre de 1880 ainsi sur de nombreuses cartes postales anciennes. Les constructions de ce quartier ont complètement disparu. Elles étaient situées sur l'actuel boulevard François Delay, à hauteur de la rue Barra (ancienne rue du Chemin Neuf).

 

avant la couverture du Gier

 

couverture Gier cpa Gonon
couverture du Gier à la fin des années 1890, photo de François Gonon (1863-1957)

 

 

après la couverture du Gier

 

vue sur le dôme (1)
vue générale de Saint-Chamond, avec le dôme Sirvanton

 

vue sur le dôme (2)
le  dôme Sirvanton, carte postale ancienne colorisée

 

vue sur le dôme (3)
vue générale de Saint-Chamond, avec le dôme Sirvanton

 

vue sur le dôme (4)
vue générale de Saint-Chamond, avec le dôme Sirvanton

 

vue sur le dôme (5)
vue générale de Saint-Chamond, avec la propriété Sirvanton, à gauche

 

vue sur la place (1)
vue générale de Saint-Chamond

 

vue sur le dôme (6)
vue générale de Saint-Chamond, avec le dôme Sirvanton

 

vue sur le dôme (7)
vue générale de Saint-Chamond, avec le dôme Sirvanton

 

vue sur le dôme (8)
vue générale de Saint-Chamond, avec le dôme Sirvanton

 

vue sur le dôme (9)
vue générale de Saint-Chamond, avec le dôme Sirvanton

 

vue sur le dôme (10)
vue générale de Saint-Chamond, avec le dôme Sirvanton

 

vue sur le dôme (11)
vue générale de Saint-Chamond, avec le dôme Sirvanton

 

 

localisation du dôme Sirvanton

 

localisation dôme Sirvanton cpa légendée
essai de localisation de la proprité et du dôme Sirvanton
sur une carte postale ancienne postérieure à la couverture du Gier (
© M.R.)

 

 

localisation actuelle

 

localisation actuelle du dôme Sirvanton
localisation actuelle du dôme Sirvanton (© M.R.)

 

 

autres images

 

bords du Janon dessin Mme Condamin
la légende me semble erronée, il ne s'agit pas du Janon mais du Gier

 

 

Sur ce dessin, on pourrait identifier le Janon, à gauche après la fontaine, se jetant dans le Gier. Erreur de perspective ? À mon avis, la confluence des deux rivières s'effectuait un peu plus en avant du dôme Sirvanton.

Sur l'image ci-dessous, j'ai placé le dôme sur la cadastre de 1880. La confluence est un peu plus loin.

 

confluence Gier et Janon et dôme SIrvanton
le dôme de la propriété Sirvanton était avant la confluence du Gier et du Janon

 

dôme photo Gonon gros plan
le dôme sur le mur d'enclos de la propriété Sirvanton, (photo de François Gonon, détail)

 

 

cadastre de 1880

 

cadastre 1880 prop Sirvanton (1)
cadastre 1880

 

cadastre 1880 prop Sirvanton (2)
cadastre 1880, plan rapproché

 

cadastre 1880 prop Sirvanton (3)
cadastre 1880, détail : la propriété Sirvanton

 

 

 

 

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28 janvier 2017

restauration dans l'ancien presbytère de l'église Saint-Pierre

toit conique en cuivre (1)

 

 

restauration dans l'ancien presbytère

 

de l'église Saint-Pierre

 

Des travaux de restauration d'un petit édifice situé dans l'enceinte de l'ancien presbytère de l'église Saint-Pierre ont débuté ce mois de janvier 2017 à Saint-Chamond, quai de la Rive. Il s'agit principalement de le doter d'une toiture semblable à celle qui existait au début du siècle dernier.

À cette époque, comme on peut le voir sur des cartes postales anciennes, ce petit pavillon était recouverte d'un toit conique, probablement en zinc (?).

Aujourd'hui, une charpente neuve a été placée et surmontée d'une toiture en cuivre ; le métal rouge deviendra marron ou vert de gris avec le temps.

Cette opération permet de découvrir un vestige oublié et de voir avec l'oeil du passé le paysage urbain actuel. On mesure également le réhaussement du sol dû à la couverture du Gier, ici deux à trois mètres.

 

restauration dans ancien presbytère
restauration du toit du petit édifice dans l'ancien presbytère

 

plan 1935 presbytère Saint-Pierre
le petit édifice carré, dans le presbytère, apparaît sur le plan de Saint-Chamond 1935

 

 

___________________

 

à quoi servait ce pavillon ?

 

À quoi servait cet édifice ? Vu sa taille et sa toiture, il ne pouvait s’agir ni d’un four ni d’un puits (les eaux du Gier n’étant guère potables) ni d’un poulailler ni d'une remise.

Un document de 1909 trouvé aux archives municipales fournit quelques indices. C’est un bail de gré à gré entre les Hospices, qui s’étaient vu attribuer le presbytère après la loi de 1905, et le curé qui va louer ce batiment. Le bail évoque les travaux à effectuer par le preneur et cite notamment : la réparation de la toiture des WC, la démolition de la toiture du lavoir et la réparation de la toiture du pavillon ainsi que la fourniture d’un volet pour ledit pavillon (arch. mun., 1 Psc 1).

En dehors de l’édifice principal, trois constructions sont donc pourvues d’un toit dans le jardin. On peut les repérer sur le plan cadastral de 1880 : le lavoir et les WC le long du mur est du jardin, le pavillon le long du Gier au nord.

 

presbytère cadastre 1880 légendé
extrait du plan cadastral de 1880, avec légende additionnelle

 

À quel usage était-il destiné ? Pour répondre à cette question, il faut savoir que l’ensemble batiment et jardin préexistait à son acquisition par la fabrique de l’église paroissiale Saint-Pierre. Il appartenait à Melle Marie Fournas qui en fit don à l’église le 10 janvier 1830 par un acte passé devant Me Finaz, notaire.

Le pavillon n’a donc pas été conçu pour un usage religieux particulier. Comment les religieux l’ont-ils utilisé ? Aucune indication ne permet de le dire, pour l’instant. Peut-être y faisait-on retraite pour la lecture quotidienne du bréviaire ?

 

___________________

 

vues anciennes, début XXe siècle

 

110137937_o
l'édifice est visible sur cette carte postale ancienne datant du début des années 1900 et postée en 1909

 

110137952_o
le long du Gier, l'église Saint-Pierre et le presbytère

 

110137954_o
sur la rive droite du Gier (à gauche sur la photo), l'église Saint-Pierre,
le presbytère et des maisons d'habitation

 

___________________

 

ce qu'on voyait en 2013

 

quai de la Rive Google maps mai 2013
quai de la Rive, avant la restauration le vestige était invisible (Google maps, mai 2013)

 

___________________

 

samedi 28 janvier 2017

 

toit conique en cuivre (1)
samedi 28 janvier 2017

 

toit conique en cuivre (2)
aujourd'hui, l'édifice est attenant à l'entrée donnant accès au jardin, samedi 28 janvier 2017

 

toit conique en cuivre (3)
samedi 28 janvier 2017

 

toit conique en cuivre (4)
samedi 28 janvier 2017

 

toit conique en cuivre (5)
intérieur de l'édifice et vue sur la charpente, samedi 28 janvier 2017

 

toit conique en cuivre (6)
intérieur de l'édifice et vue sur la charpente, samedi 28 janvier 2017

 

toit conique en cuivre (7)
samedi 28 janvier 2017

 

___________________

 

jeudi 2 février 2017

 

restauration presbytère 2 fév 2017 (1)
jeudi 2 février 2017

 

restauration presbytère 2 fév 2017 (2)
jeudi 2 février 2017

 

restauration presbytère 2 fév 2017 (3)
jeudi 2 février 2017

 

restauration presbytère 2 fév 2017 (4)
jeudi 2 février 2017

 

restauration presbytère 2 fév 2017 (5)
jeudi 2 février 2017

 

Michel Renard
professeur d'histoire

 

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14 décembre 2016

Henri Gidrol, 1917-2016 : Saint-Chamond dans l'âme

Henri Gidrol portrait

 

 

Henri Gidrol (1917-2016) :
 

Saint-Chamond dans l'âme

 

 

Henri Gidrol année 1960
Henri Gidrol parmi ses élèves, année 1960

 

Henri Gidrol en 1961
Henri Gidrol, professeur de mathématiques, en 1961

 

Henri Gidrol dans sa classe, en 1961 : cours de mathématiques au centre d'apprentissage, 2e année, du collège Claude Lebois.

 

Henri Gidrol 1968-1969 - 1
Henri Gidrol, lycée Claude-Lebois, 1968-1969

 

Henri Gidrol avec Pinay
Henri Gidrol avec Antoine Pinay dans le bureau du maire

 

Henri Gidrol est né le 5 septembre 1917, à Firminy (Loire).

Professeur de mathématiques et de sciences au collège Claude Lebois.

Maire-adjoint de 1959 à 1977. Conseiller régional.

Président du Comité des fêtes de Saint-Chamond.

Passionné par l'urbanisme, il est l'artisan de l'ensemble d'habitations de Fonsala.

Mort le 11 juillet 2016.

 

Henri Gidrol avec Pinay (2)
Henri Gidrol (à gauche) et Antoine Pinay, dans la propriété de ce dernier

 

Henri Gidrol en 1994
Henri Gidrol (au centre), en 1994, à la mort d'Antoine Pinay

 

 

 13 décembre 1994, France 3, la mort d'Antoine Pinay

https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/cab94107678/pinayambiance-saint-chamond

Henri Gidrol interviewé, à la mort d'Antoine Pinay

 

 

"Saint-Chamond troisième ville du département entre Loire et Rhône", par Henri Gidrol, Conseiller Régional, Adjoint au Maire de Saint-Chamond, Le Courrier du Parlement, 18 janvier au 7 février 1977

 

* le fonds Henri Gidrol, aux archives municipales.

 

Michel Renard
professeur d'histoire

 

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11 janvier 2017

travaux de destruction du foyer Barra

Foyer Barra 11 janv 2017 (10)

 

 

travaux de destruction du foyer Barra
 

11 janvier 2017

 

Les travaux de destruction de l'ancien foyer Barra se poursuivent. Pelleteuse et marteau-piqueur sont (bruyamment...) en action.

 

Foyer Barra 11 janv 2017 (1)
11 janvier 2017

 

Foyer Barra 11 janv 2017 (2)
pelleteuse en action sur le site de l'ancien foyer Barra, 11 janvier 2017

 

Foyer Barra 11 janv 2017 (3)
pelleteuse en action sur le site de l'ancien foyer Barra, 11 janvier 2017

 

Foyer Barra 11 janv 2017 (4)
pelleteuse en action sur le site de l'ancien foyer Barra, 11 janvier 2017

 

Foyer Barra 11 janv 2017 (5)
pelleteuse sur le site de l'ancien foyer Barra, 11 janvier 2017

 

Foyer Barra 11 janv 2017 (6)
pelleteuse sur le site de l'ancien foyer Barra, 11 janvier 2017

 

Foyer Barra 11 janv 2017 (7)
pelleteuse sur le site de l'ancien foyer Barra, 11 janvier 2017

 

Foyer Barra 11 janv 2017 (8)
pelleteuse sur le site de l'ancien foyer Barra, 11 janvier 2017

 

Foyer Barra 11 janv 2017 (9)
pelleteuse sur le site de l'ancien foyer Barra, 11 janvier 2017

 

Foyer Barra 11 janv 2017 (10)
pelleteuse sur le site de l'ancien foyer Barra, 11 janvier 2017

 

Foyer Barra 11 janv 2017 (11)
pelleteuse sur le site de l'ancien foyer Barra, 11 janvier 2017

 

Foyer Barra 11 janv 2017 (12)
pelleteuse sur le site de l'ancien foyer Barra, 11 janvier 2017

 

 

 

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