neige sur la ville
neige sur Saint-Chamond

le paysage est réellement tout gris-blanc...
une partie de la cour de l'école Sainte-Marie

non, nous ne sommes pas dans les Vosges...
Depuis la fin de la matinée, la neige n'a cessé de tomber jusque vers 19 heures. Quinze centimètres d'épaisseur au moins. Dans l'après-midi, les voitures roulaient au pas dans les rues. Les camions épandeurs de sel ont parcouru les voies principales. Le lycée Claude Lebois a fermé à 15 heures pour que les élèves aient le temps nécessaire de rentrer chez eux ; le lendemain samedi, l'établissement aussi ferme ses portes. Le ciel est gris, lourd de neige et très bas.
M.R., 8 janvier 2010
samedi 9 janvier, au matin - la neige a continué à tomber pendant la nuit et une fine pluie neigeuse dure tout la matinée ; très peu de voitures dans les rues.
Hauteur de neige mesurée samedi après-midi sur une surface plane qui a reçu les précipitations sans discontinu depuis plus de 24 heures : 14 cm.

samedi 9 janvier 2010, 11 h 18

samedi 9 janvier 2010, 11 h 18

samedi 9 janvier 2010, 11 h 18
Saint-Chamond vu de Saint-Martin-en-Coailleux
Saint-Chamond en hiver, vu de haut

Saint-Chamond, vue prise de la route au-dessus de Saint-Martin-en-Coailleux
dont on voit l'église à gauche (27 décembre 2009)

Saint-Chamond, vue prise de la route
au-dessus de Saint-Martin-en-Coailleux (27 décembre 2009)

Saint-Chamond, vue prise de la route au-dessus de Saint-Martin-en-Coailleux ;
à droite, l'ensemble Fonsala (27 décembre 2009)

Saint-Chamond, vue prise de la route au-dessus de Saint-Martin-en-Coailleux
dont on voit l'église à gauche (27 décembre 2009)

Saint-Chamond, vue prise de la route au-dessus de
Saint-Martin-en-Coailleux ;
l'ensemble de bâtiments de Fonsala et, sur
la droite, l'Horme, vers Lyon (27 déc. 2009)
Saint-Chamond, vue prise de la route au-dessus de Saint-Martin-en-Coailleux
(27 décembre 2009) : on voit bien la spécificité urbaine de Fonsala :
c'est un isolat, ceint d'un boulevard circulaire, comme un périphérique,
qui sépare ce quartier du reste de la ville

l'ensemble de logements de Fonsala : croquis de situation
photos Michel Renard © - 27 décembre 2009
carré musulman au cimetière communal
carré musulman au cimetière communal
de Saint-Chamond le 20 décembre

20 décembre 2009, fin d'après-midi, le contrebas vers le carré musulman

le terrain pentu qui abrite le carré musulman ; à droite,
trois femmes sont venues fleurir une tombe

alignement de sépultures
deux rangées de tombes comprenant presque toutes
une dalle horizontale et une stèle de tête avec inscriptions
différents types de dessins d'arcs et de courbes et toujours le croissant et l'étoile

différences de taille
fréquence de l'étoile et du croissant
fréquence des photos sur la stèle

sur certaines stèles, inscriptions religieuses et nom du défunt en arabe

les sépultures sont souvent fleuries

graphiquement, l'islamité l'emporte sur l'identité : beauté et sobriété

le mur existait préalablement, mais la "cohabitation" des confessions est la règle
fin d'automne (photos)
Saint-Chamond sous
le soleil couchant de décembre

Saint-Chamond sous le soleil couchant, vu du cimetière de Saint-Martin-en-Coallieux,
20 décembre 2009 ; cet instant lumineux n'a pas duré longtemps,
je me suis précipité pour le fixer

Saint-Chamond sous le soleil couchant, vu du cimetière de Saint-Martin-en-Coallieux,
20 décembre 2009 ; au fond, l'ensemble HLM de Fonsala

Saint-Chamond sous le soleil couchant, vu du cimetière de Saint-Martin-en-Coallieux,
20 décembre 2009 ; sur la moitié gauche de la photo, l'espace industriel, la cheminée
des anciennes Aciéries de la Marine

Saint-Chamond sous le soleil couchant, vu du cimetière de Saint-Martin-en-Coallieux,
20 décembre 2009 ; il y avait une étrange combinaison de ciel bleu et
de jaune lumineux sur la ville

Saint-Chamond sous le soleil couchant, vu du cimetière de Saint-Martin-en-Coallieux,
20 décembre 2009 ; à peu près au milieu, l'imposant édifice de l'école Sainte-Marie

Saint-Chamond sous le soleil couchant, vu du cimetière de Saint-Martin-en-Coallieux,
20 décembre 2009 ; à gauche, la flèche orpheline de l'église Notre-Dame

Saint-Chamond sous le soleil couchant, vu du cimetière de Saint-Martin-en-Coallieux,
20 décembre 2009; nous sommes côté Pilat (derrière nous) ;
au milieu, la vallée ; au fond, les monts du Lyonnais

le soleil couchant, vu du cimetière de Saint-Martin-en-Coallieux, 20 décembre 2009,
champ de neige givrée ; le soleil, vers Saint-Étienne

le soleil couchant, vu du cimetière de Saint-Martin-en-Coallieux, 20 décembre 2009,
champ de neige givrée ; le soleil descend vite

cimetière de Saint-Martin-en-Coallieux, 20 décembre 2009

cimetière de Saint-Martin-en-Coallieux, 20 décembre 2009
la passion des vins

Georges Lapicoré : la passion des vins
- site La passion des vins
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un lieu de vie en plein coeur de Saint-Chmond

7 avenue Antoine Pinay - 42400 Saint Chamond


L'ABUS D'ALCOOL EST DANGEREUX POUR LA SANTÉ,
georgeslapicore@lapassiondesvins.fr
cité ouvrière Chavanne-Brun
photos de l'ancienne
cité ouvrière Chavanne-Brun
L'ancienne cité ouvrière Chavanne-Brun à Saint-Chamond, appelée aujourd'hui "parc Chavanne", occupe l'espace situé entre la rue Pasteur et l'allée intérieure à cette cité surplombant, en parallèle, le parking de la médiathèque.

la zone bleutée : l'espace de la cité ouvrière de Chavanne-Brun
(cliquer pour agrandir)
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reportage photographique du 16 juin 2009

en bas, le parking de la médiathèque

en bas, le parking de la médiathèque

allée intérieure de la cité Chavanne

allée intérieure de la cité Chavanne

allée intérieure de la cité Chavanne

allée intérieure de la cité Chavanne

allée intérieure de la cité Chavanne

allée intérieure de la cité Chavanne

allée intérieure de la cité Chavanne

ancienne guérite qui gardait l'entrée de la cité ouvrière

rue Pasteur

haut de façade, rue Pasteur

détail du motif de décor

rue Pasteur
La Croix de Saint-Chamond (hebdomadaire)
le journal La Croix de Saint-Chamond
En 1897 paraissait le premier numéro d'un hebdomadaire intitulé La Croix de Saint-Chamond. Expression du milieu catholique de la commune et de ses environs, il proposait des informations locales et cantonales auxquelles s'ajoutait le combat politique contre "le syndicat".
Sous ce terme, étaient désignés les partisans de la laïcité, les socialistes, les francs-maçons, les protestants, les juifs... La Croix de Saint-Chamond a été un journal très engagé à droite et antisémite comme l'était une bonne partie de la France politique et religieuse à l'époque.

placard de présentation du journal (1898)
Au niveau national, le journal La Croix a été fondé par les Assomptionnistes en 1880, sous forme mensuelle, qui devint quotidienne en juin 1883. Cette congrégation religieuse, créée en 1845, diffusait déjà Le Pélerin hebdomadaire. L'offensive des républicains contre la présence de crucifix dans les lieux et édifices officiels détermina le choix du titre. La Croix, journal "catholique, apostolique et romain" parmi d'autres, finit par occuper la place de seul quotidien catholique français.
En 1890, le cardinal Lavigerie, par le "toast d'Alger" enjoint les catholiques à "rallier" la République. La Croix prétend d'abord que ne l'ayant jamais combattue, elle n'a pas non plus à la reconnaître. Mais elle se résoud à ce choix en 1893.
Lors de l'affaire Dreyfus ("l'Affaire"), le journal adopte des positions violemment antisémites.
Revenant sur cette période quelques années plus tard, l'écrivain Anatole France (1844-1924) a des mots très durs. Le journal La Croix : "rédigé dans le style du Père Duchesne", "portait pour vignette, au lieu du marchand de fourneaux, Jésus crucifié, et ce symbole donnait, pour l’égarement des simples, l’onction d’un texte édifiant et la majesté des formes liturgiques à leurs sales injures et à leurs abominables calomnies" (préface au livre d'Émile Combes, Un combat laïque, 1904).
"Bientôt, ajoutait Anatole France, des Croix parurent dans tous les départements, qui répandirent par les campagnes, avec l’image du Christ, le mensonge et l’outrage".
l'antisémitisme de La Croix de Saint-Chamond
Sous le titre "Complot", voici ce qu'on pouvait lire dans La Croix de Saint-Chamond, le dimanche 20 février 1898 :
- "Laboureurs, ouvriers, commerçants, le scandale Dreyfus-Zola, systématiquement exploité par tous ceux qui haïssent la France, démontre que notre patrie est la proie d'une invasion étrangère.
Cette invasion substitue à la race française, dans la direction des affaires du pays, une race d'outre-Rhin, dangereuse à la fois par son organisation internationale, son amour du lucre et ses attaches avec nos pires ennemis.
Depuis vingt ans, la France est la proie des juifs venus d'Allemagne. Les commerçants sont ruinés par leurs bazars, les ouvriers par leurs accaparements, les paysans par leur usure.
Ce n'est pas tout.
Les intérêts nationaux sont chaque jour barrés à l'étranger par cette banque judéo-allemande, sous le couvert de la franc-maçonnerie.
Sont complices plus ou moins conscients de ces criminels efforts :
1° les protestants sectaires, égarés par une solidarité confessionnelle et pour lesquels la vraie patrie est à Londres ou à Berlin.
2° les agitateurs socialistes qui, sous la direction de juifs prussiens, poursuivent l'anéantissement de toutes les forces sociales. (…)"
à suivre...
Michel Renard
professeur d'histoire
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petite histoire (épurée) de l'hebdomadaire catholique
par le Père Pupier et Georges Delorme
La Grand'Grange et l'hebdomadaire La Croix de Saint-Chamond, se sont retrouvés intimement mêlés. Il faut savoir que l'abbé Tardy portait la casquette de directeur de la Grand'Grange et celle de directeur de l'hebdomadaire local.

la Grand'Grange à Saint-Chamond
Mais il faut remonter en 1893 où des jeunes gens vendaient à Saint-Chamond sept cent exemplaires de La Croix du Forez. En 1894, l'abbé Aubrun, vicaire à Saint-Julien-en-Jarez, et l'abbé Captier, aumônier du pensionnat Saint-Charles, organisèrent un modeste congrès de la bonne presse.
Une idée était née qui conduisait en 1897, à la parution de La Croix de Saint-Chamond d'abord en encart de La Croix du Forez, puis en parution autonome. L'abbé Aubrun en est le directeur, Étienne Mazenod le gérant.

La Croix de Saint-Chamond ne se vend pas séparément
de La Croix du Forez et de la Vie des Saints
On peut noter tout de suite la dimension sociale de La Croix, puisqu'au siège à cette époque (6, rue de la Brosse) fonctionne un secrétariat du peuple qui donne des consultations médicales, des consultations juridiques, des renseignements sur les impôts, la loi militaire, les accidents du travail. On peut y faire écrire des lettres et consulter un bureau de placement. Cela pour une modeste cotisation, à la portée des ouvriers.
À noter aussi la création d'une société de secours mutuels privés "La Caisse des Familles" qui comptera trois cents membres dont un tiers de femmes en 1903.
La Croix de Saint-Chamond du 1er janvier 1899 rappelle son but avec netteté :
"Quant à nous, nous nous efforcerons de rester fidèles à notre programme : travailler à la gloire de Dieu et au bien-être matériel et moral du peuple..." ou encore : "Malheur à nous, si en face de la démocratie naissante nous restons cantonnés dans cette sorte d'inertie pleine de morgue, qui fait de nous des êtres à part. Le monde actuel a des aspirations inconnues au siècle passé. Notre rôle à nous, catholiques, est de prendre la direction de ce torrent impétueux d'idées nouvelles".
2 200 exemplaires en 1902
L'abbé Huguet, orateur éloquent, polémiste impétueux et éblouissant, arrive le 31 mars 1902 et va faire de La Croix un journal populaire et turbulent dont on pouvait discuter les méthodes, mais non contester le succès. Le journal tire à 2 200 numéros.

en 1903, expulsion des moines de la Grande Chartreuse (Isère)
C'est l'époque empoisonné par les expulsions des Congrégations, l'inventaire des églises, les amendes aux prêtres, un climat passionnel qui conduisait aux pires excès d'écriture et de langage.
Pierre Vanel, rédacteur talentueux de La Croix écrivait lors du 25e anniversaire en 1922 :
"Ayons un particulier souvenir pour le lutteur de jadis qui, acclamé par les uns, blâmé par les autres, critiqué parfois par ses amis, n'en fut pas moins notre porte-drapeau à une époque terriblement troublé et décevante. Pour notre part, nous les jeunes d'alors, une chose suffirait à sauver de l'oubli la mémoire de l'abbé Huguet, c'est qu'il fut à l'origine de nos cercles d'étude..."
Les cercles d'études connaîtront un grand succès sur la vallée du Gier et seront le creuset du catholicisme social. Pierre Vanel l'Izieutaire savait de quoi il parlait évoquant ce sujet.
les colonies de vacances de La Croix
L'abbé Bailly qui arrive en 1904, panse les plaies et les bosses et ouvre avec Étienne Mazenod, le groupement des Jardins Ouvriers, en suivant l'exemple stéphanois du Père Volpette. Les colonies de vacances de La Croix seront en fonction à Valfleury pour 32 jours. Les docteurs Drevon, Thevenon, Nicolas, Magnin apportent leurs cautions médicales. Les familles paient 30% du coût c'est-à-dire 15 francs. Le reste sera récupéré par souscription. C'est alors que rentreront en scène les élèves du collège Sainte-Marie qui, chaque année, organiseront une grande kermesse au profit des colonies de vacances de La Croix.

Valfleury (Loire) : l'église et la maison des Pères
Si la dépenses des familles se trouvait sensiblement réduite, le trousseau à fournir par la fillette, pour ces premières vacances, ne manquait pas de volume. On demande :
"Une robe du dimanche, une robe pour la semaine, un manteau, deux jupons, quatre chemises, quatre pantalons, cinq paires de bas, une paire de souliers, une paire de galoches, six mouchoirs, quatre essuie-mains, quatre serviettes de table, une paire de draps, un fichu, un tricot, un tablier de coton, un tablier noir, un nécessaire de toilette, un parapluie, un ouvrage".
En 1910, une assemblée du groupement La Croix, sous la plume du président, le commandant de Parseval, fait état d'un groupe de cercle d'études, de 38 jardins ouvriers, de 131 enfants en colonie de vacances, à Doizieux pour les garçons, à Valfleury pour les filles, et de l'oeuvre du placement des petits bergers.
Depuis longtemps les familles, dès le début de l'été, plaçaient leurs enfants, tout jeunes, comme bergers dans les fermes. Avec tous les risques encourus concernant le traitement de ces enfants. La Croix proposait des familles de paysans avec des garanties morales. Toutefois cette pratique allait se heurter immédiatement à la voix des enseignants qui prétendaient (non sans raison), qu'il s'agissait là d'un encouragement à manquer l'école. Le placement des petits bergers par La Croix, quoique démarré dans une bonne intention, fut arrêté parles responsables.
4 000 exemplaires en 1914
Pendant ce temps, l'abbé Bailly fait imprimer le journal à Lyon sur six pages. À la veille de la guerre de 1914, La Croix tire à 4 000 exemplaires.
Un entrefilet du 21 juin 1908 de La Croix de Saint-Chamond annonce à Izieux, la première messe de l'abbé Eugène Tardy étudiant au séminaire universitaire. En septembre 1911, l'abbé Tardy était nommé directeur de La Croix.
Le 14 février 1909, La Croix de Saint-Chamond achète un cinématographe. Voilà l'occasion pour des jeunes bénévoles de sillonner la campagne. La Valla, Valfleury, Doizieux, Le Bessat, pour projeter des grands métrages comme La Passion ou des films comiques. Le cinéma aux champs était né. Son succès fit sans doute grincer les dents des salles organisées, car sa carrière fut éphémère.
L'abbé Tardy revenu de la guerre de 1914 avec la Croix de guerre reprit ses fonctions de directeur, en même temps que son rôle d'aumônier des oeuvres de la Grand'Grange. En 1918, il fait imprimer le journal à Saint-Étienne, s'attache la collaboration de Me Auguste Prenat, de Joseph de Verrière (Mgr Lavarenne), Pierre L'Ermite. Il ouvre le journal aux poésies de Marie Argentine, et surtout de Louis Mercier incomparable chantre des saisons.
Le premier syndicat chrétien des Employés se fonde et ce n'est pas innocent si, en 1922, Jules Zirnheld, président de la C.F.T.C. [1], sous le patronage du 25e anniversaire de La Croix de Saint-Chamond, vient faire un véritable discours de propagande, qui marquera une progression sensible de ce syndicat dans la région.
10 000 exemplaires dans les années 1920
Si en 1926 le groupement des Jardins Ouvriers compte 69 lots, les colonies de vacances sont prises en charge par la Croix Rouge. D'autres priorités sollicitent les bénévoles du journal. Ce sera la J.O.C., la J.A.C., le financement des écoles libres. En 1928, la fondation de l'école technique de la Grand'Grange aura besoin de toute l'énergie de son fondateur. La Croix de Saint-Chamond atteint sur la Vallée du Gier un tirage de plus de dix mille exemplaires. On ne peut pas passer sous silence le travail obstiné de la famille Martel, à la base de cette réussite.
Après la guerre de 1945, La Croix de Saint-Chamond, qui avait cessé de paraître en 1943, revivra avec La Vallée du Gier qui deviendra L'Essor diocésain sous la direction de l'abbé Dusserre et de Jules Pichon rédacteur en chef. L'Essor abandonnera sa qualification d'hebdomadaire catholique sous la direction de M. Fargetton Henry, tout en restant d'obédience chrétienne.
Père Pupier et Georges Delorme, Sur les ruines du Château...
des fleurs ont poussé. Saint-Ennemond - La Grand'Grange,
additif au n° 94 de l'Écho de la Grand'Grange, 1989, p. 309.
- les photos accompagnant cet article comme les intertitres ont été ajoutés. Michel Renard
[1] Jules Zirnhel (photo ci-dessous) fut le président de la C.F.T.C. de 1919 à 1940.

un encadrement catholique très présent à Saint-Chamond
le Sillon de Marc Sangnier à Saint-Chamond
Le Sillon de Marc Sangnier
à Saint-Chamond

Le journal L'Eveil démocratique, bi-mensuel en
octobre 1905, devient hebdomadaire en octobre 1906
(c'est l'éditeur de la carte postale qui est de Saint-Chamond)
Dans la Loire, l'implantation de la "Jeune République" est antérieure à la guerre de 1914-1918. Un cercle existe alors dans la vallée du Gier, animé par La Sablière. En 1920, un congrès départemental est présidé à Saint-Chamond par Marc Sangnier en personne puis la "Jeune République" se répand dans tout le département : Saint-Etienne, l'Ondaine, le Pilat, la plaine, les Monts du Lyonnais et du Forez...

"les Camelots du bon Dieu", carte postale éditée par J. Gonin de Saint-Chamond
Le Sillon, revue d'action démocratique,
carte postale éditée par le saint-chamonais J. Gonin
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qui était Marc Sangnier (1873-1950) ?
Paris, 3 avril 1873 - 28 mai 1950
Marc Sangnier a consacré sa vie et ses talents d'orateur et de journaliste à l'idée d'une démocratie fondée sur les forces morales et spirituelles de la foi chrétienne. Né dans une famille très pieuse de la grande bourgeoisie, il fait ses études à Paris, au collège Stanislas, tenu par les Marianistes, ouverts aux idées du catholicisme social prônées par le pape Léon XIII.
Déjà, il cherche à éveiller ses camarades à leurs devoirs civiques et sociaux et collabore à la revue Le Sillon, fondée en 1894 par son ami Paul Renaudin. En 1899, Le Sillon se transforme en mouvement. Au sortir de l'École polytechnique, Sangnier renonce une carrière d'officier pour en prendre la direction.
Cherchant à réconcilier le catholicisme avec le régime républicain, Le Sillon s'est fixé pour but de "travailler à développer les forces sociales du catholicisme dans la société contemporaine". "Les beaux temps du Sillon" se consacrent à l'éducation populaire ; "le plus grand Sillon" s'ouvre aussi à tous ceux qui croient aux valeurs spirituelles et humaines.
Entre 1899 et 1910, à une époque où les idées dominantes de la Troisième République sont mises en cause, où s'installe un climat de religiosité et où émergent des préoccupations sociales, Le Sillon va marquer son influence sur de larges franges de la population française.
Mais son orientation démocratique, dans un milieu encore très choqué par l'expulsion des congrégations et la loi de séparation des Églises et de l'État (1905), son indépendance aussi vis à vis de la hiérarchie ecclésiastique, finissent par inquiéter. Le 25 août 1910, le pape Pie X condamne le mouvement dans une lettre aux évêques de France : Sangnier se soumet et dissout Le Sillon.
Il se lance alors dans l'action politique, fonde un journal, La Démocratie et, en 1912, un parti, la "Ligue de la Jeune République". Pendant la guerre de 1914-1918, il est chargé par Briand d'une mission en faveur de la paix auprès du pape. Député de Paris de 1919 à 1924, il se consacre entre les deux guerres à l'action pacifiste et organise de grands congrès démocratiques internationaux.
En 1929, à l'instar de Richard Schirmann en Allemagne, il introduit en France les Auberges de Jeunesse pour rapprocher les jeunes de tous les pays. À partir de 1932, il prend un certain recul avec l'action politique et fonde l'hebdomadaire L'Éveil des peuples et le Foyer de la Paix à Bierville (Seine-et-Oise), où il possédait une propriété.
Après la guerre, pendant laquelle il est arrêté, en 1944, par la Gestapo, son influence perdure : élu de nouveau député de Paris, il devient, à sa fondation, le président d'honneur du M.R.P.
Odile Gaultier-Voituriez
archiviste de la Fondation nationale des sciences politiques,
membre du conseil scientifique de l'Institut - source
la vision de la démocratie chez Marc Sangnier
Faut-il le rappeler : Le Sillon (1) est d'abord une revue née en 1894. Au sein de cette publication d'élèves du collège Stanislas, Marc Sangnier issu de la grande bourgeoisie, bientôt polytechnicien, joue un rôle croissant. Il prend en 1898 la direction du Sillon qui devient un mouvement de jeunesse, de formation religieuse et sociale, et prend son essor à Paris et en province.
À partir de 1899, le Sillon se tourne vers l'action démocratique et se place sur le terrain civique. Son écho s'accroît : 75 adhérents au premier congrès de 1902, 1 000 en 1904, 2 194 en 1909. À partir de février 1907, "le plus grand Sillon" veut rassembler 'toutes les forces qu'anime consciemment ou non l'esprit Chrétien", affirmant une perspective non confessionnelle. Le journal L'Éveil démocratique, bi-mensuel en octobre 1905, devient hebdomadaire en octobre 1906. Le Sillon s'oriente désormais vers l'action politique, Marc Sangnier est candidat aux élections législatives, à une élection partielle en 1909, puis aux élections générales en 1910.
Le Sillon, dès son début, se situe sans hésitation sur le terrain républicain. Ses militants n'ont pas, comme d'autres catholiques français, à se "rallier" conformément aux instructions du pape Léon XIII. Ils acceptent le régime, sinon le détail des institutions. Ils adhèrent aussi aux valeurs patriotiques qu'incarne la République.
Mais quelle est leur vision de la démocratie, une des originalités majeures du Sillon ? Faut-il rappeler qu'à partir de 1905, la revue Le Sillon porte en sous-titre "revue d'action démocratique", et non plus "revue d'action sociale catholique". L'adjectif "démocratique" est porteur d'un sens fort et renvoie à la définition de la démocratie si souvent donnée par Sangnier à ses amis. "La démocratie est l'organisation sociale qui tend à porter au maximum la conscience et la responsabilité civique de chacun" (2) La démocratie est une organisation sociale, ainsi la définition n'est-elle pas d'abord politique et juridique. "Nous voulons, dit encore Sangnier, une démocratie organique, non une démagogie anarchiste. Nous ne sommes pas des individualistes" (3).
Cette démocratie organiciste n'est pas collection d'individus, elle est faite de corps et de communautés. Le Sillon, comme le catholicisme social, reprend quelque chose de la critique traditionaliste d'une démocratie individualiste, mais les individus ne doivent pas être écrasés par l'organisation sociale. Au contraire celle-ci a pour fin première l'épanouissement de "la conscience et de la responsabilité civique de chacun". Si le Sillon récuse l'individualisme, il affirme le rôle essentiel de la personne. Ce sont les valeurs de la conscience et de la responsabilité qui sont au cœur de la société démocratique.
Sangnier ne confond pas la démocratie avec l'anarchie ou la démagogie. Il ne considère pas que la démocratie consiste "à supprimer l'autorité et à la remplacer par la stupide tyrannie des aveugles majorités ; nous croyons au contraire fortifier le principe même d'autorité en élevant à la pleine dignité civique un nombre chaque jour grandissant de sujets" (4). L'effort démocratique consiste "à rendre participante" de la fonction de l'État "une élite chaque jour plus large et ouverte".
La démocratie n'est pas l'égalitarisme et réclame la naissance d'une élite. Forger cette élite démocratique invite à un œuvre d'éducation qui est au cœur du projet sillonniste. La démocratie a besoin de l'apport de l'éducation, elle a besoin aussi de l'apport moral du christianisme. Comme Tocqueville, Sangnier estime que le christianisme "en subordonnant l'intérêt particulier à l'intérêt général rend la démocratie possible".
Ces quelques observations fondées sur les textes de Sangnier repris dans L'Esprit démocratique suffisent à suggérer que la conception de la démocratie politique par le Sillon est différente de la démocratie chère à "l'idée républicaine" (5). Surtout, alors que pour les hommes politiques républicains, de Gambetta à Clemenceau, le politique est premier, préalable aux réformes sociales éventuelles, le Sillon est d'abord tourné vers le social. La construction d'une démocratie sociale est l'exigence première.
Jean-Marie Mayeur, extrait de "introduction" à
Le Sillon de Marc Sangnier et la démocratie sociale.
Actes du colloque des 18 et 19 mars 2004, Besançon,
éd. PU de Franche-Comté, 2006, p. 7-9.
(1) Renvoyons au livre de référence de Jeanne Caron, Le Sillon et la démocratie chrétienne, Plon, 1966, et regrettons que cette thèse n'ait pas été rééditée.
(2) Marc Sangnier, L'Esprit démocratique, p. 167.
(3) Ibid., 26 février 1905, p. 172.
(4) Ibid., p. 174.
(5) On fait allusion au livre classique de Claude Nicolet, Gallimard, 1982.
rue Jules Verne
rue Jules Verne

en descendant vers Fonsala (13 juin 2009)

en direction de la route du Coin (13 juin 2009)

à droite, la clôture de verdure du collège Sainte-Marie (13 juin 2009)
Tant qu'une ville conservera ce capital de verdure et ce bâti à hauteur d'homme, c'est toute une civilisation qui perdurera. Et donc un certain bien-être.

l'hiver, en direction de la route du Coin (5 février 2008)

































