château Montgolfier
le château de Montgolfier, ou du Jarez
Antoine PINAY (1955)
Lorsqu'en 1897, les Aciéries de la Marine, présidées par M. Denière, inaugurèrent le Château de Jarez qui devenait leur «P.C.», M. de Montgolfier entendit, au nom de sa Compagnie, marquer solennellement son attachement à Saint-Chamond, en portant dans ses Statuts que ce château en devenait désormais le siège social.
Cette belle demeure est située à l'entrée d'un parc de quatre hectares, aux allées en pente douce, sur le flanc de la colline descendant vers le Gier, qui prolonge l'un des versants du massif du Pilât.
Son style 1900 est caractéristique : escalier monumental, pièces immenses et dégagements spacieux.
Le Président Théodore Laurent aimait cette résidence ; il apportait tous ses soins à en améliorer le confort, et à embellir son parc : son dernier soin fut d'y faire planter des espaliers d'arbres fruitiers, qu'il se plaisait à montrer aux visiteurs.
Bien que le château soit assez rapproché de la bruyante route reliant Lyon à Saint-Étienne, la solide construction de ses murs le rend néanmoins calme et tranquille. Cette quiétude, le Président l'appréciait, venant faire chaque année un séjour à Jarez, afin d'y méditer son allocution d'Assemblée générale. Il la préparait «avec le plus grand soin, ne négligeant aucun détail, mais ciselant et modelant ses phrases, avec la préoccupation très nette de condenser tout l'essentiel de ce qu'il avait à dire dans un exposé précis, court et lumineux», comme l'a si bien rappelé le Président Lefol à l'Assemblée générale de décembre 1953, en évoquant la figure de son prédécesseur.
un château en harmonie avec le rang occupé
dans le monde de la métallurgie
Dans l'esprit de M. de Montgolfier, le château de Jarez était destiné à offrir aux réceptions de la Compagnie un cadre en harmonie avec le rang qu'elle occupait dans le monde de la métallurgie, comme aussi à accueillir avec l'éclat mérité les hautes personnalités françaises et étrangères venues rendre visite aux usines.
Les circonstances tragiques des deux guerres mondiales devaient donner au château une destination que n'eussent pu prévoir les auteurs de son inauguration en 1897.
De 1914 à 1918, Mme Laurent y séjourna avec ses deux plus jeunes fils : François, qui fit une partie de ses études au Collège Sainte-Marie de Saint-Chaînon, et Marc, né à Saint- Chamond en 1914. Ses quatre autres fils étaient aux armées; l'un d'eux ne devait pas en revenir.
Théodore Laurent, que ses fonctions de Directeur général de la Compagnie obligeaient à résider à Paris pour la coordination et la bonne marche des affaires, comme aussi pour les relations avec les autorités civiles et militaires, venait très fréquemment à Saint-Chamond.
Que de nuits il passait dans sa voiture, roulant à allure vertigineuse sur la route de Paris à Saint-Etienne ! À cette époque, au témoignage de ses collaborateurs, il semblait infatigable, la vigueur de sa santé lui permettant de limiter au strict nécessaire ses heures de repos.
Vint ensuite la période de paix précaire de 1918 à 1939. En juin 1940, Théodore Laurent séjourna quelques semaines à Saint-Chamond avec ses proches collaborateurs puis, sur l'ordre du Gouvernement, les bureaux de la Direction Générale de Paris durent se replier dans la Loire.
De 1940 à 1944, Jarez offrit notamment asile aux services de la Société Lorraine des Aciéries de Rombas, lesquels, par suite du séquestre allemand, ne pouvaient retourner en Moselle.
avant-propos d'Antoine Pinay au livre
Théodore Laurent : l'industriel, l'homme (1955)
source : http://annales.org/archives/x/laurent.html
un pape forézien oublié
Le silence de pierre
un pape forézien oublié
un livre d'Antoine HERRGOTT
Antoine Herrgott
- se procurer le livre d'Antoine Herrgott
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discusssion
courrier adressé par Alain Delaigue le 26 août 2011
Innocent V
Je ne crois pas que Pierre de Tarentaise soit né dans le village de Tarentaise (que je connais bien) et ceci pour plusieurs raisons :
- un livre écrit par un religieux du même ordre que le pape Innocent V, 1er pape de l'ordre des Prêcheurs, signale qu'on ne connaît pas vraiment son lieu de naissance (peut-être Champigny ou même la vallée d'Aoste ...) d'une famille "illustre"...
livre que l'on peut consulter entièrement à cette URL :
http://www.archive.org/stream/viedubienheureux00reli#page/n5/mode/2up
... mais il ne dit surtout pas dans le Forez, à fortiori dans un village qui au XIIIème siècle ne s'appelait pas Tarentaise mais Prarouet et qui appartenait certainement aux Seigneurs de Rochetaillée !
D'ailleurs dans ce cadre-là, "de Tarentaise" comme titre de noblesse ça ne tient pas !
- Certes un document pourtant imprimé aussi par l'imprimerie vaticane, je sais, fait rapidement état d'une naissance d'Innocent V dans le Forez mais là je pense sincèrement que l'auteur, plus récent, connaissait alors l'existence de notre village et a tout simplement fait un rapprochement un peu trop rapide et sans preuve.
Personnellement, et en mon âme et conscience, j'opte à 100% pour la version contenue dans le livre de ce religieux dont je vous signale plus haut les références.
Historiquement vôtre.
Alain Delaigue
place Saint-Pierre : histoire de ses noms successifs
place Saint-Pierre :
ses différentes appellations dans l'histoire
La place Saint-Pierre s'appelait, anciennement, place du Marché. En 1609, avec l'édification de l'église, on lui affecta, assez logiquement, le nom de l'édifice religieux élevé à cet endroit même. Cela dura 280 ans environ.
1888 et 1889
Puis, avec les convictions républicaines des édiles de Saint-Chamond, plusieurs rues et places changèrent de nom. Cela commença fin 1888.
Lors du conseil municipal, en date du 20 novembre 1888 : "M. Rochefort émet le voeu qu'il soit donné le nom de rue Victor Hugo à celle dénommée actuellement rue de Lyon, et rue Gambetta à celle portant le nom de rue de Saint-Étienne. Plusieurs membres du conseil faisant observer que d'autres rues devraient également subir des modifications dans leur désignation, une commission est nommée pour l'examen de cette question ; elle se compose de M.M. Rochefort, Marcoux François, Vial et Marcoux Pierre."

séance du conseil municipal, 20 novembre 1888
Le 22 février 1889, la commission pour la révision des noms de rue propose plusieurs nouvelles désignations :
- la rue Saint-Claude devient la rue Voltaire
- la rue de la fontaine (sans majuscule) devient la rue La Fontaine (le poète)
- la rue Notre-Dame devient la rue Germain-Morel
- la rue de Saint-Étienne devient la rue Gambetta
- la rue de Lyon devient la rue Victor-Hugo
- la rue Sainte-Catherine devient la rue de la Charité
- la nouvelle voie prolongeant la rue Sainte-Catherine devient la rue du Jarez
- la rue de l'Arzalier devient la rue Dugas-Montbel
- la rue du quartier Saint-Charles devient la rue du Pilat
- la rue des religieuses devient la rue Jeanne-d'Arc
- la rue du Chemin-Neuf devient la rue Barra
- la Grande Rue devient la rue de la République
- la place Notre-Dame devient la place de la Liberté
- la place Saint-Antoine devient la place Dorian
- la place Saint-Pierre devient la place Nationale
- la place de la Croix-de-Beaujeu devient la place de l'Égalité
"Le conseil, avant de faire connaître son avis sur les conclusions de ce rapport, décide que ce document sera laissé à la mairie à la disposition des membres dudit conseil, pour que chacun puisse l'examiner à loisir et faire ensuite connaître leur avis dans une prochaine séance."
Les décisions sont finalement prises lors du conseil municipal du 23 mars 1889. Le Préfet approuve ces désisions le 15 octobre 1889 (source : archives municipales, cote 1 Osc 18).
On note l'injection massive de références nationales (Jeanne d'Arc, place Nationale), révolutionnaires (Liberté, Égalité) et républicaines (Victor Hugo, République, Gambetta, Dorian) et la renonciation sans équivoque aux connotations religieuses.
1964
En 1964, quand fut constitué le grand Saint-Chamond, on attribua à nouveau le nom de place Saint-Pierre qui était donc restée 75 ans la place Nationale.
Michel Renard, professeur dhistoire
avec la collaboration de Samuel Bouteille, archiviste
recherches effectuées le 1er août 2011

carte postale ancienne (avant 1914) qui appelle "place Saint-Pierre" ce qui,
à l'époque se pronommait pourtant "place Nationale"
récapitulatif des articles
- place Saint-Pierre dans les années 1950-1960
- place Saint-Pierre (place de la Halle), 14 juillet 2010
place Nationale et église
place Nationale et église Saint-Pierre

postée en août 1907. Étrange..., la place est nommée Saint-Pierre
alors qu'à cette date, elle porte le nom de place Nationale...

cette image a circulé en 1916 (je l'ai observé sur une autre carte identique)

carte ayant circulé en 1922 (?)

place Nationale et église Saint-Pierre (colorisée)

place Nationale et église Saint-Pierre à Saint-Chamond
Lidl, été 2011
Lidl

le vendredi 29 juillet 2011, vers 13 h 30
le vendredi 29 juillet 2011, vers 13 h 30
J'aime bien Lidl. Le personnel y est accueillant et sympathique. Les prix raisonnables. Les légumes frais. Quand il fait très chaud dehors, on y trouve une fraicheur qui n'est pas due à la climatisation (il n'y en a pas) mais au réfrigérateur des produits frais.
concurrence des dénominations de rue
deux noms pour une même rue...

photo prise le 22 juillet 2011
- Quel est le vrai nom de cette rue qui a gardé deux plaques nominatives ? Anciennement rue Germain Morel, industriel (1820-1853), devenue rue Jean-Pierre Timbaud, résistant communiste (1904-1941), fusillé à Chateaubriand en même temps que Guy Môquet. Je ne sais de quand date le nouveau baptême de cette voie de la ville. Mais il est étrange (ou : symptomatique ?) que deux plaques soient restées scellées dans le mur.
Michel Renard
place Nationale dans les années 1920
place Nationale avant 1927

carte postale ancienne postée en 1927
On voit nettemment que les édifices du fond de la place sont antérieurs à leur configuration actuelle. À gauche, il n'y a que eux étages au lieu des quatre actuels. Au centre, deux étages seulement au lieu des trois qui datent de la rénovation imaginée par l'architecte de Pinay dans les années 1950.
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aujourd'hui (2011)
le fond de la place Saint-Pierre début 2011
aujourd'hui (2015)

fond de la place Saint-Pierre, 9 mai 2015



















