vendredi 11 novembre 2016

cérémonie du 11 novembre 2016

11 nov 2016 St-Cham (3)

 

 

cérémonie du 11 novembre 2016

à Saint-Chamond

 

 

11 nov 2016 St-Cham (1)
de d. à g. : Paul Villedieu, président du comité du Souvenir Français à Saint-Chamond ; François Rochebloine, député ;
Hervé Reynaud, maire ; Régis Cadegros, maire-adjoint ; Pascale Offrey, maire-adjointe.

 

11 nov 2016 St-Cham (2)
Émile Honoré préside la cérémonie

 

11 nov 2016 St-Cham (3)
couleurs hissées

 

11 nov 2016 St-Cham (4)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond

 

11 nov 2016 St-Cham (5)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond

 

11 nov 2016 St-Cham (6)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond, dépôt de gerbe : Andonella Fléchet et Hervé Reynaud

 

11 nov 2016 St-Cham (7)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond : Andonella Fléchet et Hervé Reynaud

 

11 nov 2016 St-Cham (8)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond : Gabriel Duplomb ranime la flamme

 

11 nov 2016 St-Cham (9)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond

 

11 nov 2016 St-Cham (10)
Paul Villedieu, président du comité du Souvenir Français à Saint-Chamond

 

11 nov 2016 St-Cham (11)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond

 

11 nov 2016 St-Cham (12)
Hervé Reynaud, maire de Saint-Chamond, 11 novembre 2016

 

11 nov 2016 St-Cham (13)
Hervé Reynaud, maire de Saint-Chamond, 11 novembre 2016

 

11 nov 2016 St-Cham (14)
Hervé Reynaud, maire de Saint-Chamond, 11 novembre 2016

 

11 nov 2016 St-Cham (15)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond, le salut

 

11 nov 2016 St-Cham (16)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond, la stèle du Souvenir Français

 

11 nov 2016 St-Cham (17)
11 novembre 2016 à Saint-Chamond, la flamme du souvenir

 

 

 

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vendredi 28 octobre 2016

Rose Nantas (1889-1912) et sa famille, à Saint-Chamond : enquête

Rose devanture

 

 

Rose Nantas (1889-1912) et sa famille,

à Saint-Chamond : enquête

 

 

Rose, un prénom ajouté sur une carte postale

 

Lorsque, travaillant sur l'Annuaire des commerçants et industriels de Saint-Chamond en 1908, j'ai recherché une iconographie accompagnant la liste de ces 1 020 établissements, je suis tombé sur plusieurs photos de la devanture du marchand de tissus Marcoux, au 85 rue de la République. Des cartes postales anciennes, source iconographique principale de cette époque.

 

devanture Marcoux
Saint-Chamond, rue de la République, établissements Marcoux (tissus), à droite

 

cpa Marcoux avec Rose
carte postale ancienne, avant 1910, avec Rose Nantas devant les établissements Marcoux

 

rue République Rose Nantas colorisée
carte postale ancienne colorisée

 

L'une des photos avait une particularité. Le prénom d'une personne avait été écrit par l'utilisateur de la carte : Rose. Ce n'est pas rare mais assez peu fréquent. Des cartes postales sont souvent sur-écrites côté image, le dos ne suffisant pas à la longueur du message. Mais la mention de noms ou prénoms, plus insolite, peut constituer le début d'une recherche d'identification.

J'ai voulu savoir qui était Rose Nantas.

À la différence des passants dans la rue, autrement vêtus, j'ai émis l'hypothèse que cette jeune femme pouvait être employée dans ce magasin. L'examen du recensement de l'année 1911 nous apprend qu'elle était couturière et qu'elle habitait à l'endroit même, au n° 83 rue de la République alors que le magasin est au n° 85. Travaillait-elle chez Marcoux ou était-elle présente à titre de voisine ?

Mais un problème a surgi à l'examen précis du recensement de 1911 : il existait deux Rose Nantas, que j'ai retrouvées dans l'état civil. Rose Jeanne, née le 10 juin 1887, et Rose Louise, née le 13 décembre 1889, toutes les deux à Saint-Julien-en-Jarez.

Laquelle des deux Rose figure sur la photo ? Jeanne ou Louise ?

Commençons par la reconstitution de la famille Nantas et de tous ses membres. Puis examinons les recensements et la tombe.

 

 

la famille de Rose Nantas

les parents

 

le père, Jean Nantas (1857-1918)

Jean Nantas acte naissance 1857
acte de naissance de Jean Nantas en 1857

 

Jean Nantas acte décès 1918
acte de décès de Jean Nantas, le 2 décembre 1918

 

la mère, Jeanne Gonon (1863-1939)

Jeanne Gonon acte naissance 1863
acte de naissance de Jeanne Gonon en 1863

 

acte décès Jeanne Nantas 1939
acte de décès de Jeanne Gonon en 1939

 

 

le mariage de Jean Nantas et Jeanne Gonon (1884)

mariage Nantas Gonon 1884
acte de mariage de Jean Nantas et Jeanne Gonon en 1884

 

mariage Nantas Gonon 1884 complet
acte de mariage de Jean Nantas et Jeanne Gonon en 1884 (intégral)

Le mariage a été célébré le 30 octobre 1884 à Rive-de-Gier, commune de naissance de Jeanne Gonon.

 

 

les enfants

Jean Victor (1885-1948)

Jean Victor Nantas acte naissance 1885
acte de naissance de Jean Victor Nantas en 1885

 

le mariage de Jean Victor Nantas (1910)

mariage Jean Victor 1910
acte de mariage de Jean Victor Nantas et Jeanne Thuriot en 1910

 

Jean Victor  s'est marié une première fois avec Jeanne Thuriot en 1910, et une seconde fois avec Sophie Angèle François Gratalon (1901-1999) le 25 novembre 1924 à Izieux.

 

acte naissance Angèle Gratalon 1901
acte de naissance d'Angèle Gratalon, second épouse de Victor Nantas

 

 

 

Rose Jeanne (1887-)

Rose Jeanne acte naissance 1887
acte de naissance de Rose Jeanne Nantas en 1887

 

 

Rose Louise (1889-1912)

acte naissance Rose Nantas 1889
acte de naissance de Rose Louise Nantas en 1889


acte décès Rose Nantas 1912
acte de décès de Rose Louise Nantas en 1912

 

Rose Louise Nantas meurt donc âgée de 22 ans, à l'aube de ses 23 ans.

 

 

Marie Léonie (1897-1967)

Marie Léonie acte naissance 1897
acte de naissance de Marie Léonie Nantas en 1897

 

 

Claudius Melchior (1901-1973)

Claudius Melchior acte naissance
acte de naissance de Claudius Melchior Nantas en 1901 (décédé à Lyon en 1973)

 

 

 

ce que nous apprennent les recensements

 

1886

recensement Nantas 1886 Saint-Julien-en-Jarez (1)

recensement Nantas 1886 Saint-Julien-en-Jarez (2)
recensement 1886, à Saint-Julien-en-Jarez

 

En 1886, les époux Nantas, mariés le 30 octobre 1884, habitent à Saint-Julien-en-Jarez au n° 14 ou 16 rue de l'Église, avec leur fils Jean Victor, né le 10 août 1885. L'épouse est enregistrée sous son nom de jeune fille comme de coutume.

 

 

1891

recensement Nantas 1891 Saint-Chamond 72 rue Rép
recensement de 1891, à Saint-Chamond

 

Les Nantas étaient encore à Saint-Julien-en-Jarez en décembre 1889 où leur fille Rose Louise est née et déclarée à l'état civil. Ils ont donc déménagé en 1890 ou début 1891 pour s'installer à Saint-Chamond au n° 72 de la rue de la République. Le recensement de 1891 prénomme le père (Jean) Joanny, peut-être son prénom d'usage (?). La place du prénom des deux Rose est distincte : Jeanne le porte en second, Louise en premier.

 

 

1906

recensement 1906 Nantas légendé
recensement de 1906, à Saint-Chamond

 

En 1906, la famille Nantas habite Saint-Chamond, au n° 83 de la rue de la République. Elle comprend le père, la mère et les cinq enfants. L'aîne des Rose porte ce prénom, la seconde celui de Louise.

 

 

1911

recensement 1911 Nantas
recensement de 1911, à Saint-Chamond

 

Le recensement de 1911 fait apparaître : le père (Jean, chef d'escrime, patron), la mère (Jeanne), les deux soeurs Rose (couturières), la petite soeur (Marie Léonie) et le petit dernier (Claudius Melchior). L'aîné, Victor, a quitté le domicile familial depuis son mariage le 27 octobre 1910 pour habiter avec ses beaux-parents au n° 30 de la rue du Pilat à Saint-Chamond.

 

recensement Thuriot et Nantas 1911
recensement 1911, 30 rue du Pilat, famille Thuriot et Jean (Victor) Nantas

 

 

1921

recensement 1921 Nantas
recensement de 1921

 

En 1921, apparaissent l'absence du père, décédé le 2 décembre 1918 et celle de Rose Louise, décédée le 6 novembre 1912. L'épouse devient donc "chef de ménage" et vit avec ses trois enfants : (Rose) Jeanne, Marie (Léonie) et (Claudius) Melchior. Il faut noter que (Rose) Jeanne reste célibataire alors qu'elle est désormais âgée de 34 ans.

 

 

1926

recensement 1926 Nantas
recensement de 1926

 

La situation, en 1926 est la même que cinq ans plus tôt. Jeanne, la mère, reçoit la distinction de "veuve" (Vve). Sa fille (Rose) Jeanne, 39 ans, n'est toujours pas mariée. Marie, âgée de 29 ans, n'est pas mariée non plus. Et (Claudius) Melchior se voit affublé du prénom de Marcel (probablement à la suite d'une négligence de l'enquêteur).

 

 

1931

recensement Nantas 1931
recensement de 1931

 

En 1931, la famille habite toujours au n° 83 rue de la République mais elle est réduite à la mère et ses deux filles.

 

 

1936

recensement Nantas 1936
recensement de 1936

 

En 1936, la situation est identique à celle de 1931. Nous savons que Jeanne Nantas, la mère, meurt à son domicile, le 9 mars 1939, âgée de 76 ans.

 

 

 

 

la tombe

 

tombe Nantas (1)
la tombe Nantas au cimetière de Saint-Chamond (photo : 26 octobre 2016)

 

tombe Nantas (2)
stèle de la tombe Nantas à Saint-Chamond (photo : 26 octobre 2016)

 

Les inscriptions portées sur la stèle comportent une erreur.

Il n'a pas existé de Maria Nantas, née en 1887. Soit la date de naissance est juste et alors il s'agirait de Rose Jeanne Nantas (l'aînée des Rose). Mais pourquoi une telle erreur de prénom ? Soit, la date est erronée et il s'agirait de Marie Léonie, prénomée Maria par usage, née en 1897.

Une autre remarque : Victor Nantas et Maria Nantas, décédés respectivement en 1948 et 1967, ne sont pas morts à Saint-Chamond (vérification effectuée auprès du service d'état civil de la mairie).

Angèle Gratalon (1901-1999) a épousé Victor Nantas le 25 novembre 1924 à Izieux.

L'abbé Henri Nantas (1912-1971) a été actif au sein de l'Avant-Garde de Saint-Étienne, association sportive catholique, dans les années 1940 ; il a été adjoint de l'abbé Coignet.

Le chanoine Marc Nantas (1930-2008) a été directeur spirituel à l'institution Saint-Gildas (Charlieu, Loire) de 1957 à 1962 (?). Il a aussi été curé de l'église de la Rédemption à Lyon, de 1994 à 1999. Ses obsèques ont eu lieu le mardi 25 mars 2008 à 10 heures, à la primatiale Saint Jean à Lyon.

 

Charlieu institution Saint-Gildas cpsm
institution Saint-Gildas, à Charlieu (Loire)

 

Pour l'instant, nous ignorons les liens de filiation d'Henri Nantas et de Marc Nantas avec la famille de Rose Nantas.

 

 

qui a écrit la carte ?

 

recto carte Rose octobre 1912
recto de la carte postale Rose

 

verso carte Rose octobre 1912
verso de la carte postale Rose, signée Maria

 

La signature de Maria portée sur le verso de la carte laisse penser qu'il s'agit de Marie Léonie Nantas, née en 1897 et petite soeur de Rose.

Le cachet de la Poste n'est pas complet mais la carte a été postée à 16 h 40 un 9 décembre à Saint-Chamond et enregistrée le 10 à Romans (cachet sur le verso). L'année - réduite à la dizaine et à l'unité - commence par un 0, c'est donc avant 1910. Marie (Maria) avait ainsi une dizaine d'années, un peu moins ou un peu plus, ce que confirme le graphisme hésitant.

 

cachet Poste sur carte Rose
cachet de la Poste (envoi) de la carte Rose : 9 décembre 0..

 

Et c'est elle qui mentionne Rose sur le recto, prouvant à son interlocutrice qu'il n'y a pas de doute sur le nom de famille puisqu'il s'agit de sa soeur.

 

 

et qui est la destinataire ?

 

Qui est Ida Mourat, la destinataire de la carte ? On a pu la retrouver grâce à l'adresse précise notée sur la carte : 4, place du Champ de Mars à Romans, dans la Drôme.

 

Ida Mourrat à Romans 1906
recensement de Romans en 1906 : au 4, place du Champ de Mars, la famille Mourrat (avec deux "r")

 

recensement 1901 Mourat
recensement de Romans en 1901 : au 5, place du Champ de Mars, la famille Mourat

 

Elle est la fille d'un professeur de musique, Émile Mourrat. Sa mère se prénomme Léonie. Ida est indiquée  "tailleuse" en 1901 et "sans profession" en 1906.

L'état civil nous informe qu'Ida Mourat est née le 2 août 1881 à Romans, mariée le 9 décembre 1915 avec André Therre à Romans également, et morte le 16 janvier 1979 à Bourg-de-Péage (Drôme).

 

acte naissance Ida Mourat 1881
acte de naissance de Ida Mourrat le 2 août 1881 à Romans

 

Pour l'instant malheureusement, tout cela ne nous renseigne pas sur les liens entre la famille Nantas et la famille Mourat.

 

 

alors, laquelle des deux Rose figure sur la carte postale ?

 

Lors des divers recensements, les prénoms des deux Rose (Jeanne et Louise) sont enregistrés sans continuité logique : les dénominations varient, tantôt l'une est appelée Rose, tantôt l'autre... Il n'est donc pas permis d'avoir une certitude sur celle des deux qui aurait porté par usage le prénom Rose distinctement de sa soeur.

Le fait, cependant, que la stèle tombale mentionne Rose pour celle morte en 1912 (donc la deuxième, Louise), me porte à croire qu'il s'agit bien de la jeune fille figurant sur la carte postale.

 

Michel Renard
professeur d'histoire

Michel retour lycée 3 oct 2012 (2) copie 2

 

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mardi 25 octobre 2016

l'église Saint-Pierre à Saint-Chamond

place Saint-Pierre avec religieuse

 

 

l'église Saint-Pierre à Saint-Chamond

repères historiques

 

L'actuelle église Saint-Pierre est le résultat de deux moments historiques d'édification :

  • la construction première, décidée en 1609 par Melchior Mitte de Chevrières et achevée en 1610 ;
  • la reconstruction du choeur et de l'autel en 1753-1754.

 

la première église Saint-Pierre (château)

Une église Saint-Pierre était située, au moins depuis le XIV siècle, à l'angle nord-est du château, sur la colline de Saint-Ennemond, coeur historique de la commune.

En 1563, le seigneur Christophe de Saint-Chamond, grand-père de Melchior Mitte de Chevrières, dut la faire abattre pour favoriser la mise en défense du château qui avait déjà subi plusieurs sièges lors des guerres de religion. 

 

Diapositive1

 

Saint-Pierre dépendait de la paroisse de Saint-Julien-en-Jarez et Notre-Dame relevait de la paroisse d'Izieux. La seule église paroissiale de Saint-Chamond était Saint-Ennemond.

 

la deuxième église Saint-Pierre

Le seigneur Christophe avait promis de faire reconstruire Saint-Pierre et avait laissé par testament une somme à cet effet. Les projets envisagés n'aboutirent pas car la ville commençait à s'étendre sur la rive droite du Gier, rendant difficile l'accès à la colline Saint-Ennemond, rive gauche de la rivière.

C'est le puissant seigneur Melchior Mitte de Chevrières (1586-1649), fils du baron Jacques de Chevrières et de Gabrielle de Saint-Chamond, qui exauça le voeu de son grand-père maternel, peu après la mort de son propre père en 1606.

 

Melchio Mitte de Chevrières portrait
Melchior Mitte de Chevrières, marquis de Saint-Chamond

 

La nouvelle église Saint-Pierre ne fut pas bâtie n'importe où. Il existait, plus anciennement, une chapelle consacrée à Sainte-Barbe fondée vers 1480, sur la rive droite du Gier.

L'historien Maurice de Boissieu écrit, en 1880 : "Cette chapelle Sainte-Barbe avait été fondée sur le territoire du prieuré de Saint-Julien, vers 1480, par Matthieu Palerne, marchand de Saint-Julien, avec l'autorisation de Jean d'Amanzé, chamarier [gestionnaire] du couvent de l'Ile-Barbe, commanditaire du prieuré de Saint-Julien et de Guillaume de Loncin, sacristain de ce prieuré" Maurice de Boissieu, (L'Église collégiale de Saint-Jean-Baptiste à Saint Chamond : son chapitre, ses reliques, 1880, p. 5).

Mais sa taille de cette chapelle ne suffisait plus à accueillir la paroissiens.

On utilisa le choeur de Sainte-Barbe et on éleva une grande nef avec deux rangées de chapelles latérales. La construction fut terminée en 1610 et le culte put s'y dérouler.

James Condamin écrit : "le nouvel édifice était totalement dépourvu de caractère architectural. Bâti dans le style banal que notre XVIIe siècle emprunta en partie à l'Italie, il ne se recommande guère à l'attention que par deux ou trois détails : le plafond, dont la charpente, assez gracieuse, plane majestueusement sur la nef dans le secours d'aucun pilier qui vienne le soutenir ; les  boiseries du choeur, que je crois postérieures à la date de construction de l'église, mais qui, tout inférieures qu'elles soient à celles de l'ancienne église de Notre-Dame, n'en restent pas moins un élégant et curieux spécimen de sculpture sur bois ; enfin les portes de la façade, deux oeuvres exquises, qui sont du pur Louis XIII, et qu'il faut d'autant plus signaler à l'attention qu'on semble moins en soupçonner le prix."

En note, James Condamin précise : "Ces deux portes datent seulement de 1655, époque de la reconstruction de la façade. Malgré leurs deux-cent trente-cinq ans, elles sont encore bien conservées. Mais, en vérité, pourquoi les a-t-on si indignement peinturlurées, il y a quelques mois..." (James Condamin, Histoire de Saint-Chamond..., p. 307-308).

Longtemps, l'église fut nommée Saint-Pierre et Sainte-Barbe car le décret d'union des deux cures, entériné par la transaction du 23 juillet 1609, donna lieu à des désaccords et des inexécutions jusqu'en 1699. Elle conserva même cette appellation jusqu'à la fin du XVIIIe siècle comm eon peut le vérifier sur les registres paroissiaux des années 1780.

 

baptème 6 août 1626
un baptème "en l'église Saint-Pierre et Sainte-Barbe", le 6 août 1626

 

En fait, la nouvelle église fut élevée à partir d'éléments composites : le choeur de la chapelle Sainte-Barbe, des matériaux nouveaux (nef et chapelles), des restes de l'ancienne église Saint-Pierre du château (portail et façade).

 

Diapositive1
étapes de la construction de l'église Saint-Pierre à Saint-Chamond © Michel Renard

 

James Condamin résume cela : "Une partie de la chapelle Sainte-Barbe fut conservée, pour la construction, et servit de choeur à la nouvelle église. On utilisa également quelques matériaux de l'ancienne église paroissiale, qu'on avait conservés, notamment les pierres du portail et les colonnes de la façade : toutefois, comme les colonnes avaient été rongées par le temps, on les retourna, en adossant au mur le côté usé. ingénieuse peut-être et économique, la combinaison n'était cependant pas heureuse de tout point. Nous verrons qu'il faudra, avant un demi-siècle (1655) reprendre cette façade par la base et la refaire de toutes pièces. Quant au clocher, il fut construit, selon toute apparence, vers 1645." (Histoire de Saint-Chamond..., p. 306).

 

la reconstruction du choeur en 1753-1754

Ce qui avait été conservé de l'ancienne chapelle Sainte-Barbe fut remplacé au cours de travaux pendant les années 1753 et 1754.

La bénédiction du nouveau choeur et du nouvel autel a laissé une trace écrite : dans le registre paroissial de 1754.

 

bénédiction choeur St-Pierre 1754
bénédiction du nouveau choeur de l'église Saint-Pierre, le 1er novembre 1754

 

transcription

L’an mil sept cent cinquante-quatre et le premier novembre, nous bachelier en théologie, curé de Saint-Paul-en-Jarez, et Farnay, son annexe, archiprêtre de Saint-Étienne, accompagné de messires Jayet, Badoux, prêtres vicaires de la paroisse de Saint-Pierre de Saint-Chamond ; de messires Fanget, Bourrin, Boissonnat, aussi prêtres de ladite paroisse ; de messires Estienne Draire, Chaland, clerc tonsuré, aussi de ladite paroisse ; de sieur Joseph Dugas, négociant de la ville de Saint-Chamond et marguiller de ladite paroisse ; avons béni le chœur et le grand autel de l’église paroissiale de Saint-Pierre de ladite ville, nouvellement construits et y avons célébré la sainte messe en présence des soussignés.

[le curé de Saint-Paul-en-Jarez était alors Jean Brachet]

 

 

Michel Renard
professeur d'histoire

 

place et église Saint-Pierre avec enfants
place et église Saint-Pierre, avant 1914

 

église Saint-Pierre cpa verticale
église Saint-Pierre, avant 1914

 

église Saint-Pierre vue intérieure cpa
vue intérieure de l'église Saint-Pierre à Saint-Chamond

 

 

sources

  • L'Église collégiale de Saint-Jean-Baptiste à Saint Chamond : son chapitre, ses reliques, Maurice de Boissieu, 1880.
  • Histoire de Saint-Chamond et de la seigneurie du Jarez, James Condamin, 1890.
  • Histoires de Saint-Chamond, Stéphane Bertholon, 1927.

 

 

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jeudi 25 août 2016

le château de Saint-Chamond, reconstitution 3D par Richard Bonnel

 3D Richard Bonnel (1)

 

 

le château de Saint-Chamond,

reconstitution 3D par Richard Bonnel

 

 

3D Richard Bonnel (1)

 

3D Richard Bonnel (2)

 

3D Richard Bonnel (3)

 

Magnifique reconstitution en graphisme 3D de l'ancien château des seigneurs de Saint-Chamond, par Richard Bonnel. On mesure mieux le volume impressionnant de l'édifice et de son emprise au sol.

 

Richard Bonnel
net caetera informatique

 

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vendredi 12 août 2016

place Ferréol

place Ferréol 12 août 2016 (3)

 

 

place Ferréol

 

 

plan actuel

 

place Ferréol plan
à l'intersection des rues de la République, Asile-Fournas, de la Charité et Benoît-Oriol
(sur ce plan, le tracé du cours souterrain du Gier n'est pas correct)

 

place Ferréol plan légendé
place Ferrréol, plan légendé

 

 

images anciennes

 

place Ferréol (1)
la place Ferréol peu après 1900 (archives municipales de Saint-Chamond)

 

place Ferréol cpa
place Ferréol avant 1914 ; l'édifice central a aujourd'hui disparu

 

place Ferréol cpa (1)
place Ferréol avant 1914

 

place Ferréol cpa (2)
place Ferréol avant 1914

 

place Ferréol cpa (3)
place Ferréol avant 1914

 

place Ferréol cpa (4)
place Ferréol avant 1914

 

place Ferréol (5)
place Ferréol avant 1914

 

place Ferréol (6)
place Ferréol avant 1914

 

place Ferréol (7)
place Ferréol avant 1914

 

place Ferréol (8)
place Ferréol avant 1914

 

Cet édifice abritait une école privée. En 1980, il s'agissait de l'école Sainte-Anne (commerce, comptabilité...) selon le témoignage de Fred Bellvue qui raconte que la surveillante, madame Delamare sonnait la fin de la récréation en agitant une cloche de sa main. La directrice était madame Roudon. Sous le porche, se trouvait la salle de sport.

 

 

photos récentes

 

place Ferréol 12 août 2016 (1)
place Ferréol, vendredi 12 août 2016 à 10 h 20

 

place Ferréol 12 août 2016 (2)
place Ferréol, vendredi 12 août 2016 à 10 h 20

 

place Ferréol 12 août 2016 (4)
place Ferréol, vendredi 12 août 2016 à 10 h 20 ; et le début de la rue Asile-Fournas

 

 

 

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samedi 21 mai 2016

ombrelles de lumière à Saint-Chamond

parapluies 21 mai 2016 (2)

 

 

ombrelles de lumière à Saint-Chamond

 

 

 

 

parapluies 21 mai 2016 (1)
rue de la République

 

parapluies 21 mai 2016 (2)
rue de la République

 

parapluies 21 mai 2016 (3)
rue de la République

 

parapluies 21 mai 2016 (4)
rue de la République

 

parapluies 21 mai 2016 (5)
rue de la République

 

parapluies 21 mai 2016 (6)
rue de la République

 

parapluies 21 mai 2016 (7)
rue de la République

 

parapluies 21 mai 2016 (8)
rue de la République

 

parapluies 21 mai 2016 (9)
rue de la République

 

parapluies 21 mai 2016 (10)
rue de la République

 

parapluies 21 mai 2016 (11)
rue de la République

 

parapluies 21 mai 2016 (12)
rue de la République

 

parapluies 21 mai 2016 (13)
rue de la République

 

parapluies 21 mai 2016 (14)
rue de la République

 

parapluies 21 mai 2016 (15)
rue de la République

 

parapluies 21 mai 2016 (16)
rue de la République

 

parapluies 21 mai 2016 (17)
rue Ventefol

 

parapluies 21 mai 2016 (18)
rue Ventefol

 

Michel Renard

 

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vendredi 20 mai 2016

quelques commerces de la ville de Saint-Chamond

parapluies 21 mai 2016 (6)

 

 

Quelques magasins de Saint-Chamond...

 

 

- ombrelles de lumière à Saint-Chamond, 21 mai 2016

- Bimba

- CaRam'Elle

- Tentation

- Men Attitude (vêtements), 3 rue Ventefol

 

 

Bimba 21 juillet (1)

 

 

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lundi 9 mai 2016

deux célébrités couramiaudes

 deux célébrités

 

 

deux célébrités couramiaudes :

Bancel et Barthélémy

 

 

deux célébrités

 

Au verso de cette ancienne carte postale, on trouve la légende suivante : "Deux célébrités couramiaudes : Bancel, roi des pisteurs ; Barthélémy, roi des siffleurs".

 

deux célébrités gros plan

 

Qui pouvaient bien être ces deux personnages ?

J'ai parcouru, une fois de plus, les 489 feuillets du recensement de 1911 et j'ai trouvé quatre familles portant l'un de ces deux noms.

À titre de forte probabilité, je ne retiens pas celui de Victor Barthélémy, né en 1856 et retraité en 1911. Ni celui de Pierre Bancel, né en 1842, rentier possédant un immeuble rue de la République.

Par contre, Louis Bancel, né en 1865, à Lamastre (Ardèche), tailleur d'habits, marié en mars 1892 à Saint-Chamond, pourrait figurer sur la photo.

Ainsi que Edmond Barthélémy, né en 1876 à Marseille, électricien et arrivé tardivement à Saint-Chamond entre 1903 et 1909.

Mais ce sont que des hypothèses. Rien ne permet d'affirmer leur proximité amicale.

Et rien ne dit ce que signifiaient les expressions "pisteur" et "siffleur". Allusion à la chasse au chat dans Saint-Chamond ?

 

Michel Renard

 

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samedi 30 avril 2016

Aciéries de la Marine, images d'une destruction (photos et vidéo)

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (27)

 

 

 

Aciéries de la Marine, images d'une destruction

photo-reportage du samedi 30 avril 2016 entre 9 h et 9 h 30

 

 

vidéo

Générations acier Saint Chamond

 

 

photos

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (2)
abord de la halle n° 6, rue Petin-Gaudet ; en réalité, il s'agit du fond du bâtiment

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (3)
le permis de démolir date du 12 février 2013

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (4)
entrée de la halle, détruite depuis quelques jours

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (5)
la halle vue de l'entrée : la toiture a disparu en grande partie

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (6)
convulsion métallique

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (7)
côté droit de la halle

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (8)
disgrâce

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (9)
des espaces qui ont perdu toute signification

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (10)
du métal pour détruire le métal

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (11)
côté droit de la halle

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (12)
le "B 15"...

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (13)
une vigie aveugle

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (14)
l'espace central de la halle n° 6

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (15)
côté droit de la halle ; au fond, l'entrée détruite

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (16)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (17)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (18)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (19)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (20)
poulie de levage

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (21)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (22)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (23)
l'espace central de la halle avec l'entrée détruite au dernier plan

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (24)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (25)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (26)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (27)
poulie de levage d'une capacité de 16 tonnes

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (28)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (29)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (30)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (31)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (32)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (33)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (34)
briques des murs intérieurs

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (35)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (36)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (37)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (38)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (44)
côté droit

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (45)
éclat du champ de bataille de la démolition

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (46)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (47)

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (48)
la face gauche de la halle, de l'entrée vers son fond rue Pétin-Gaudet

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (49)
halle n° 6, identifiée

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (50)
engin de démolition prêt à reprendre le travail

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (51)
les murs extérieurs encore debout

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (52)
la halle n° 6 le 30 avril 2016

 

Halle 6 samedi 30 avril 2016 (53)
fond de la halle

 

 

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jeudi 21 avril 2016

le théâtre municipal de Saint-Chamond (1835-1931)

théâtre municipal (3)

 

 

le théâtre municipal de Saint-Chamond

(1835-1931)

 

Sous la monarchie de Juillet, en 1835 (1), un marché couvert appelé "Halle" fut construit par la municipalité à Saint-Chamond. Il devint le Théâtre municipal qui exista pendant presqu'un siècle. En 1931, dans le cadre d'un réaménagement urbain, la municipalité dirigée par Antoine Pinay le fit abattre.

 

théâtre municipal (1)
le théâtre municipal de Saint-Chamond, place de la Halle au début du XXe siècle

 

théâtre municipal (2)
le théâtre municipal de Saint-Chamond, place de la Halle au début du XXe siècle

 

théâtre municipal (3)
le théâtre municipal de Saint-Chamond, place de la Halle au début du XXe siècle

 

théâtre municipal (4)
le théâtre municipal de Saint-Chamond, place de la Halle au début du XXe siècle

 

théâtre municipal (7)
le théâtre municipal de Saint-Chamond, place de la Halle au début du XXe siècle

 

place de la Halle gros plan
un coin de la place de la Halle, avant 1914

 

théâtre municipal (8)
le théâtre municipal de Saint-Chamond, place de la Halle au début du XXe siècle

 

L'ancien théâtre est le plus souvent représenté par sa façade vue de la place Saint-Pierre.

C'est un édifice de style classique en forme de temple à deux niveaux. Le premier est composé d'un portique à quatre colonnes et deux pilastres constituant un péristyle. L'étage comporte cinq grandes baies vitrées. Il est surmonté d'un entablement portant l'inscription "Théâtre municipal" et d'un fronton de style dorique percé d'un oculus. Le bâtiment principal est flanqué de deux galeries latérales à arcades en plein cintre.

 

théâtre architecture légendée

 

Une image permet de voir sa longueur et sa face arrière. C'est une vue générale de Saint-Chamond dans sa partie orientale. On y reconnaît la place Saint-Pierre et le côté nord du théâtre.

 

Grand'Grange et place Saint-Pierre vue générale - 1
Saint-Chamond, vue générale, avec le théâtre au centre et la Grand'Grange à gauche

 

théâtre municipal (5)
Saint-Chamond, vue générale, avec le théâtre au centre

 

théâtre municipal vu de dos légendé

 

Le livre de Stéphane Berthon, Histoires de Saint-Chamond (1927), cite longuement le témoignage de Martin Presbitero qui évoque le théâtre en septembre 1860 : "Le soir, il y eut un grand banquet dans la salle du théâtre de la Halle. On avait recouvert les bancs des premières par un plancher raccordé à la scène. La décoration était superbe. Assistaient à ce festin tous les chanteurs et musiciens du matin [fête de la Sainte-Cécile], et beaucoup d'invités. La plupart des sommités de Saint-Chamond y étaient (...)" (p. 173).

En attente de recherches plus détaillées, il ne semble pas que le théâtre de la Halle ait été le lieu de représentations d'art dramatique.

Michel Renard
professeur d'histoire

 

1 - La date de 1835 est fournie par Éric Perrin. James Condamin écrit, en 1890 : "C'est pendant le second quart du XIXe siècle qu'on a construit sur l'emplacement de l'ancienne grenette, la Halle ou marché couvert...". Dans l'ouvrage, de Stéphane Bertholon, Histoires de Saint-Chamond (1927, p. 133), on trouve la date de 1849 (?). À vérifier.

 

 

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