lundi 10 juillet 2006

Antoine Pinay (1891-1994)

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maire de Saint-Chamond de 1929 à 1977

 

Antoine Pinay, 1891-1994


Dans l'Assemblée élues en 1951, avec une coupure droite-gauche qui tend à se rétablir, et une certaine supériorité à l'intérieur de la "troisième force", deux gouvernements émergèrent de l'instabilité chronique, celui d'Antoine Pinay et celui de Pierre Mendès-France.

Quant à l'évolution historique, elle s'achemine, dans ses grandes lignes, vers la prospérité économique, mais aussi la défaite en Indochine, l'ébranlement généralisé de l'empire colonial, et enfin vers la crise de conscience nationale de la C.E.D. Complexe faisceau ! après deux gouvernements éphémères, de Pleven puis d'Edgar Faure, c'est un modéré, Pinay, qui accède au pouvoir en 1952.

Antoine Pinay était né dans une petite ville de la Loire en 1891, fils d'un industriel de la chapellerie, à qui il se préparait à succéder. En fait, c'est son beau-père, également patron d'une entreprise moyenne (une centaine d'ouvriers), mais de tannerie, à Saint-Chamond, qu'il fut amené à remplacer après 1920.

Dans l'intervalle, il avait pris part à la guerre de 1914, brièvement mais courageusement, rescapé avec une grave blessure au bras et une flatteuse décoration. Sa famille et son éducation catholique le marquaient d'un rigoureux conservatisme provincial, avec cette forte culture du devoir social et du devoir civique que le centre-droit et le centre-gauche avaient de plus en plus consciemment en commun.

Patron compétent, au paternalisme efficace, il devient très vite le plus populaire et le plus honoré des notables de sa petite ville, et, malgré une modestie non feinte, il finit par en recevoir tous les honneurs : maire en 1929, conseiller général en 1934, député en 1936, sénateur en 1938.

En 1936, son élection de député avait fait barrage au candidat du Front populaire, un communiste. Pinay, quoique officiellement "clérical", avait été en fait sollicité et poussé en avant par le ministre de l'Intérieur Albert Sarraut, officiellement radical, lui, mais surtout anticommuniste. Même Édouard Herriot, en principe plus à gauche que Sarraut, tint toujours Pinay pour un de ses proches.

En 1940, Pinay a voté les pleins pouvoirs à Pétain, et Vichy l'a maintenu à sa mairie de Saint-Chamond. L'idéologie conservatrice et religieuse officielle de la Révolution nationale lui était naturellement proche, et son caractère le portait à penser que le devoir social consistait à rester parmi les siens pour les aider du haut de ses positions coutumières de maire et de chef d'entreprise. Cette apparence de collaboration lui valut en 1941 de figurer sur une première liste de membres proposés pour le Conseil national de Vichy. Il ne figura plus pourtant dans les suivantes, s'étant tenu à l'écart du pouvoir, et ayant fini par rendre de réels services à des persécutés et à des résistants.

Aussi la libération le vit-elle, comme bien d'autres, sanctionné dans un premier temps (il perdit sa mairie), puis promptement réhabilité et rendu à l'éligibilité. Il devait alors retrouver aisément ses sièges et ses mandats. Néanmoins, sous la IVe République, un homme qui était un notable catholique, un patron et un ancien vichyssois ne pouvait qu'être classé maintenant tout à fait à droite. Les communistes voient en lui le symbole deux fois détestable du pétainisme et du capital Il n'est pas sûr que leurs imprécations, démesurées comme elles l'étaient alors, aient desservi le député de la Loire, que le président Auriol, par exemple, prenait au sérieux et même estimait.

Pinay_Paris_MatchEn mars 1952, Antoine Pinay n'est pourtant pas encore un leader de premier plan ; il vient tout juste de faire ses premières armes ministérielles en 1951 dans les formations éphémères de Pleven puis d'Edgar Faure, mais jamais encore n'a été pressenti pour l'hôtel Matignon. Or voici qu'il obtient une majorité, sur la promesse d'un programme technique de lutte contre l'inflation par l'orthodoxie libérale : rigueur budgétaire et fiscale, emprunt, et appel à la confiance des épargnants. L'important surtout est que cette politique ait réussi parce que son appel à une sorte de tradition poincariste avait, si l'on ose dire, passé la rampe.

Effet propre de ces recettes, en heureuse concordance avec le renversement à la baisse du cours mondial des matières premières. Mais aussi vertu de ce qu'on appellerait aujourd'hui une "image", celle du politicien pas comme les autres. Taille moyenne, visage avenant mais plutôt grave avec la moustache courte à l'ancienne mode, costume strict, sans autre signe particulier qu'un inséparable petit chapeau rond en feutre ; et, au moral, toutes les présomptions de réalisme social et sensé que comportent la réussite dans l'économie locale, dans la gestion municipale, ainsi que la préférence donnée aux dossiers sur les discours.

Les socialistes ont refusé de s'associer à cette gestion trop classiquement libérale, c'est-à-dire, en principe, non sociale. Pinay cependant réussit à surmonter la crise financière en évitant toute dévaluation et tout impôt nouveau, grâce à des économies budgétaires et grâce à la confiance des possédants, séduits par une amnistie fiscale et par un emprunt indexé sur l'or et exonéré d'impôt. La crise, qui était pour une part conjoncturelle, s'achève et l'économie (mondiale) s'envole vers l'expansion. Ce sont déjà les premières des "trente glorieuses" (années) ainsi baptisées rétrospectivement par Jean Fourastié. L'euphorie économique etPinay_t_l_phone "l'image" de notable provincial traditionnel et rassurant donnent à Pinay une popularité supérieure à celle de tous ses prédécesseurs.

Contre le P.C., dont l'activisme révolutionnaire a frôlé l'émeute dans l'énorme journée de manifestations dures du 28 mai 1952 ("Ridgway la Peste"), son gouvernement mène une répression énergique et fait engager des poursuites pour complot (Jacques Duclos est même quelques jours emprisonné, affaire dite "des pigeons"). Contre le R.P.F., le coup est plus subtil. L'énergie conservatrice du président du Conseil séduit un certain nombre de députés élus sur les listes R.P.F., mais qui étaient plus hommes de droite que gaullistes ; ceux-ci votent un beau jour pour Pinay et entrent dans sa majorité ("dans le système", dit de Gaulle amer et les accusant aussi d'être "allés à la soupe"). Les purs demeurent dans un groupe R.P.F. réduit et moins important. Pour eux, comme pour le Général, ce revers marque le début de la "traversée du désert".

Pinay, cependant, ne fait pas de miracles partout. Il ne peut empêcher que l'armée piétine en Indochine sans pouvoir battre les maquisards, perdant même l'initiative. C'est le Viet-nam qui progresse vers le Laos, ce qui donna bientôt à l'état-major français l'idée d'aller fortifier Diên Biên Phu. Et les mouvements nationalistes, encore mal perceptibles en Algérie, lèvent la tête au Maroc et en Tunisie - au Maroc, autour du Sultan, en Tunisie, dans les maquis.

Maurice Augulhon, La République. 1932 à nos jours,
Hachette-Pluriel, 1992, p. 252-256.




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Antoine Pinay, surnommé "le sage de Saint-Chamond", ici en 1983


Antoine Pinay est décédé le 13 décembre 1994

 

 

 

 


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liens :

- biographie sur le site de l'Asemblée nationale

- Antoine Pinay, sénateur (1938-1941)

- vidéos de l'Ina, consacrées à Antoine Pinay

- FR3 Rhône-Alpes : vidéo du 13 décembre 2014

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Christiane Rambaud,
Pinay, Perrin, 1990.

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Paris Match, no 162 du 19 avril 1952

 

 

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mardi 4 juillet 2006

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lundi 3 juillet 2006

un petit tour à Saint-Chamond au matin du 3 juillet 2006

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jardin de l'Hôtel de ville



un petit tour à Saint-Chamond

au matin du 3 juillet 2006


Il est vrai que l'heure n'était pas la meilleure, entre dix heures trente et onze heures. Déjà trop de lumière verticale. Les ombres sont écrasées, les contrastes trop exprimés. Mais l'occasion se présentait de faire quelques clichés. Images d'un été accablant de chaleur.



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jardin de l'Hôtel de ville


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jardin de l'Hôtel de ville : le kiosque


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cloître du couvent des Minimes (1628)
dans lequel la mairie s'installa définitivement en 1879


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cloître de l'ancien couvent des Minimes (1628)
qui sert de cour intérieure à la mairie


Les Minimes (fratres minimi) sont un ordre religieux fondé par l'italien Saint François de Paule (1416-1507) en 1474 ; le nomMurillo___Saint_Francois_de_Paule de ces religieux évoque leur côté humble et leur souhait de se rapprocher des plus démunis ; ils se considéraient encore plus mendiants que les frères mineurs, les Franciscains dont leur fondateur était issu.





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cloître de l'ancien couvent des Minimes (1628)

aujourd'hui bâtiment de la mairie


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cloître de l'ancien couvent des Minimes (1628)

la cour sert aux manifestations et spectacles


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façade centrale de la mairie,

inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1965
(le public accède à la mairie par la façade latérale)


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jardin de l'Hôtel de ville


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jardin de l'Hôtel de ville : monument Sadi Carnot


carnotFrançois Marie Sadi Carnot, né en 1837, polytechnicien, ingénieur des Ponts et Chaussées, élu républicain de la Côte d'Or (1871), ministre des Finances (1885), petit-fils du "grand Carnot", organisateur de la victoire en 1793 sous la Révolution française, fut élu président de la République pour 7 ans en décembre 1887 (par le Congrès : Assemblée nationale et Sénat réunis à Versailles). Sa désignation par les républicains permettait d'évincer Jules Ferry dont on craignait que l'élection ne déclenche une émeute des partisans du général Boulanger. Le mandat de Sadi Carnot fut marqué par la crise boulangiste, les attentats anarchistes et le scandale de Panama. Le 24 juin 1894, Sadi Carnot est assassiné à Lyon par l'anarchiste italien Santo Jéronimo Caserio après avoir refusé la grâce de l'anarchiste Vaillant qui avait lancé une bombe à la Chambre le 8013_sadi_carnot décembre 1893 et avait été guillotiné le 3 février 1894 (Caserio fut guillotiné à son tour le 15 août 1894). L'émotion suscitée par la mort de Sadi Carnot fut la source de nombreuses commémorations et édifications monumentales à la mémoire du défunt. Il en a été ainsi à Saint-Chamond par décision du Conseil municipal.

Son troisième prénom, Sadi, viendrait du persan Saadi (Moslith Eddin né à Schiraz en 1184, mort en décembre 1291) personnage que Lazare Carnot admirait beaucoup pour son oeuvre littéraire (ses poèmes en particulier) et sa doctrine philosophique
(cf. site de Marius Autran)


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monument Sadi Carnot (probablement avant 1914)



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monument du président Sadi Carnot à Dijon, par Paul Gasq




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monument Sadi Carnot, inscription latérale


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monument Sadi Carnot


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monument Sadi Carnot


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jardin de l'Hôtel de ville


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rue Dugas-Montbel


Jean Baptiste Dugas-Montbel est né à Saint-Chamond en 1776 dans la rue qui, depuis 1838, porte son nom. dugas_montbel_busteIl est mort en 1834. Dugas-Montbel est issu d'une vieille famille rubanière anoblie à la fin du XVIIIe siècle. Orphelin de mère, il est placé chez les Oratoriens de Lyon. Il y fait des études médiocres. Il revient au commerce familial. Après son service durant la Révolution, il s'intéresse à la littérature. En 1799, le décès de son père l'associe à son frère à la direction de la Maison Dugas. Il hérite du domaine de Montbel (Saint-Genest-Malifaux). Les impératifs commerciaux l'entraînent  à Paris. Ses relations avec le milieu des lettres ne cessent de croître. Il quitta les affaires à 30 ans, pour se livrer aux lettres et à l'étude de l'antiquité. On lui doit : une traduction complète d'Homère en prose française : l'Iliade parut en 1815, l'Odyssée et les autres œuvres en 1818. Cette traduction très estimée au XIXe siècle, a été publiée de nouveau, accompagnée du texte grec, d'un précieux commentaire et de l'Histoire des poésies homériques, de 1828 à 1833, en 9 vol. in-8. Elle ouvrit à Dugas-Montbel en 1830 les portes de l'Académie des inscriptions.

Il fut élu en 1830  député du Rhône, reçut la Légion d'Honneur en 1833 avant de s'éteindre l'année suivante, en 1834, à Paris, il est enterré au cimetière du Père Lachaise. Il avait  légué par testament en 1832 à sa ville natale, Saint Chamond, son érudite  bibliothèque comprenant 5000 volumes, ainsi que 8 000 francs pour l'entretien des livres.

M. Dugas Montbel vouait une affection profonde à son pays natal et, plusieurs fois, il avait manifesté le désir de lui léguer la collection de livres qui avait été l'œuvre de sa vie. Mais, en l'absence de structures d'accueil et de fonctionnement, la mort dans l'âme, il paraissait se résigner à la donner à la ville de Lyon. F. Coignet (un de ses amis intime qui devint suite à son intervention secrétaire de la mairie de Saint Chamond) prit les choses en mains, il découvrit dans les bâtiments de la mairie de saint Chamond, une vieille collection de livres classiques pouvant servir d'embryon à une bibliothèque. Le sous préfet, le conseil municipal (M. Ardaillon étant maire) donnèrent leur accord : la bibliothèque était fondée et F. Coignet ajouta à son titre de secrétaire celui de bibliothécaire. M. Dugas Montbel, informé par son ami, vint visiter le local prévu pour abriter son legs. Il fut satisfait et, en 1832, il rédigea son testament : les 5 000 volumes de sa remarquable collection plus 8 000 F pour l'entretien des livres furent donnés à la ville de Saint-Chamond. Tout ceci, grâce aux démarches et au zèle infatigable de F. Coignet. Il légua aussi 10 00 francs pour créer le premier fonds d'une Caisse d'Épargne. (source)

Dugas-Montbel et l'industrie de la soie en 1832



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la gare de Saint-Chamond


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la gare de Saint-Chamond


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devant la gare de Saint-Chamond


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de la rue Marc Seguin, vue sur l'impasse Lamartine


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rue Lamartine, descendant vers la rue Victor Hugo


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le long de la voie ferrée, rue Marc Seguin


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le carrefour du square des Palermes


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au bas de la rue Saint-Exupéry


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rue de la Brosse, descendant vers la rue Benoit Oriol


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rue Victor Hugo


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rue Victor Hugo, château du Jarez


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anciennes maisons bourgeoises de la rue Victor Hugo


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rue Victor Hugo, pelouses du château du Jarez


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massif de fleurs à l'entrée du château du Jarez


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grille d'entrée du château du Jarez


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hôpital des pays du Gier, rue Victor Hugo


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centre financier (les impôts)


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rue Dugas-Montbel et l'hôpital


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à l'angle de la rue Victor Hugo et la rue Richard Chambovet,
la Caisse d'Épargne


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Richard Chambovet
L'Écho de la Fabrique, journal des chefs d'ateliers et des ouvriers en soie, écrivait à la date du 15 janvier 1832 : "M. Richard Chambovet est le premier qui ait eu l'idée d'introduire dans ce pays, la fabrication des lacets, branche d'industrie qui depuis a pris une extension telle, que nous sommes en possession de fournir à la consommation d'une grande partie du globe". (source)


les articles de la maison Touilleux-Chavalier,
à Saint-Chamond :
fabrique de tresses, lacets, galons



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la Poste, rue Victor Hugo (face à la Caisse d'Épargne)


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le groupe scolaire Lamartine
et le monument aux morts pour la France


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avenue de la Libération ; au fond, l'église Notre-Dame


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la maison des artistes


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la crèche


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samedi 1 juillet 2006

Saint-Chamond : bouchez-vous les oreilles...!!

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pour plus d'informations, cliquer sur le lien ci-dessous :

nuisances de l'aéroclub de Saint-Chamond


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Juste au-dessus de la ville...


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...est-ce normal...?


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La Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC)...


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a-t-elle autorisé un tel plan de vol...


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au détriment de la tranquillité de milliers d'habitants...?


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Le survol des zones urbaines...


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n'est-il pas l'objet de protections...


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contre les nuisances sonores...


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de l'aviation légère...?



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Attention...

habitants survolés = citoyens survoltés...!!


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