lundi 14 juillet 2014

14 juillet, fête nationale

14 juillet 2014 Str-Cham

 

 fêter le 14 juillet, mais lequel ?

 

C'est par une loi promulguée le 6 juillet 1880 que le "14-Juillet" fut décrété fête nationale dans France. Nous devons cela à la Troisième République.

Il y eut un débat sur la question de savoir quel 14-Juillet devait être célébré, celui de 1789 ou celui de 1790 ? Les deux avaient leurs partisans et leur symbolique. Finalement, on opta plutôt pour celui de la Fête de la Fédération, le 14 juillet 1790.

L'historien Henri Martin, rapporteur de la loi au Sénat déclara notamment :

"Mais, à ceux de nos collègues que des souvenirs tragiques feraient hésiter, rappelons que le 14 juillet 1789, ce 14 juillet qui vit prendre la Bastille, fut suivi d’un autre 14 juillet, celui de 1790, qui consacra le premier par l’adhésion de la France entière, d’après l’initiative de Bordeaux et de la Bretagne.

Cette seconde journée du 14 juillet, qui n’a coûté ni une goutte de sang ni une larme, cette journée de la Grande Fédération, nous espérons qu’aucun de vous ne refusera de se joindre à nous pour la renouveler et la perpétuer, comme le symbole de l’union fraternelle de toutes les parties de la France et de tous les citoyens français dans la liberté et l’égalité. Le 14 juillet 1790 est le plus beau jour de l’histoire de France, et peut-être de toute l’histoire.

C’est en ce jour qu’a été enfin accomplie l’unité nationale, préparée par les efforts de tant de générations et de tant de grands hommes, auxquels la postérité garde un souvenir reconnaissant. Fédération, ce jour-là, a signifié unité volontaire."

Michel Renard

14 juillet 2014 Str-Cham
à Saint-Chamond, un Français patriote, fidèle à la Fête de la Fédération de 1790

 

__________________________

 

le 14 juillet 1790

 

Fête Fédération 1790

 

contexte

La genèse de la fête

Il s’agit de la fête la plus célèbre de la Révolution française. Fête emblématique, au point qu’aujourd’hui encore notre fête nationale réunit en elle deux adversaires : la prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, et la Fédération du 14 juillet 1790. L’intention primitive de la fête n’était pourtant pas celle d’une célébration unanime.

L’idée était née en province, dans cet hiver 1790 où les alliances défensives, hantées par les souvenirs de la Grande Peur, n’avaient cessé de se nouer entre les gardes nationales et l’armée tout entière. Des fêtes locales et toutes militaires scellaient ces pactes. Paris s’inquiète alors de l’agitation qui risque de gagner les troupes régulières et choisit de la contrôler en convoquant dans la capitale, pour le 14 juillet, les députations provinciales.

Mais le caractère conservateur d’une fête destinée à garantir l’ordre est vite débordé par l’enthousiasme collectif d’où la Fédération tire son prestige légendaire.

 

analyse

La procession du Champ-de-Mars

Monnet et Hellman ont souhaité rendre le caractère grandiose de la scène La gravure représente le Champ-de-Mars creusé en forme d’ellipse, tel qu’on pouvait le contempler de la loge qui abritait l’Assemblée nationale. La vue s’étend au nord vers les collines de Passy et vers l’arc de triomphe dessiné par Cellerier.

Au centre, on aperçoit l’autel de la patrie, volontairement privé de dais, pour ne pas séparer l’Etre suprême de ses adorateurs. On croit y distinguer les robes blanches des prêtres – ils étaient 300 –, mais cette incertitude même traduit un des caractères de la fête : l’immense lieu théâtral du Champ-de-Mars ne permettait pas aux spectateurs de bien suivre ce qui se passait sur l’autel de la patrie.

Les graveurs ont soigneusement distingué le défilé des troupes régulières – 50 000 hommes avec leurs drapeaux – et celui des gardes départementales, reconnaissables à leurs 83 bannières de taffetas blanc, ornées de feuilles de chêne et portant au centre le nom du département. Dans le rendu minutieux de l’événement, seul le ciel a fait l’objet d’un traitement approximatif : Monnet et Hellman n’ont voulu retenir ni les nuages noirs ni la pluie qui avait continûment noyé le cortège.

La scène est saisie au moment de la prononciation du serment, saluée par les canons dont on voit la fumée derrière l’arc de triomphe et par la forêt des bras levés. Un premier plan permet aux graveurs de corriger l’aspect officiel, ordonné, militaire et masculin du cortège : amoureux enlacés, grandes sœurs qui enseignent à leur petit frère le geste du serment, femmes enfin (elles n’avaient pas obtenu du Comité de Constitution le droit de figurer dans le cortège), panier au bras. À cette gracieuse guirlande de premier plan est confiée toute la spontanéité de la fête.

 

interprétation

L’histoire et la légende

L’œuvre, en dépit de son caractère appliqué, restitue ce qui a fait la fortune historiographique de la fête de la Fédération : d’abord le spectacle grandiose du cirque, installé dans ce Champ-de-Mars où Michelet a vu le vrai legs de la Révolution à l’urbanisme parisien.

Puis l’unanimité, au moins rêvée : pas un aristocrate indigné ou simplement boudeur parmi les participants. Enfin la simultanéité des serments, article si indispensable à la liesse qu’il fallut le prononcer «à l’heure de midi, de concert et au même instant par tous les habitants et dans toutes les partis du royaume». Immensité, unanimité, simultanéité : ce sont bien là les traits qui, malgré la monotonie de cette interminable procession trempée, ont marqué durablement l’imaginaire de la Fédération.

Mona Ozouf, historienne
(source)

 

- retour à l'accueil

Posté par michelrenard à 10:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


mardi 8 juillet 2014

sac de sable de plus d'une tonne...!

camion sacs de sable 8 juillet 2014 ST-Cham2

 

sacs de sable... mais pas de plage

 

camion sacs de sable 8 juillet 2014 ST-Cham
place Saint-Pierre, le mardi 8 juillet à 13 heures 14 (Saint-Chamond)

 

Pas de plage à Saint-Chamond. Le seul sable est à l'usage des constructions. Ici, quatre sacs de 1,2 tonne chacun...!

 

- retour à l'accueil

Posté par michelrenard à 12:14 - - Commentaires [0] - Permalien [#]