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dimanche 26 avril 2009,

sauver l'église Notre-Dame en

votant "OUI"


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Le Progrès, 18 avril 2009



du sens des responsabilités

en politique

À quelques jours de la "consultation populaire" organisée par la municipalité de M.-Kizirian, on peut témoigner de l'intérêt d'une bonne partie des habitants, y compris des jeunes, pour le patrimoine de leur commune qu'ils sentent menacé par ce curieux référendum. Cela semble indiquer une tendance favorable à la poursuite des travaux de rénovation de l'église Notre-Dame.

Si un tel résultat devait se dégager des urnes le 26 avril, il faudrait en rendre grâce - c'est le cas de le dire...! - à l'activité du Comité de sauvegarde de l'église Notre-Dame. Ce sont ses tracts, ses réunions, ses initiatives, ses contacts avec la presse, son énergie militante bénévole, qui ont attiré l'attention sur cette échéance.

carences de responsabilité

En ces temps où le vocable de citoyen, adjectivé à toutes les sauces, est répandu à tort et à travers, on peut légitimement l'utiliser pour qualifier l'engagement de ce Comité et de ses adhérents. Et en constater la carence chez plusieurs acteurs de la vie politique et religieuse locale :

- la municipalité s'est servi de "la démocratie" ("laissons choisir la population") comme alibi pour ne pas prendre position sur un dossier majeur de l'avenir du patrimoine local. Or, il faut rappeler que la tradition républicaine, comme la vertu civique en politique, consiste à faire des choix et à assumer des convictions. La majorité de M. Kizirian a fait défaut sur ce point. À quoi sert d'élire des responsables s'ils ne se sentent pas obligés par leur charge ?
Il faut exempter de ce reproche M. Lassablière, conseiller général de la Loire, canton de Saint-Chamond sud, qui a annoncé son choix pour le "oui" il y a longtemps.

- une partie de la droite locale - les partisans de MM. Rochebloine et Mandon - ne s'est prononcée qu'au dernier moment après un attentisme qui fait peu de cas du sens des responsabilités. Quelle catégorie d'électeurs craignait-elle donc de froisser en se prononçant plus tôt ?

- le diocèse n'a pas su endosser l'héritage d'un passé patrimonial auquel est attaché la population par-delà ses convictions religieuses. Son option pour une destruction de l'édifice et la construction, à la place, d'un bâtiment sans âme n'est pas très fidèle aux efforts consentis par ses devanciers pour élever cette église.

Le sort de l'intérêt public, le dévouement à la cité et à son histoire, auraient dû susciter des engagements plus sincères.

Si la politique veut conserver quelque noblesse, elle doit se conjuguer avec l'aptitude à remplir ses devoirs (choix, convictions) et à accepter les conséquences de sa prétention au pouvoir (décider quand on est élu pour le faire).

Peu s'en sont montrés capables dans ce dossier de l'église Notre-Dame de Saint-Chamond. Une seule campagne politique a été vraiment menée. Celle du Comité de Sauvegarde. Il sera le seul à remercier si un vote en faveur du "oui" se manifeste le dimanche 16 avril au soir.

Michel Renard


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