dimanche 30 juillet 2006

la bibliothèque sauvée du feu

la bibliothèque sauvée du feu, en 1985




Bib_Saint_Chamond_1986__1_
la Tribune-le Progrès, 25 juillet 2006




Bib_Saint_Chamond_1986__2_



- retour à l'accueil

Posté par michelrenard à 15:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


samedi 29 juillet 2006

Notes d'histoire locale (MM. Vincent et Gourbière, instituteurs)

place_dorian_cpa
place Dorian (carte postale ancienne)

 

Notes d'histoire locale

Saint-Chamond*

MM. Vincent et Gourbière, instituteurs

 

En 1970-71, au cours de réunions dont M. Paya, inspecteur départemental de l'Éducation nationale, avait pris l'initiative, un goupe d'instituteurs saint-chamonais avait décidé de rassembler les notes d'histoire locale que chacun pouvait détenir.
Cela a donné ce "cahier" qui regroupe, tels quels, les documents fournis. Rien n'a été changé de ce que chacun a apporté - ce qui explique certaines redites.
Tout ce travail, sans prétention, peut être enrichi, rectifié, étoffé par tous ceux qui le voudraient bien. MM. Vincent et Gourbière, instituteurs à l'école Lamartine, veulent bien recevoir ce que d'aucuns voudraient leur envoyer.
Il pourrait être envisagé un complément à ce cahier. Les classes-promenades, notamment pourraient être améliorées.

***

Cette brochure a été tirée par les services de la Mairie de Saint-Chamond.

 

* Ce fascicule n'est pas daté, mais a dû être édité en 1992. Il est aujourd'hui disponible à la Bibliothèque de Saint-Chamond (Médiathèque Louise Labé) sous le titre L'histoire de Saint-Chamond (D FL HIS ST-CHAM). Les liens proposés vers d'autres sites ainsi que les illustrations ont été ajoutés par moi.

Michel Renard, juillet 2006




Saint-Chamond et l'histoire

MM. Vincent et Gourbière, instituteurs

 

Au temps des Gaulois

Il devait y avoir un petit village sur la colline Saint-Ennemond. On y célébrait le culte druidique. La tribu533px_Peuples_gaulois gauloise qui habitait notre région était celle des Ségusiaves.

Izieux, avant la conquête romaine, appartenait à la Ségusiavie. Les Romains donnent le nom de "Iziacus" (de Iais) - Isiacum - Izieu - Izieux.

gaulois_dessin1SegusiavesBadoit










 

Dans la Gaule romaine

Les Romains construisent l'aqueduc du Gier, long de 70 km, pour amener l'eau du Pilat à Lugdunum (Lyon).

(autres liens : l'aqueduc romain du Gier - l'aqueduc romain du Gier, par Francis Cahuzac)

miniaqueducsar69chaponost2












D'après la tradition, au VIIe siècle, Saint-Ennemond, évêque de Lyon, fait élever une chapelle sur la colline. Le petit village s'appelle alors Saint-Ennemond. Plus tard, Saint-Ennemond devient Saint-Annemond, Sanchemont et, enfin, Saint-Chamond.

 

partage_verdun

Au partage de Verdun, en 843, notre ville ne fait pas partie de la France (traité de Verdun : carte). Elle fait partie de la Lotharingie. C'est à partir de 1313, sous Philippe-le-Bel, que Saint-Chamond fait partie de la France.

phil_bel







Philippe le Bel (1285-1314)

 

Au Moyen Âge - En 1173, le comte de Forez devient le suzerain du seigneur de Saint-Chamond : le seigneur de Saint-Chamond est le vassal du comte du Forez.

Saint-Chamond appartient aux comtes de Lyon jusqu'en 1170. L'un d'eux, Guy II, fait donation de la seigneurie de Saint-Chamond à son neveu Briand de Lavieu qui possède un château près de Montbrison, le Godefroi_titrechâteau majeur de Saint-Annemond et le château de Doulx, au confluent du Gier et du Janon. Briand de Lavieu vend sa seigneurie en 1185 à Gaudemar Ier de Jarez qui prend part à la 4e Croisade.

Au XIIe siècle, le château fort adossé à la colline Saint-Ennemond, assis sur le roc dominait la ville. Saint-Chamond devient une ville libre encharte_villeneuve_sur_lot 1224. Guy Ier rendit libre la ville de Sanchemont. Il signe la charte de franchises, le 11 novembre 1224.

 

 

 

Pendant la guerre de Cent Ans  - Les seigneurs de Saint-Chamond combattent pour le roi de France contre les Anglais. Jean II de Saint-Chamond assiste à la cérémonie du lenepveu3sacre de Charles VII à Reims, aux côtés de Jeanne d'Arc.

En 1359, les Anglais incendient l'abbaye de Valbenoîte (Saint-Étienne) et Montbrison. En 1362, les grandes Compagnies ravagent tout, de Montbrison à Rive-de-Gier.

Pendant toute cette guerre, la population de notre région vit dans la terreur des Anglais et la crainte des brigands.

 

Pendant les guerres de Religion  - Christophe de Saint-Chamond est surtout guerrier. Après avoir guerroyé en Italie, il participe activement aux guerres de Religion. Son acharnement contre les protestants l'a fait surnommer "le fléau des Huguenots". Il refuse de prêter ses chiens de chasse à Henri de Navarre, retenu à Saint-Étienne par la maladie de Coligny, mais lui envoie unannonay_vieilles_maisons panier de cerises de son jardin.
En 1562, Annonay est pillée par les "Papistes" (catholiques). Montbrison est pillée par les Huguenots. Pendant que Christophe de Saint-Chamond combat à Lyon, le baron des Adrets attaque Saint-Chamond. Il brûle l'église Notre-Dame de Pontcharra sur le Gier (la charte des Franchises est détruite), saccage l'église Saint-Ennemond. Christophe se venge en saccageant de nouveau Annonay. Une grande bataille a lieu au Bessat entre catholiques et protestants.
En 1563, troisième siège d'Annonay. Christophe utilise deux canons prêtés par le seigneur de Vienne, son cousin.
En 1567, à Lyon, Christophe combat contre son frère, Jean de Saint-Chamond devenu chef d'une troupe protestante. Jean de Saint-Chamond incendie, en partie, la cathédrale Saint-Maurice de Vienne.

Après la Renaissance
Melchior Mitte de Chevrières (1586-1649) "est, dit l'histoire, le plus illustre seigneur que connut Saint-Chamond" : marquis de Saint-Chamond, premier baron du Lyonnais et de Savoie, lieutenant général des Armées du melchior_mitteRoi, ambassadeur de France.
Il fit faire ses premières armées à Turenne. Il avait fait une partie de ses études en Italie.

Du temps de Melchior, il reste :
- l'église Saint-Pierre (1609), sur le modèle des églises de la Renaissance italienne (plafond à caissons, colonnes).
- les ruines de la Collégiale (1634), restes du choeur creusé dans le roc, une belle ouverture en ogive.
- la Maison des Chanoines, avec sa galerie à colonnettes.
- les grandes écuries du château : la Grand'Grange.
- le couvent des Minimes (1622-1633) ; hôtel de ville construit sur l'ordre de Gabrielle de Gadagne, en souvenir de son fils Jean-François, tué à 19 ans, en 1521, au siège de Montauban.
- la place Marquise (place de la Liberté).
- la rue du Rivage.

En 1610, Melchior Mitte, est fait marquis par Marie de Médicis.

 

Au temps de Louis XIV et de Louis XVhoteldieu

Construction de l'Hôel Dieu :
- deux cours avec grands portails, rue de l'Hôpital ;
- une façade très longue (en bordure de la voie expresse) [actuel quai de la Rive]
- une chapelle construite en 1674, restaurée en 1949.

 

Pendant la Révolution

Les réunions se tenaient dans les deux chapelles des Pénitents situées alors rue du Garat et place Notre-Dame.
Le marquis de Montdragon, alors seigneur de Saint-Chamond, émigre. Saint-Chamond fut appelé Vallée Rousseau, en souvenir de Jean-Jacques Rousseau qui séjourna à la Jasserie du Pilat où il herborisait.

Le château est épargné jusqu'au jour où une bande de soldats venant de la Haute-Loire et se rendant à l'armée du Midi, le pille et l'incendie en 1792.

 

Généalogie des seigneurs de Saint-Chamond

- Guy II
- Gaudemar II
- Jacques Ier
- Jean Ier, frère de Jacques Ier
- Josserand d'urgel
- Guichard Ier, baron du Lyonnais (1378-1403), guerres sous Charles V et Charles VI
- Jean II (1403-1441), fait la guerre de Cent Ans, assiste au sacre de Charles VII
- Léonard (1441-1480)
- Yves de Saint-Chamond (1480-1524)
- Jean III, son frère, meurt en 1534
- Christophe de Saint-Chamond (1534-1580), chevalier de l'ordre du Roi, capitaine maréchal de camp, guerroye en Piémont, gouverneur du Vivarais, député aux États-Généraux de Meaux en 1560
- Jacques Mitte de Chevrières (1580-1606), fait achever les fortifications de Saint-Chamond en 1592
- Melchior Mitte de Chevrières (1608-1649) : en 1606, fait achever le couvent des Capucins ; après l'assassinat de Henri IV, il reçoit le titre de marquis ; il devient conseiller d'État et privé.
    1630 : ambassadeur à Mantoue
    1631 : ambassadeur à Bruxelles puis à Londres
    1633 : lieutenant général des Armées royales
    1635 : ambassadeur à Rome puis en Allemagne
    1649 : ministre d'État
- Just Henri Mitte (1650-1664), vit souvent à la cour
- Jean Armand Mitte (1665-1675), son frère
- Charles Emmanuel de la Vieuville (1675-1720), gendre du précédent
    en 1692 : grande inondation
- Charles Louis Joseph de la Vieuville (1720-1744) : il vend en 1768 pour 650 000 livres ses terres à Jean-Jacques de Montdragon
- Jean-Jacques de Montdragon
    1792 : destruction du château et du couvent des Ursulines

MM. Vincent et Gourbière
instituteurs (1970-71)

 

- retranscription du texte de la brochure disponible à la Bibliothèque municipale : L'histoire de Saint-Chamond.

à suivre...

 

 - retour à l'accueil

Posté par michelrenard à 10:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 28 juillet 2006

Monument à la mémoire de Sadi Carnot

projet_monument_Sadi_Carnot
dessin du projet de monument à la mémoire de Sadi Carnot
(1894, archives communales de Saint-Chamond, 1 Msc 31)

 

Monument à la mémoire de Sadi Carnot

pièces provenant des archives municipales

Michel RENARD

 

Les archives communales détiennent une copie du registre des délibérations du conseil municipal (transcrite ci-dessous), en date du 28 juin 1894, soit trois jours après le décès du Président de la République Sadi Carnot (et quatre jours après l'attentat qui lui a été fatal). On y lit la réaction républicaine des édiles saint-chamonais. Le financement s'avère, comme souvent, plus difficile qu'imaginé Phototh_que___2640au départ... Et le Comité de souscription publique s'adresse à la mairie, en mai 1895, pour obtenir le complément nécessaire. Dans le dossier des archives communales ne figure aucune autre pièce, mais le Comité a dû voir sa demande agréée puisque le monument est inauguré six mois plus tard.

Michel Renard

 

Conseil municipal, séance du 28 juin 1894

L'an mil huit cent quatre vingt quatorze et le vingt-huit juin, à 8 heures du soir, le conseil municipal convoqué par M. le Maire par suite de la mort de Monsieur le Président de la République, s'est réuni dans la salle ordinaire de ses séances à la Mairie, sous la présidence de M. Vial, maire.

Sont présents : MM. Vial, maire ; Rochefort, adjoint ; Thonlieux Claude, Barrier, Loubet, Tonlieux Joseph, Grange, Lagier, Chavay, Lesme, Collet, Marcoux, Gavar, Quatresols, Leroy, Marchais, Perrin, Simon, et Métral. - Absents sans excuses : MM. Boissonnat, Fontvielle, Freynet, Bessard, Rossary, Mennessier, Rey, et Ogier. - M. Grange est nommé secrétaire.

Obsèques de Monsieur le Président de la République
Érection d'un monument à sa mémoire

Se faisant l'interprète des sentiments de la population de cette ville envers le regretté Président de la République que la France vient de perdre d'une façon si malheureuse, propose au Conseil :

1° - L'envoi d'une délégation de plusieurs de ses membres pour assister aux funérailles de Monsieur Carnot.
2° - L'achat d'une couronne mortuaire pour être offerte au nom de la ville.
3° - L'érection à Saint-Chamond, d'un monument à la mémoire de Monsieur Carnot, par voie de souscription publique.
4° - La suppression cette année, en signe de deuil, des réjouissances habituelles de la fête nationale du 14 juillet, et l'augmentation de la somme allouée chaque année en pareille circonstance au bureau de bienfaisance pour être distribuée aux pauvres.
Le Conseil, après examen de ces diverses propositions, déclare les accepter.
En conséquence, les décisions suivantes ont été prises.

1° - Quatre délégués sont désignés pour assister aux obsèques de Monsieur Carnot, savoir : M. Vial, maire, MM. Marcoux, Lesme et Thonlieux Joseph, porteurs d'une couronne mortuaire.
2° - À l'unanimité, l'érection d'un monument en cette ville, à la mémoire de Monsieur Carnot, par voie de souscription publique, sur laquelle le Conseil déclare inscrire la ville comme tête de liste pour une somme de 1000 francs.
3° - L'augmentation des secours accordés, chaque année aux indigents à l'occasion de la fête du 14 juillet, somme qui sera portée pour 1894 de 600 à 1000 francs.
4° - Et enfin, la suppression de la fête du 14 juillet et, pour cette année, des réjouissances habituelles.
Par suite, le crédit de 2500 francs, porté au budget de l'exercice courant, afférent aux dépenses de la dite fête, devant rester libre, le Conseil demande à M. le Préfet de vouloir bien autoriser le virement nécessaire de ce crédit sur lequel seront prélevés les frais occasionnés par la délégation qui vient d'être désignée, ceux d'achat de la couronne mortuaire et les 1000 francs destinés à la souscription publique du monument.

(signatures)

transmis le 4 juillet 1894
vu et approuvé
Saint-Étienne, le 30 juillet 1894
pour le préfet, le secrétaire général délégué
signé : Ladrat

- source : archives communales de Saint-Chamond, 1 Msc 31 

 

projet_buste_Sadi_Carnot
le buste du projet de monument à la mémoire de Sadi Carnot

(1894, archives communales de Saint-Chamond, 1 Msc 31).
À la réalisation, le sculpteur a donné au visage des traits plus augustes
et n'a pas retenu le drapé ceinturant le buste, comme on peut le vérifier ci-dessous.

 

Saint_Cham_3_juillet__11_
le monument Sadi Carnot dans le jardin de l'Hôtel de ville
de Saint-Chamond, en juillet 2006

 

Demande du Comité de souscription, 23 mai 1895

Saint-Chamond, le 2 mai 1895

Monsieur le Maire,
Messieurs les membres du Conseil municipal,

L'année passée, au lendemain de l'assassinat du Président Carnot...


Comit__souscription__1_

Comit__souscription__2_
(1895, archives communales de Saint-Chamond, 1 Msc 31).

 

Phototh_que___2640

 

- voir l'histoire et l'analyse de ce monument, sur ce site

 

- retour à l'accueil

Posté par michelrenard à 08:41 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

jeudi 27 juillet 2006

Fonds antérieurs à 1790 aux archives communales

415_t

 

Fonds d'archives antérieurs à 1790

au service des archives communales de Saint-Chamond



Il existe quelques pièces datant des XVIe et XVIIe siècles aux archives communales de Saint-Chamond. Voici l'inventaire de ces documents :

Fonds_ant_rieurs___1790
cliquer sur l'image pour la lire et l'agrandir



inventaire des fonds antérieurs à 1790


- 1 Ssc 1 : Procédure entre Christophe de Saint-Chamond et les consuls de la ville. 15 avril 1580

- 1 Ssc 2 : Transaction passée entre les seigneurs de Saint-Chamond et les bouchers de cette ville avec liste des bouchers. 1592.

- 1 Ssc 3 : Procédure entre le seigneur de Chevrières et Saint-Chamond et les consuls et habitants de la ville de Saint-Chamond au sujet de plusieurs droits et devoirs seigneuriaux. 2 septembre 1605.

- 1 Ssc 4 : Lettre de Monsieur de Saint-Chamond (Melchior Mitte de Chevrières à M. d'Halincourt). 1615.

- 1 Ssc 5 : Extrait des registres de la Cour ordinaire de la ville et Marquisat de Saint-Chamond concernant une procédure entre Jeanne Poysat et Pierre Gruel (?). 1619.

- 1 Ssc 6 : Actes pour particuliers (quittances, testament...). 1565-1778.

- 1 Ssc 7 : "Terrier pour noble Charles de Bessa s'étendant sur plusieurs paroisses.
Date : XVIe siècle. Contient des copies d'actes plus anciens (1478). Registre d'environ 250 folios, couverture velin à recouvrement (parchemin réutilisé). Sur la couverture, on peut lire : "Terrier de la rente de l'abbaye appartenante au seigneur de Saint-Chamond", et l'indication "registre quatre-vingt onze. XVIe siècle.

- 1 Ssc 8 : "Terrier pour le prieuré des moniales d'Izieux s'étendant sur Izieux, Saint-Paul-en-Jarez, Saint-Jean-Bonnefonds, Saint-Martin-en-Coallieux, La Valla".
Date : XVIe siècle (à partir de 1536). Registre de 167 folios, manquent les vingt premiers. Couverture velin. Sur la couverture, on peut lire : "registre quatre-vingt douze". XVIe siècle.

____________________________

 

- interview de Samuel Bouteille, archiviste du centre des archives communales de Saint-Chamond (2005)

 

ruehugo1_gd
carte postale ancienne (Caisse d'épargne) du fond iconographique
des archives municipales de Saint-Chamond

 

aux Archives min 12 fév 2014
l'auteur de ce blog consultant un inventaire, février 2014

 

site des Archives municipales : http://www.saint-chamond.fr/page_accueil.html

contact :  archives@saint-chamond.fr

- retour à l'accueil

Posté par michelrenard à 08:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 26 juillet 2006

livre d'Éric Perrin

_ric_perrin_couv
Éric Perrin, Saint-Chamond, éd. Alan Sutton, 2002




livre d'Éric Perrin


présentation de l'éditeur
Derrière son glorieux passé industriel, Saint-Chamond cache les richesses d'un brillant passé médiéval. Aujourd'hui seconde ville du département de la Loire, Saint-Chamond fut la patrie d'Antoine Pinay mais aussi de Melchior Mitte de Chevrières, ambassadeur du roi Soleil et grand urbaniste pour sa ville.
Bien que l'industrie minière saint-chamonaise n'ait jamais connu le même essor que celle des villes voisines, toute une population inventive et créative sut y développer des secteurs tels que le moulinage de la soie, la rubanerie, la clouterie, la métallurgie et l'industrie des tresses et lacets. Une magnifique sélection de photographies anciennes légendées par des textes à la fois historiques et anecdotiques permet de redécouvrir la riche histoire de Saint-Chamond.
Nul doute que ce livre sera l'occasion de souvenirs, d'étonnement et de plaisir...


Eric Perrin est historien, guide conférencier des villes d'art et d'histoire et président de l'association Iguerande.

_ric_perrin_couv







- Éric Perrin, Saint-Chamond, éd. Sutton, 2002.


- retour à l'accueil

Posté par michelrenard à 16:39 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


mardi 25 juillet 2006

Promenade à Saint-Chamond (2) 25 juillet 2006

usines__2__rue_Fr


Promenade à Saint-Chamond (2)

25 juillet 2006


angle_rues_Delay_et_cours_Adrien_25_juillet_2006
angle des rues Maurice Bonnevialle et Adrien de Montgolfier


Euroform_usinor_25_juillet_2006
l'ancien site des Aciéries de la Marine


pied_grande_chemin_e_25_juillet_2006
le pied de la cheminée sur l'ancien site des Aciéries de la Marine


Chemin_e_tronqu_e_26_juillet_2006
chéminée tronquée des Aciéries sur le site d'Euroform


bd_Joannon_angle_Mermoz__2__25_juillet_2006
boulevard Pierre Joannon


bd_Joannon_angle_rue_Mermoz_25_juillet_2006
boulevard Pierre Joannon


bd_Pierre_Joannon__vers_bd_Clemenceau__25_7_2006
boulevard Pierre Joannon, à gauche l'école Verlaine


chemin_e_bd_Pierre_Joannon_25_juillet_2006
cheminée d'usine dans le haut du boulevard Pierre Joannon



d_but_rue_de_Verdun_25_juillet_2006
rue de Verdun


entre_Douaumont_et_mermoz_25_juillet_2006
boulevard Pierre Joannon


immeuble_bd_Pierre_Joannon_25_juillet_2006
boulevard Pierre Joannon


rue_de_Douaumont__2__25_juillet2006
rue de Douaumont


rue_de_Douaumont_25_juillet_2006
rue de Douaumont


rue_des_Poilus__1__25_juillet_2006
rue des Poilus


rue_des_Poilus_25_juillet_2006
rue des poilus


rue_Jean_Mermoz_25_juillet_2006
rue Jean Mermoz


usine_rue_fr
rue Petint-Gaudet


usines__2__rue_Fr
rue Petint-Gaudet


usines_rue_Fr
rue Petint-Gaudet


ateliers__1__lyc_e_cl
hangars du secteur professionnel du lycée Claude Lebois


ateliers__2__lyc_e_cl
hangars du secteur professionnel du lycée Claude Lebois


Giat_25_juillet_2006
sur le mur d'Euroforme (ancien Giat) : "Giat Vivra"
au carrefour des Gambetta, Jules Duclos et Maurice Bonnevialle


pl_Louis_Comte__Le_Creux_3__25_juillet_2006
Le Creux, place Louis Comte


pl_Louis_Comte_et_rue_Fr
Le Creux, place Louis Comte


place_Louis_Comte__2__25_juillet_2006
Le Creux, place Louis Comte


place_Louis_Comte__le_Creux__25_juillet_2006
Le Creux, place Louis Comte




- retour à l'accueil

Posté par michelrenard à 19:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 17 juillet 2006

Melchior Mitte de Chevrières

Melchior_Mitte_de_Chevri_res_gros_plan




Melchior Mitte de Chevrières



- armes du seigneur Melchior Mitte de Chevrières, seigneur de Saint-Chamond au XVIIe siècle (époque d'Henri IV, et surtout de Louis XIII puis de la régence de Marie de Médicis) :

Mitte_G

Melchior Mitte (1586-1649)
      Comte de Miolans, Marquis de Saint-Chamond, Seigneur de Chevrières
      Chevalier du Saint-Esprit (reçu le 31 décembre 1619)



L'ordre du Saint-Esprit fut fondé par le roi Henri III en 1578. Il constituait l'ordre nobiliaire le plus élevé :

- "Son nom était du à la dévotion qu’avait le roi pour la Pentecôte, journée commémorant la descente du henri3franceSaint-Esprit sur les apôtres. Ce jour de Pentecôte avait marqué deux événements particulièrement importants pour Henri III [ci-contre] : sa désignation à la tête du royaume de Pologne avait eue lieu le 11 mai 1573 et son accession au trône de France le 30 mai 1574.
Officiellement, c’est la défense de la foi catholique et de la personne royale qui fut invoquée en créant l’Ordre du Saint-Esprit. Mais le roi avait sans doute pour dessein premier de provoquer le rattachement à sa cause de grands seigneurs catholiques dont la fidélité à sa personne paraissait fort équivoque, certains n’ayant pas hésité à s’allier avec la Ligue dirigée par le puissant duc Henri de Guise.
Par ailleurs, le besoin d’un Ordre nouveau devait probablement s’imposer, car force était de constater le déclin de l’Ordre de Saint-Michel, jusqu’alors unique Ordre de chevalerie du royaume."

http://www.france-phaleristique.com/stesprit.htm

- source du blason


Melchior_Mitte_de_Chevri_res_gravure
Melchior Mitte de Chevrières (1586-1649)


____________________________________________________


Abel_Grimmer_avril
tableau flamand d'Abel Grimmer (fin XVIe siècle) : Avril (extrait)
chapelle Notre-Dame de Montfaucon-en-Velay (Haute-Loire)



Collection  de 12 tableaux flamands à Montfaucon en Velay,

provenant de Melchior Mitte de Chevrières, seigneur de Saint-Chamond

              

D'où vient cette collection et comment est elle arrivée à Montfaucon ?

Les tableaux d'Abel Grimmer auraient été la propriété de l'archiduc Ernest en 1595. En 1631, le marquis Melchior Mitte de Chevrières, seigneur de St Chamond dans la Loire, est chargé de l'ambassade à Bruxelles. Au cours de ce mandat, il achète ou reçoit une collection de douze tableaux flamands signés et datés en bas à gauche : "Grimmer Fecit 1592". Il expose cette collection dans une galerie de son château à St Chamond. Par la suite, les tableaux sont transférés à l'église Notre-Dame de Saint-Chamond. Heureusement, car le château est saccagé en 1792 par des soldats venus de Haute-Loire.
Le curé Paul François Régis Jamon, prêtre Jésuite rejoint le club des Jacobins, sous la révolution. En 1793, l'instruction de la commission temporaire de Lyon déclare l'éradication du christianisme. Suite à cette proclamation, il abandonne la prêtrise et vient s'installer à Montfaucon en emmenant les douze flamands. On raconte qu'il a peint les cadres des tableaux en bleu, blanc, rouge. Il a gravé les nouveaux noms des mois pour donner un air plus révolutionnaire à l'ensemble de l'œuvre et ainsi il les a sauvés de la destruction. Après son arrivée à Montfaucon, le curé Jamon prend son bâton de pèlerin et se rend au Puy en Velay pour rencontrer l'évêque. Il lui demande pardon pour les fautes qu’il a comises. Il reçoit  l'absolution mais n'a plus le droit de célébrer la messe. De retour à Montfaucon, il offre à la chapelle la collection des douze tableaux flamands pour se faire pardonner de la population montfauconnaise.


janv
tableau flamand d'Abel Grimmer (fin XVIe siècle) : Janvier, la neige
chapelle Notre-Dame de Montfaucon-en-Velay (Haute-Loire),
rapporté de Bruxelles par Melchior Mitte de Chevrières
et exposé dans son château puis dans l'église de Saint-Chamond en 1635

(source iconographique)




Posté par michelrenard à 08:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 12 juillet 2006

Forges et Aciéries de la Marine

forges_st_chamond_reduite
Forges et Aciéries de la Marine
Saint-Chamond - 1895 - Extrait du "Plan monumental de Saint-Chamond"



Histoire des Forges et Aciéries

de la Marine


pied_grande_chemin_e_25_juillet_2006
pied de la grande cheminée (103 m) en juillet 2006


Forges, aciéries et maîtres de forge

Magali NOVIS et André VINCENT (2004)

Les ressources en charbon de la vallée du Gier sont intimement liées au développement de l’industrie métallurgique, qui utilise beaucoup de combustible. Les forgerons se sont donc installés dans la vallée, et comme les verriers, ont utilisé le charbon de terre à la place du charbon de bois. Jusqu’au début du XIXe siècle, les fenderies et martinets sont dépendants de la force hydraulique des cours d’eau.

Avec l’invention de la machine à vapeur, l’industrie métallurgique peut s’installer n’importe où, et la production de la fonte devient possible (construction de hauts fourneaux). Mais l’axe du Gier, avec sa ligne de chemin de fer, reste le plus approprié à l’implantation de grosses forges et aciéries. Ainsi un véritable couloir industriel se développe au cours du XIXe siècle, le long du Janon et du Gier : sur Terrenoire, Saint-Chamond, L’Horme, Lorette, Rive-de-Gier et Givors.

L’art de la forge se transmet de père en fils, et il y aura dans la vallée du Gier de grandes familles de maîtres de forge qui se succédèrent entre la fin du XVIIIe siècle et la fin du XIXe. Loin de rechercher une concurrence entre eux, ils s’associèrent volontiers pour créer de grandes affaires.

Ainsi en 1848, Germain Morel, fils du maître de forge Antoine Morel à Saint-Chamond, s’associe avec MM. Pétin et Gaudet, maîtres de forge à Rive-de-Gier, pour créer à Saint-Chamond «Morel et Cie». En 1854, la société devient «Compagnie des Hauts Fourneaux, Forges et Aciéries de la Marine et des Chemins de Fer», avec un nouvel associé, l’anglais Jackson. Pendant ce temps à Rive-de-Gier, les six frères Marrel, fils d’un forgeron à Saint-Martin-la-Plaine, créent en 1853 une usine de forges et aciéries aux Etaings, qui devint aussi importante que celle de Pétin et Gaudet.

Se développant d’année en année, ces usines atteignirent des dimensions assez importantes, avec des équipements gigantesques destinés à produire d’énormes pièces de fonte de métal. Aux Forges et Aciéries de la Marine de Saint-Chamond, on construisait des pilons de 100 tonnes, des presses à forger de 6000 tonnes, un four vertical de 22 mètres de hauteur. La cheminée de la forge des Etaings à Rive-de-Gier est la plus haute d’Europe, 108 mètres, celle de Saint-Chamond de 103 mètres.

La gravure suivante, représentant les Forges et Aciéries de la Marine en 1895, donne une idée de l’importance de l’usine, où travaillaient 4000 ouvriers avant la Seconde guerre mondiale. Le CERPI a publié une brochure sur l’histoire de ce grand site industriel «L’Empire des Forges et Aciéries de la Marine», en vente en librairie ou à commander à l’association.


- Histoire et patrimoine industiel dans la vallée du Gier, par Magali Novis et André Vincent (2004)

 

P1010056

locomotive Diesel, 1955 (CAFL)




En 1955, Antoine Pinay évoquait le figure de Théodore Laurens






- retour à l'accueil

lundi 10 juillet 2006

Antoine Pinay (1891-1994)

063_pinay
maire de Saint-Chamond de 1929 à 1977

 

Antoine Pinay, 1891-1994


Dans l'Assemblée élues en 1951, avec une coupure droite-gauche qui tend à se rétablir, et une certaine supériorité à l'intérieur de la "troisième force", deux gouvernements émergèrent de l'instabilité chronique, celui d'Antoine Pinay et celui de Pierre Mendès-France.

Quant à l'évolution historique, elle s'achemine, dans ses grandes lignes, vers la prospérité économique, mais aussi la défaite en Indochine, l'ébranlement généralisé de l'empire colonial, et enfin vers la crise de conscience nationale de la C.E.D. Complexe faisceau ! après deux gouvernements éphémères, de Pleven puis d'Edgar Faure, c'est un modéré, Pinay, qui accède au pouvoir en 1952.

Antoine Pinay était né dans une petite ville de la Loire en 1891, fils d'un industriel de la chapellerie, à qui il se préparait à succéder. En fait, c'est son beau-père, également patron d'une entreprise moyenne (une centaine d'ouvriers), mais de tannerie, à Saint-Chamond, qu'il fut amené à remplacer après 1920.

Dans l'intervalle, il avait pris part à la guerre de 1914, brièvement mais courageusement, rescapé avec une grave blessure au bras et une flatteuse décoration. Sa famille et son éducation catholique le marquaient d'un rigoureux conservatisme provincial, avec cette forte culture du devoir social et du devoir civique que le centre-droit et le centre-gauche avaient de plus en plus consciemment en commun.

Patron compétent, au paternalisme efficace, il devient très vite le plus populaire et le plus honoré des notables de sa petite ville, et, malgré une modestie non feinte, il finit par en recevoir tous les honneurs : maire en 1929, conseiller général en 1934, député en 1936, sénateur en 1938.

En 1936, son élection de député avait fait barrage au candidat du Front populaire, un communiste. Pinay, quoique officiellement "clérical", avait été en fait sollicité et poussé en avant par le ministre de l'Intérieur Albert Sarraut, officiellement radical, lui, mais surtout anticommuniste. Même Édouard Herriot, en principe plus à gauche que Sarraut, tint toujours Pinay pour un de ses proches.

En 1940, Pinay a voté les pleins pouvoirs à Pétain, et Vichy l'a maintenu à sa mairie de Saint-Chamond. L'idéologie conservatrice et religieuse officielle de la Révolution nationale lui était naturellement proche, et son caractère le portait à penser que le devoir social consistait à rester parmi les siens pour les aider du haut de ses positions coutumières de maire et de chef d'entreprise. Cette apparence de collaboration lui valut en 1941 de figurer sur une première liste de membres proposés pour le Conseil national de Vichy. Il ne figura plus pourtant dans les suivantes, s'étant tenu à l'écart du pouvoir, et ayant fini par rendre de réels services à des persécutés et à des résistants.

Aussi la libération le vit-elle, comme bien d'autres, sanctionné dans un premier temps (il perdit sa mairie), puis promptement réhabilité et rendu à l'éligibilité. Il devait alors retrouver aisément ses sièges et ses mandats. Néanmoins, sous la IVe République, un homme qui était un notable catholique, un patron et un ancien vichyssois ne pouvait qu'être classé maintenant tout à fait à droite. Les communistes voient en lui le symbole deux fois détestable du pétainisme et du capital Il n'est pas sûr que leurs imprécations, démesurées comme elles l'étaient alors, aient desservi le député de la Loire, que le président Auriol, par exemple, prenait au sérieux et même estimait.

Pinay_Paris_MatchEn mars 1952, Antoine Pinay n'est pourtant pas encore un leader de premier plan ; il vient tout juste de faire ses premières armes ministérielles en 1951 dans les formations éphémères de Pleven puis d'Edgar Faure, mais jamais encore n'a été pressenti pour l'hôtel Matignon. Or voici qu'il obtient une majorité, sur la promesse d'un programme technique de lutte contre l'inflation par l'orthodoxie libérale : rigueur budgétaire et fiscale, emprunt, et appel à la confiance des épargnants. L'important surtout est que cette politique ait réussi parce que son appel à une sorte de tradition poincariste avait, si l'on ose dire, passé la rampe.

Effet propre de ces recettes, en heureuse concordance avec le renversement à la baisse du cours mondial des matières premières. Mais aussi vertu de ce qu'on appellerait aujourd'hui une "image", celle du politicien pas comme les autres. Taille moyenne, visage avenant mais plutôt grave avec la moustache courte à l'ancienne mode, costume strict, sans autre signe particulier qu'un inséparable petit chapeau rond en feutre ; et, au moral, toutes les présomptions de réalisme social et sensé que comportent la réussite dans l'économie locale, dans la gestion municipale, ainsi que la préférence donnée aux dossiers sur les discours.

Les socialistes ont refusé de s'associer à cette gestion trop classiquement libérale, c'est-à-dire, en principe, non sociale. Pinay cependant réussit à surmonter la crise financière en évitant toute dévaluation et tout impôt nouveau, grâce à des économies budgétaires et grâce à la confiance des possédants, séduits par une amnistie fiscale et par un emprunt indexé sur l'or et exonéré d'impôt. La crise, qui était pour une part conjoncturelle, s'achève et l'économie (mondiale) s'envole vers l'expansion. Ce sont déjà les premières des "trente glorieuses" (années) ainsi baptisées rétrospectivement par Jean Fourastié. L'euphorie économique etPinay_t_l_phone "l'image" de notable provincial traditionnel et rassurant donnent à Pinay une popularité supérieure à celle de tous ses prédécesseurs.

Contre le P.C., dont l'activisme révolutionnaire a frôlé l'émeute dans l'énorme journée de manifestations dures du 28 mai 1952 ("Ridgway la Peste"), son gouvernement mène une répression énergique et fait engager des poursuites pour complot (Jacques Duclos est même quelques jours emprisonné, affaire dite "des pigeons"). Contre le R.P.F., le coup est plus subtil. L'énergie conservatrice du président du Conseil séduit un certain nombre de députés élus sur les listes R.P.F., mais qui étaient plus hommes de droite que gaullistes ; ceux-ci votent un beau jour pour Pinay et entrent dans sa majorité ("dans le système", dit de Gaulle amer et les accusant aussi d'être "allés à la soupe"). Les purs demeurent dans un groupe R.P.F. réduit et moins important. Pour eux, comme pour le Général, ce revers marque le début de la "traversée du désert".

Pinay, cependant, ne fait pas de miracles partout. Il ne peut empêcher que l'armée piétine en Indochine sans pouvoir battre les maquisards, perdant même l'initiative. C'est le Viet-nam qui progresse vers le Laos, ce qui donna bientôt à l'état-major français l'idée d'aller fortifier Diên Biên Phu. Et les mouvements nationalistes, encore mal perceptibles en Algérie, lèvent la tête au Maroc et en Tunisie - au Maroc, autour du Sultan, en Tunisie, dans les maquis.

Maurice Augulhon, La République. 1932 à nos jours,
Hachette-Pluriel, 1992, p. 252-256.




Pinay_en_1983
Antoine Pinay, surnommé "le sage de Saint-Chamond", ici en 1983


Antoine Pinay est décédé le 13 décembre 1994

 

 

 

 


1117605081_Antoine_Pinay

liens :

- biographie sur le site de l'Asemblée nationale

- Antoine Pinay, sénateur (1938-1941)

- vidéos de l'Ina, consacrées à Antoine Pinay

- FR3 Rhône-Alpes : vidéo du 13 décembre 2014

pinay

 

Pinay_Time





04_CNIP_image_Pinaypinay_mPinay_petite_photo












Christiane Rambaud,
Pinay, Perrin, 1990.

Pinay_Paris_Match

Pinay_Ch


















Paris Match, no 162 du 19 avril 1952

 

 

- retour à l'accueil

Posté par michelrenard à 07:42 - - Commentaires [2] - Permalien [#]