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Forges et Aciéries de la Marine
Saint-Chamond - 1895 - Extrait du "Plan monumental de Saint-Chamond"



Histoire des Forges et Aciéries

de la Marine


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pied de la grande cheminée (103 m) en juillet 2006


Forges, aciéries et maîtres de forge

Magali NOVIS et André VINCENT (2004)

Les ressources en charbon de la vallée du Gier sont intimement liées au développement de l’industrie métallurgique, qui utilise beaucoup de combustible. Les forgerons se sont donc installés dans la vallée, et comme les verriers, ont utilisé le charbon de terre à la place du charbon de bois. Jusqu’au début du XIXe siècle, les fenderies et martinets sont dépendants de la force hydraulique des cours d’eau.

Avec l’invention de la machine à vapeur, l’industrie métallurgique peut s’installer n’importe où, et la production de la fonte devient possible (construction de hauts fourneaux). Mais l’axe du Gier, avec sa ligne de chemin de fer, reste le plus approprié à l’implantation de grosses forges et aciéries. Ainsi un véritable couloir industriel se développe au cours du XIXe siècle, le long du Janon et du Gier : sur Terrenoire, Saint-Chamond, L’Horme, Lorette, Rive-de-Gier et Givors.

L’art de la forge se transmet de père en fils, et il y aura dans la vallée du Gier de grandes familles de maîtres de forge qui se succédèrent entre la fin du XVIIIe siècle et la fin du XIXe. Loin de rechercher une concurrence entre eux, ils s’associèrent volontiers pour créer de grandes affaires.

Ainsi en 1848, Germain Morel, fils du maître de forge Antoine Morel à Saint-Chamond, s’associe avec MM. Pétin et Gaudet, maîtres de forge à Rive-de-Gier, pour créer à Saint-Chamond «Morel et Cie». En 1854, la société devient «Compagnie des Hauts Fourneaux, Forges et Aciéries de la Marine et des Chemins de Fer», avec un nouvel associé, l’anglais Jackson. Pendant ce temps à Rive-de-Gier, les six frères Marrel, fils d’un forgeron à Saint-Martin-la-Plaine, créent en 1853 une usine de forges et aciéries aux Etaings, qui devint aussi importante que celle de Pétin et Gaudet.

Se développant d’année en année, ces usines atteignirent des dimensions assez importantes, avec des équipements gigantesques destinés à produire d’énormes pièces de fonte de métal. Aux Forges et Aciéries de la Marine de Saint-Chamond, on construisait des pilons de 100 tonnes, des presses à forger de 6000 tonnes, un four vertical de 22 mètres de hauteur. La cheminée de la forge des Etaings à Rive-de-Gier est la plus haute d’Europe, 108 mètres, celle de Saint-Chamond de 103 mètres.

La gravure suivante, représentant les Forges et Aciéries de la Marine en 1895, donne une idée de l’importance de l’usine, où travaillaient 4000 ouvriers avant la Seconde guerre mondiale. Le CERPI a publié une brochure sur l’histoire de ce grand site industriel «L’Empire des Forges et Aciéries de la Marine», en vente en librairie ou à commander à l’association.


- Histoire et patrimoine industiel dans la vallée du Gier, par Magali Novis et André Vincent (2004)

 

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locomotive Diesel, 1955 (CAFL)




En 1955, Antoine Pinay évoquait le figure de Théodore Laurens






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